Fitz

25/02/2008

25/02/08 - 22:58

Bär'n

Retour à Munich aujourd'hui.
J'ai passé 15 jours avec tnÅ.

Le 8 réunion à Paris, arrivée la veille au soir.
Retour le samedi 9, avec tnÅ dans mes bagages.
Puis une semaine de vacances. Semaine plus ou moins au repos, entrecoupée de quelques heures au travail, et gâchée par une petite grippe ou un sérieux coup de froid.
Nous avons tous de même pu passer une petite journée de promenades et visites au pied des Alpes, à Füssen.

Le week-end suivant, nous avons mis le cap sur la capitale helvète. Moi, pour une semaine d'atelier de travail ; tnÅ, parce que, en vacances, il avait décidé de m'accompagner pour découvrir la ville aux Ours. J'allais donc travailler la journée, le laissant flâner dans la ville et découvrir ses nombreux musées entre deux tas de copies à corriger, avant de le retrouver le soir pour dîner.

Nous sommes arrivés dimanche après-midi. Je ne pensais pas que la communauté kosovar était si importante dans la ville, mais nous avons entendu et vu de nombreuses manifestations de joie ce jour d'indépendance autoproclamée.

Berne est une ville avec beaucoup de charme.
Sa vieille ville moyenâgeuse, classée au patrimoine mondial de l'humanité, est un très bel endroit pour flâner de rues en ruelles, à l'abri des arcades.
Berne est une ville vertigineuse. La ville est sur plusieurs niveaux. Escaliers, terrasses. Certains ponts offrent de magnifiques vues plongeantes sur l'Aar.
A Berne, on remarque également toutes ces caves, tous ces sous-sols reconvertis en boutiques, troquets ou restaurants.
Berne est à taille très humaine ; c'est vraiment une petite ville pour une capitale européenne. Ca a un petit côté "Dijon" ^^.

Berne est chère.
Se nourrir à Berne coûte cher ; Paris est bien meilleur marché en comparaison – comme une bonne partie de la Suisse, je suppose. Les soirées aux restos (des restaurants sans prétention, qui plus est) font exploser le budget de la semaine ; sans compter qu'il me faut presque une assistance respiratoire à la sortie de ces établissements tant le tabac est ici encore omniprésent.

La semaine fut vite passée. Intense, plutôt productive.

Vendredi, nous avons fait le chemin inverse pour Paris, avec en prime du magnésium dans du chocolat dans nos valises.

06/02/2008

06/02/08 - 23:40

C'est une belle journée

Encore une journée bien remplie. Elle n'a pas commencée de bonne heure remarquez. 10h au bureau. A force de partir à point d'heure, on arrive chez soi à point d'heure, on se couche le soir la nuit à point d'heure. Forcément, on se décale.
Alors ce soir à 22h, stop, on rentre. Suis Fatigué.
Et il faut se lever tôt demain pour donner à mon appartement un semblant, non vraiment d'ordre, mais de viabilité, avant d'aller travailler.
Demain après-midi, je vole vers Paris, pour une réunion importante vendredi.
Je retrouve enfin tnÅ après 30 jours de séparation.
Puis une semaine de repos ensemble, ici à Munich.
En vacances, mais il me faudra quand même travailler un minimum.
J'ai dégrossi le travail, mais il faudra quand même l'achever la semaine prochaine, avant cet atelier de travail à Berne.
Tant à faire. Si peu de temps.
Je sais, il est chiant ce post, je ne fais que me plaindre.
Je ne me plains pas vraiment, je constate.
Si je voulais me plaindre je commenterais cette nouvelle : ces trois dernières années, au concours astr0n0me, il y avait typiquement 7 ou 8 postes ouverts. Pour un nombre croissant de candidats (bah oui ça s'accumule) 98, 100, 112. Sept ou huit postes, ce sont des années fastes. Ca aurait pu continuer cette année. Mais suite à un changement des règles concernant le remplacement des départs en retraite, le nombre de postes devrait être 1, 2 ou 3, ai-je appris aujourd'hui.
Ca va faire du dégât je le sens.
Voilà je me suis plains.

Alors autant conclure sur cette pertinente remarque d'un philosophe moderne :
C'est une belle journée
Je vais me coucher
Une si belle journée
Qui s'achève
Donne l'envie d'aimer
Mais je vais me coucher


Oui c'est ça, je vais me coucher. Bonne nuit.

