Fitz

29/10/2008

29/10/08 - 21:44

Pendant ce temps

Ma semaine à Saint-Flour s'est bien passée. Fraîchement, mais bien. Saint-Flour, c'est une ville, pour visiter, je ne dis pas, mais pour y vivre.... Semaine de travail intéressante agrémentée de franches rigolades et arrosée de vieille Prune fort honnête.
Il faut croire que la ville attire, car non content d'être honoré de la présence d'éminents scientifiques en retraite, ce lieu accueillait les élus de montagne qui avaient décidé d'y tenir assemblée la même semaine. Du coup, dans la rue des plantons tous les cinq mètres qui se font chier surveillent vaillamment les allées et venues des pékins en se pelant les miches, quand ils ne sont pas postés à vérifier que personne ne grimpe le long des falaises. Tout ça pour quelques huiles plus ou moins grasses...

Ceci dit, j'ai appris des choses pendant cette semaine. Par exemple que Saint-Flour était pote avec Saint-Nectaire et qu'il était comme Moïse mais puissance dix, car lui, c'est la roche qu'il fait s'écarter, et pas un peu d'eau salée.
J'ai aussi appris de nouveaux mots. Par exemple que Saint-Michel, en plus d'être psychostase et psychopompe était sauroctone. Depuis, je n'arrive à trancher : Gollum est-il aussi sauroctone ?

Après mon week-end bourguignon, je suis rentré par le train de nuit Genève-Irun. Ca a changé, les couchettes, depuis 10 ans. Il y a toujours aussi peu d'espace, mais les sacs à viande à demi-déchirés ont fait place à du linge plus moderne. Le plus notable est qu'on a le droit à sa petite bouteille d'eau, ses bouchons d'oreilles et son kit spécial vomissement avec un sac en plastique, des mouchoirs, une serviette rafraîchissante et deux pastilles de menthe. Merci qui ?

Vendredi, tnÅ débarque. Oui ce sont les vacances scolaires. Il paraît qu'il faut que je prépare la Biafine, car pendant ce temps où je m'enrhumais, Monsieur est allé se faire voir chez les Grecs quatre jours, ramenant, outre de l'huile d'olive, du café et du dictame, un coup de Soleil.
Pfff...

20/10/2008

20/10/08 - 00:10

Collision émotionnelle (eau de rose fictionnelle)

Force est de constater que ce garçon m'émeut plus qu'il ne devrait, que son regard doux et pétillant m'hypnotise plus que de raison, que son sourire tendre et charmeur m'enchante plus qu'il ne faudrait. Sa voix m'évoque le chant des galets roulant dans une source claire où je m'abreuve sans honte. Je rentre en résonance avec ce qu'il dit. Son corps m'attire tout à fait indécemment. Je me sens mouche dans une toile.
Non.
Je me mens.
Un diptère se débat, je n'essaie même pas. Nul parfum de terreur, je m'enivre sciemment de ce grisant éther.
La comparaison est définitivement mauvaise. Quelle araignée ne se repaîtrait pas d'un moucheron englué ? A moins peut-être qu'une proie plus intéressante, plus appétissante soit également prise dans le filet. Qu'importe. Je continue de brouiller mes sens à son contact, à son insu, impunément.

Il est temps de se séparer. Il s'éloigne, je m'éclipse.
Je suis toujours englué, plusieurs des filins qu'il a négligemment lancés sont accrochés à la peau de mon cœur. Je le sens plein de quelque chose de nouveau. Un doute mêlé d'une angoisse sourde m'assaille alors. On ne remplit que ce qui est vide. Je me retourne vers mon cœur, j'y replonge. Non, Il est là, toujours là, aussi grand et lumineux qu'hier. Lui aussi me remplit toujours tout autant. Je culpabilise en pensant à Lui.
Non.
Second mensonge.
Je m'interroge. Je cherche à comprendre. Je sonde.
C'est comme si une nouvelle poche s'était creusée. Le cœur est un organe élastique, certes, à cavités, c'est vrai, mais à poches qui apparaissent ? Serait-ce le pendant de l'estomac à étages ? Les poches sont-elles perméables ? Se referment-elles d'elles-mêmes ?

