Snowy Sound, blancheur sonore
Quand il va neiger, on le voit. Le ciel est gris blanc. Il va neiger. On le sent. L'atmosphère prend une odeur particulière. Ca sent la neige. A l'inverse d'une pluie d'été légère, qui, une fois tombée, exalte les parfums, exhale cette odeur d'humus, de terre mouillée, la neige, elle, s'annonce. Subtilement. Par une odeur cristalline.
Quand il a neigé, on le voit. Tout est recouvert de ce manteau blanc qui gomme les irrégularités, qui efface les imperfections. De loin tout s'uniformise, mais gagne en nuance, en subtilité. A l'instar des chaudes dunes de sable, Eole devient le maître du paysage. Il façonne. Il structure par petites touches, dans des détails invisibles au premier coup d'oeil.
Quand il a neigé, on l'entend. La neige tombe en silence, presque. Elle tombe discrètement, silencieusement, pour mieux prendre possession ensuite de l'environnement sonore ; pour imposer son silence ouaté au monde. Quand on sort et qu'il a neigé, cela saute aux oreilles. Tout est feutré. On évolue dans un monde, presque onirique, où la neige a imposé sa loi, rigoureuse et exigeante, jusqu'aux quelques téméraires voitures, qu'on croise, qui roulent au pas, se contentant de faire légèrement crisser la neige sous leurs roues hésitantes.
25/01/07 - 07:10
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jahovil