05/02/2008

05/02/08 - 09:55

Vieillerie

Il y a un an et demi, j'avais fait cette image, que je n'ai pas encore publiée.


Je trouve une certaine élégance dans ces structures concentriques, couche sur couche, étonnamment régulières.
Cette image est une promesse. Une invitation.
L'enrobage solide semble en même temps si fragile. Il ne demande qu'à fondre doucement .
Lentement.
Pour révéler la graine qu'il protège, cette graine au centre qui semble prête à germer et attend non pas le printemps mais la bouche du gourmand pour se révéler.

Voilà une bien douce image pour Mardi Gras.

04/02/2008

04/02/08 - 21:34

Ouvrez le ban

Je voudrais l'avis des mieux informés ou des mieux comprenants que moi.

Cela concerne le dernier mariage politico-médiatique français, ou plutôt le grand secret qui l'a entouré.
D'après ce que j'ai suivi, loin comme je suis, les journalistes – comme le reste du monde – ne l'ont appris qu'après l'événement.
Pourtant il me semblait qu'un mariage, en République Française, était sujet à certaines règles, en particulier la publication de bans 10 ou 15 jours à l'avance, je ne sais plus.

Il me semble y avoir une contradiction, non ?
Comment s'explique-t-elle ?

03/02/2008

03/02/08 - 16:24

rapprochement inopportun

La présidence annonce que la France va débourser 1,6 milliards sur 5 ans de plus pour le plan de lutte contre la maladie d'Alzheimer.
C'est bien. Enfin je trouve ; même si je ne me rends pas compte ce que ça représente effectivement.
1,6 milliards sur 5 ans.
1,6 milliard. Ce nombre entrait en résonance avec une autre somme rencontrée un peu plus tôt.
Quelques heures avant, je lisais comment la même présidence, à cause de ses boulettes coutumières, avait fait perdre ~1,3 milliards à la France en quelques minutes, en annonçant trop tôt, le 29 novembre, la vente de 3% d'EDF...

02/02/2008

02/02/08 - 01:56



Vous ne vous êtes pas fait mal au moins, Monsieur Népomucène ?

01/02/2008

01/02/08 - 02:42

Dévoyé

C'est curieux comme parfois des événements se collapsent, se percutent. Deux fois à peu de temps m'arrivent des informations similaires à différentes échelles. Situations qu'on peut illustrer par cette récente citation :

On ne peut pas accepter qu’un professeur gifle un enfant quelles que soient les circonstances.

Plus j'y pense et plus je me convaincs que c'est ce genre de position qui est inacceptable, psychologiquement dangereuse. Une vraie usine à fabriquer des monstres.
Ca me laisse une nette impression que le système est dévoyé, les valeurs sont faussées.
Oui, plus j'y pense, et plus, non seulement je comprends comment ce genre de geste arrive, mais plus je le trouve à la fois acceptable et potentiellement adapté.

Certains considéreront que c'est un avis réactionnaire.
C'est probablement mon côté rural. C'est surtout un avis pragmatique, par opposition à une déclaration comme celle rapportée ci-avant qui est purement idéologique.

Comme toujours on est passé d'un extrême à l'autre ; en oubliant que le mieux est l'ennemi du bien.
Entendez bien, je suis opposé aux châtiments corporels.
Réciter ses verbes irréguliers à genoux sur une règle jusqu'à ne pas commettre d'erreurs me semble par exemple particulièrement contre-productif.

Mais, d'un point de vue purement disciplinaire, une bonne gifle me semble parfois un bon moyen de remettre les esprits en place. Ca indique clairement que les bornes ont été franchis et qu'une relation de respect n'est pas une relation d'égalité. Je ne parle pas du gain en efficacité : on évite de longues palabres stériles qui font perdre le temps de tout le monde pour une efficacité à démontrer, ni du gain représenté en stress évacué.

Je ne pense pas que ce soit un geste anodin et qu'il fasse en abuser, mais dans certains cas ça simplifierait la vie.
Et pas de pipeau idéologique sur le constat d'échec du recours à la violence. Car bordel, on ne parle que d'une gifle. On ne peut pas tout mettre dans le même panier, sinon à simplifier de façon manichéenne les choses (c'est à la mode je sais). Il faudrait qu'elle soit sacrément costaude la gifle pour porter atteinte à l'intégrité physique du receveur. On ne va quand même pas parler de maltraitance non plus.

