Flux destructurés. 2, 7, 1, 5, 10, 8...
Ca va être une banalité.
On se laisse parfois dépasser par les événements, même simplement par le temps qui passe.
Comme ces matins où on se réveille, on regarde l'heure, on a bien encore cinq minutes, on cligne juste les paupières et plus d'une heure s'est écoulée.
Parfois on se laisse porter par le flot du temps comme sur un long fleuve tranquille en contemplant sereinement le paysage. Parfois subitement, on est pris dans des rapides, on perd pied, on garde juste la tête hors de l'eau en évitant de s'assommer sur les rochers. Et quand on a cinq secondes de répit, on se retourne et on réalise avec surprise la distance parcourue.
On ne voit pas le temps passer. Son temps. Ce temps subjectif, bien différent du temps physique – réel oserai-je dire –, source (conséquence ?) de la causalité.
C'est un peu mon cas en ce moment.
Mon temps se destructure presque.
Je réalise soudain qu'on est déjà... alors que je pensais qu'on était seulement...
Hier dimanche, j'ai commencé à faire découvrir à ma tante et son compagnon Munich.
Dimanche dernier à midi je mettais tnÅ dans un avion pour Paris, avant sa rentrée, après un court (très court, trop court) week-end.
Dimanche prochain je prendrai à mon tour l'avion pour retourner à Tenerife ; y travailler cette fois. Deux semaines.
Samedi je récupérais ma tante à l'aéroport. Samedi prochain je l'y remmènerai.
Vendredi il y a huit jours, j'accueillais tnÅ à l'aéroport, après y avoir laissé ma stagiaire. Oui elle est partie, il y a donc dix jours déjà. Arrivée il y a huit semaines déjà.
Sept semaines que je n'ai qu'à peine vu s'écouler. Sept semaines de temps donné, d'énergie dépensée.
Utilement j'espère.
Oui j'espère. J'espère qu'elle saura faire fructifier ce petit capital que j'ai tenté de transmettre.
Et là il faut boucler avant de partir, dans six jours.
Que de temps perdu la semaine dernière ! Deux jours de déprime, de spleen, de mélancolie. Ca vous prend au creux des reins Ca vous met hors du temps. Mais le temps ne vous attend pas. Jamais.
Vous luttez.
Une journée pour s'en remettre. Deux jours pour tenter – vainement bien sûr – de rattraper le temps perdu. On grapille bien quelques secondes, mais le sable glisse toujours entre les doigts.
Ne pas paniquer.
Dans une semaine, il faudra de toute façon l'avoir fini pour le présenter, ce travail.
Dans trois semaines, je serai rentré.
Dans vingt-cinq jours, je ferai une pause à Paris.
Sur mon rocher. Mon île.
Dans mon havre.
Le temps s'arrêtera autour de moi.
10/09/07 - 20:07
Prendre le temps ou être pris par le temps.
Tu fais énormément de choses, c'est normal que ce soit consommateur de temps.
Et quand tu te retournes, tu t'apperçois du relief et de la distance parcourus.
Sauf que tu aimerais bien rester plus ici ou là.
Cela arrivera. Patience :)
B, J.
JaHoVil (visiteur - site web)