Vendredi déjà
Une semaine de plus de passée. Trois semaines que je ne sais plus trop comment je vis. Je lis les nouvelles de ce qui se passe en France, le soir je marche un peu. Presque pas le temps d'écrire. Non pas le temps « physique » – j'aurais amplement le temps le soir –, mais le temps de cerveau disponible.
Cette semaine, nouveau dossier. Le troisième et normalement le dernier. Troisième possibilité de concours (MdC) sur un poste spécifique, dans un laboratoire spécifique pour travailler dans une équipe spécifique. Le thème est en marge de mon domaine, mais on m'a encouragé à postuler, alors je l'ai fait. Par « on », entendez le responsable de l'équipe en question, c'est important pour eux d'avoir un nombre important de candidats, c'est valorisant, et comme il s'agit de mon labo d'accueil pour un autre concours, ça montre mon intérêt et je ne voudrais pas me fâcher avec eux.
Deux papiers qui s'achèvent, mais ça traîne, ça traîne, les dernières heures sont les plus longues... Et pour l'un des deux, je suis toujours en attente de commentaires de mes coauteurs qui me les avaient promis pour lundi ou mardi dernier délai, « j'y mets un point d'honneur ». Croix de bois, croix de fer. On est vendredi, rien à l'horizon, que le ciel qui bleuoit et le soleil qui rougeoit, et le silence radio malgré les relances. Je pars en week-end de Pâques (oui d'accord un week-end d'une semaine...) mardi soir et je dois absolument l'avoir envoyé avant. Je voulais le soumettre aujourd'hui, c'est raté.
Deux jours à me prendre la tête avec des problèmes statistiques. Problèmes de tests d'hypothèses et de détection de signal. Plus ça va, plus j'ai l'impression de patauger. Que les statisticiens présents dans la salle lèvent le doigt ! J'ai besoin d'un avis extérieur...
Nuits houleuses. Je ne me souviens jamais de mes rêves et quand je m'en souviens, il est – presque – toujours question de massacres ou de carnages. Moi qui suis un garçon si sensible... C'est usant. Celui de lundi aurait probablement pu faire un mauvais scénario fantastico-horrifique de série Z. Moi qui ne peux pas regarder un truc qui fait peur sans nausées et sans nuits blanches...
J'imagine déjà les psychanalystes étudier ça pour y projeter leurs fantasmes...