Il y a quinze ans pour ma part que j'ai quitté le collège.
Il n'y a pas si longtemps pourtant.
Alors je repense à ce qui aurait froissé l'idéologie actuelle dans les actes du personnels administratifs et enseignants vis-à-vis des élèves.

Peut-être les méthodes disciplinaires de mon prof d'anglais de 3e, homme calme et charmant au demeurant. J'ai découvert avec lui (mais pas sur ma personne) que se faire frotter les oreilles, ça pouvait s'appliquer au sens propre, quand on est dissipé.
Puis, comment aurait été perçue sa façon de faire taire deux voisins qui bavardent ? (Simple et efficace : vous vous approchez tranquillement par derrière et dans un bel élan, vous faites allègrement choqués les deux têtes ; ça sonne bien je peux vous le dire et on se sent très con...)

Et cet incident avec le père Jean. Lui aurait-il valu des histoires ? M. Jean, notre prof d'histoire en 3e, nous le connaissions plutôt pour sa langue acérée mais nous apprîmes un jour qu'il ne fallait pas le faire sortir de ses gonds.
Jules manifestement n'écoutait pas les consignes. Le père Jean lui demanda si ça ne l'intéressait pas. Jules porta son attention sur le prof. Et lui fit un large sourire. Erreur de jugement ? Toujours est-il que Jean lui rendit un sourire qui se fit mauvais et annonça « mais c'est qu'il se fout de moi en plus ! ». Jean fit alors preuve d'une vivacité insoupçonnée : en un bond, il se trouvait sur Jules. On a vu Jules voler (il faut reconnaître qu'il était un peu en retard sur sa croissance Jules, et donc fort léger), aujourd'hui encore je me demande comme en un laps de temps si court il s'est retrouvé de l'autre côté du bureau, à la porte, qu'il s'est empressé de prendre sans demander son reste (sans quoi je pense qu'il aurait eu un coup de pied au cul en prime)...

Et puisqu'il est question de gifles, il faudrait parler de M. Raymond, principal-adjoint. Grand sec, visage strict. Voix toujours calme et posée. Le contraire du principal, M. Georges, enrobé, jovial et aux coups de gueules mémorables et redoutés. Mais M. Raymond était également craint et respecté. La hantise pour celui exclu de cours et envoyé chez le principal était que Georges ne soit pas là et qu'il soit accueilli par Raymond. M. Raymond qui, bien souvent en préliminaire à toute discussion donnait une calotte au trublion, partant du principe que s'il se trouvait là, c'est qu'il avait fait une connerie. Au moins cela adoucissait la perspective d'une engueulade par M. Georges qui ne giflait pas (enfin si, une fois au moins, je l'ai entendu, comme tout l'étage a dû l'entendre, sermonner vertement un élève et le gifler, juste avant de le renvoyer ; c'était du sérieux, une accusation de racket si je me souviens bien.)

J'ai compris que les choses avaient changés quand on m'a demandé il n'y a pas longtemps alors que je narrais ces souvenirs d'enfance : mais personne ne s'est jamais plaint ?
La question m'a semblé incongrue. Se plaindre de quoi ? D'avoir été puni de ses conneries ?
En général, ceux qui passaient dans le bureau du principal (adjoint) n'en étaient pas fiers et le cachaient soigneusement à leur parents, pour éviter une autre volée de bois vert à la maison.

Oui nous n'étions pas des demi-dieux.
O tempora o mores.


[edit le 02.02.2008]
Je voulais signaler que je ne commente pas ici spécifiquement un certain événement qui s'est déroulé dans le nord de la France (même si ça a l'air d'en être une bonne illustration) ; je ne connais pas suffisamment les faits. Ma réaction est beaucoup plus générale. Elle se veut un écho à tous les manichéens qui considèrent qu'une gifle, c'est la porte ouverte à la violence, i.e. la torture, le viol, le meurtre.
Cette vision simpliste est légale, mais je voulais montrer que je ne lui accorde aucune légitimité.

 

L'image de la bannière et celle de l'avatar ont été créées d'après une illustration de M. Whelan sur la couverture de "l'Assassin du roi" (R. Hobb, France Loisirs Ed.).
Les photos sont de moi, sauf mention contraire.

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