La gueule de bois point. Il était un alcool plus fort que je ne croyais. C'est toujours le problème de ces alcools sucrés, doux, moelleux. On boit, on oublie, on trinque.
Un peu d'eau fraîche sur le visage devrait m'aider à m'éclaircir les idées.
Lorsque je relève ma tête dégoulinante, ce que croise mon regard me ramène à la réalité.
Fourbe miroir, implacable reflet.
La lumière crue du néon éclaire sans fard les replis graisseux d'un corps nu.
Je souris cyniquement devant le regard effrayé, désolé, abattu que je croise.
Un cœur qui n'a jamais vraiment vieilli dans un corps qui a vieilli trop vite, voilà ce que je suis.
Ce n'est pas grave.
C'est ainsi.
Qu'importe, on gambade, on s'égaye, on rêve, on imagine, on rentre chez soi.
Joyeux Noël :


Découvrez Barbara!


[Comme indiqué dans le titre, le texte est une fiction]

19/10/2008

19/10/08 - 22:46

Du Gers au Cantal

Si le week-end dernier j'étais à Toulouse, celui qui s'achève aujourd'hui m'a mené entre Gers et Lot-et-Garonne, en famille. J'ai pris le train vendredi soir pour Agen. Une heure aller, et ce soir une heure retour. Deux belles journées d'automne à se promener dans les petits villages, les petites églises et autres bastides. Larressingle, Montréal, Fourcès, Arbussan, Mézin, Poudenas, Sos, Cieuse, Barbaste, Clermont-Dessous, Puymasson, Prayssas. Ca sent bon le terroir, la forêt, les châtaignes, les cèpes, les lactaires, le bourret.
Un pays toujours entre deux chaises. Anglois et François, catholiques et protestants, croyants et mécréants.
Droite et gauche.

Demain matin je pars de nouveau, mais pour le travail. Une semaine dans le Cantal (si, si, le Cantal !). Le week-end prochain, je le passerai en Bourgogne. La famille encore.
Je reviendrai dimanche soir par le train de nuit.
Oui. A peine arrivé que je vais et je viens.

15/10/2008

15/10/08 - 23:21

Carnet de bord (III) : La Bohême du Sud

[reprise du carnet de vacances, histoire de se rappeler l'été, les congés, et de penser aux prochaines vacances...]

Mardi 8 juillet

Nous avons donc passé notre première nuit en République Tchèque dans une maison d'hôte tenu par un couple tchéco-britannique. Le petit déjeuner fut quelconque mais pris dans un jardin d'hiver très agréable. Je ne sais pas ce qu'est le petit-déjeuner typiquement tchèque, mais ce n'était pas un petit-déjeuner anglais. Pas de haricots ou de bacon frit.
Qu'importe, la journée s'annonçait belle. Nous profitâmes de la matinée pour visiter la ville à la lumière du jour et monter à la tour en sucre du château tout droit sortie d'un conte. La tour en question est la première image de la mosaïque.
Si vous n'aimez pas cette photo, vous pouvez également voir la tour à travers la vitre sur la vue suivante :


...Vous avez raison, on y voit peut-être mieux finalement...

En fin de matinée, nous quittâmes la bourgade, suivant peu ou prou la Moldau jusqu'à la ville de České Budějovice où nous fîmes une halte. Joli petit centre ville organisé autour d'une place immense et à l'architecture intéressante et variée (moyen-âge, renaissance, baroque) ; cela nous donna un avant-goût de ce qui nous allait nous attendre les jours suivants.
Après un pique-nique tardif sur un banc face au musée, nous reprîmes place à bord de Titine et nous nous enfonçâmes à travers les chemins de campagne à la recherche du village de Holašovice classé (encore un !) au patrimoine mondial de l'Unesco. Les cartes et guides ne furent pas de trop, mais nous y arrivâmes sans peine. Il s'agit presque d'un village-musée, mais sans la foule de touristes. Faire un petit tour de ce village qui se résume à une grande place herbagée entourée de modestes mais belles battisses du XVIIIe et XIXe s. était très agréable.
Après un petit café, il nous fallut reprendre la route. Le Soleil commençait à décliner et nous avions encore un petit bout de chemin avant de rejoindre notre deuxième étape. Nous filâmes vers le nord, retrouvâmes les grands axes, et c'est sans encombre que nous franchîmes – une fois de plus – la Moldau par le Jiráskův most pour tomber nez-à-nez avec la Maison qui danse (photo 2 de la mosaïque). Nous continuâmes tout aussi aisément jusqu'à notre hôtel. Titine fut garée dans son parking réservé.
Nous allions rester 4 nuits à Prague.

