Fitz

25/03/2007

25/03/07 - 12:09

Padam... Padam...

ou plutôt Paname, Paname.

Il y a une semaine j'étais à Paris.
J'avais posé mon après-midi du vendredi pour être dans les bras de mon tnÅ avant dîner et pouvoir passer ma soirée avec lui. J'avais donc réservé, non pas une place sur le dernier vol me faisant arriver à presque minuit, mais un billet un peu plus cher, pour un avion partant plus tôt. J'avais travaillé d'arrache-pied pendant la semaine et sacrifié une partie de mes nuits (semaine chargée). A midi, j'étais heureux, j'étais prêt, je pouvais y aller. Je consulte avant de partir une dernière fois ma boîte mail personnelle ; j'apprends que mon vol est annulé et que je suis reporté sur un vol trois heures et demie plus tard. Ma soirée en tête-à-tête prend l'eau. J'arriverai un peu plus tôt que d'habitude à Paris tout de même. Je n'aurai pas à courir pour attraper les correspondances dans le réseau ferré francilien. A l'aéroport j'apprends que ce vol est annulé également. Je partirai finalement comme d'habitude. A minuit moins vingt, enfin je retrouve tnÅ.
C'est bon d'avoir quelqu'un qui vous attend à la maison.

Nous avons profité des périodes de beau (ou pas trop mauvais) temps pour nous balader (au passage je trouve que le parc des Buttes-Chaumont se délabre de plus en plus vite...)
Dimanche nous avions convenu d'aller voir La Môme. Nous avons profité sans le prévoir de l'opération promotionnelle du printemps du cinéma. Malheureusement, nous nous sommes retrouvés au premier rang d'une salle assez petite, tellement collés à l'écran que nous ne pouvions le voir entièrement sans tourner la tête, si près de l'écran que je devais fermer les yeux assez souvent pour éviter de vomir lorsque le plan n'était pas purement statique. Ca gâche un peu, je ne comprends pas pourquoi on met des sièges si proches de l'écran. Question de profits, sans doute.
Malgré cela, j'ai vraiment beaucoup aimé ce film qui m'a habité pendant les quelques jours qui ont suivi. Bien sûr la vie de Piaf n'est montrée que sous certains aspects, pas toujours reluisants. Son côté mangeuse d'hommes aux multiples conquêtes n'est pas très présent, son côté découvreuse de talents non plus. Mais ce n'est pas grave. C'est un film. Il faut faire des choix, et le résultat est réussi. La scène où Piaf apprend la mort de Cerdan est un petit bijou. Tous les acteurs jouent justes. Je me méfie des grosses affiches pleines de vedettes, mais là, chapeau. Même Depardieu n'est pas excessif et s'efface derrière son personnage, et on n'est pas du tout surpris par les propos quelque peu orduriers que tient parfois son Altesse Royale, la princesse Clotilde de Savoie, de Venise et de Piémont. Quant à Marion Cotillard, elle est lumineuse. On oublie que les play-back en sont, elle n'imite pas Piaf, elle le devient. J'avais eu cette sensation en voyant Michel Bouquet dans Le Promeneur du Champ-de-Mars, les images réelles et cinématographiques se mélangent tant, que, lorsque j'avais revu un peu plus tard des émissions d'archive avec Mitterrand, j'étais troublé. Là, c'est un peu pareil.
Et lorsque arrive la scène finale, magnifique, portée par une chanson qui prend tout son sens, on s'en prend plein la figure, avec rien d'autre ensuite pour essayer de rebondir que le silence et l'écran noir du générique de fin.
Excellent.

Lundi matin il m'a fallu repartir. Je suis dans mon chez-moi munichois, où tous les matins depuis une semaine, je découvre un paysage recouvert d'une couche neigeuse qui tient jusqu'à midi.
Semaine dense encore une fois, et peu de temps pour écrire ici.
Mais là, il faut que je vous laisse, je m'en vais à Paris. Je pars à la fin du XIXe, rejoindre Victor, Joseph et toute la clique.

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L'image de la bannière et celle de l'avatar ont été créées d'après une illustration de M. Whelan sur la couverture de "l'Assassin du roi" (R. Hobb, France Loisirs Ed.).
Les photos sont de moi, sauf mention contraire.

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