11/10/2008

11/10/08 - 23:30

Baptême du feu

Pour me plonger dans le bain à peine arrivé et m'immerger dans l'atmosphère toulousaine, quoi de mieux que de participer à un Toulouse-Carnet ?
Alain me l'avait suggéré. Ca me donnait l'occasion de le revoir avant son départ là-bas aux Amériques, ainsi que de revoir La Mume, rencontrée aux bords du bassin de la Villette il y a quelques mois. Je ne connaissais personne d'autre, mais je brûlais de rencontrer TarVal et Samantdi que je lis depuis plusieurs années. J'ai donc vaincu ma légendaire et excessive timidité, pris mon courage à deux mains et me suis dirigé d'un pas franc et volontaire vers le lieu de rendez-vous.

Je suis arrivé largement en avance. J'ai erré un peu dans le quartier avant de rejoindre le café-restaurant où TarVal avait réservé une table pour 14, mais en fait 13. Finalement nous fûmes 12.
Je me suis installé, rapidement rejoint par Mido, que je découvrais et qui me découvrait. Arrivèrent ensuite TarValanion, encore plus charmant en vrai que je ne me l'étais imaginé, suivi de près par Ardalia, dont c'était également le premier Toulouse-Carnet (ouéé un autre bizut !). Puis sont arrivés, dans le désordre (en avant pour le name dropping) Brol, Da Scritch, La Mume, accompagnée de Christophe, Samantdi, Alain, et enfin Nuit de Chine et sa dulcinée.
Premier arrivé, bien placé au milieu de la tablée, face à Mido.
Enfin... Quand je dis bien placé... Je me suis retrouvé entre TarVal et Samantdi et j'ai craint, un moment au début, être la pauvre et innocente victime, le dommage collatéral d'une bataille rangée entre ces deux protagonistes chevronnés, pris que j'étais entre leurs deux feux croisés qui pouvaient se révéler nourris.
Et finalement, non. C'était bien une super place.
Même si, puisque Samantdi ne pouvait probablement pas taquiner TarVal autant qu'elle l'aurait voulu, j'ai eu l'impression qu'elle m'avait pris comme victime pour démonter l'esprit scientifique et démontrer la supériorité du bon sens des hommes et femmes de lettres. Je fus battu à plates coutures. J'ai bien tenté une défense basée sur l'attaque jésuitique, mais, avec mon esprit d'escalier, je ne pouvais que voir pleuvoir les coups sans rien faire. Je n'avais pas les armes pour lutter. Je n'avais jamais rencontré un tel hermétisme à la logique et déduction scientifique, une telle densité de mauvaise foi (et pourtant j'en suis un spécialiste), mais surtout – oui surtout – une volonté inébranlable à ne pas vouloir comprendre. Et elle est très forte.
Vraiment très très très forte.
Chapeau, je m'incline.
Mais je ne m'avoue pas vaincu pour autant et un jour viendra ou je montrerai comment on peut prendre la température d'un caillou.

Mais il y a eu de nombreuses autres discussions au cours de la soirée que Tarval a déjà listées. Le fait d'être sur une longue table empêche un peu de suivre toutes les conversations, j'ai donc plutôt discuté avec mes voisins les plus directs (Tarval, Samantdi, Ardalia, Mido, La Mume et même Alain), et je n'ai pas eu vraiment l'occasion de discuter avec Nuit de Chine, Da Scritch ou Brol cette fois-ci.

Il n'empêche que la soirée a été animée, joyeuse, festive.
J'ai passé un excellent moment. Vraiment.
Je m'y suis senti bien d'entrée de jeu.
Merci.
J'ai hâte que ça recommence :-)

07/10/2008

07/10/08 - 23:24

Surprise

Samedi j'ai reçu ma boîte. On m'avait dit : une mise en ligne sous 15 jours. Je ne me suis donc pas pressé.
Ce soir je prends le temps d'installer le tout, histoire d'être prêt au moment de l'activation.

Surprise. Ca marche.
Epaté que je suis.

 

L'image de la bannière et celle de l'avatar ont été créées d'après une illustration de M. Whelan sur la couverture de "l'Assassin du roi" (R. Hobb, France Loisirs Ed.).
Les photos sont de moi, sauf mention contraire.

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