Fitz

29/11/2007

29/11/07 - 00:00

Lessivé mais...

Lundi 26 novembre 2007

...plutôt satisfait.

Pourtant la journée n'avait pas particulièrement bien débuté.
Le matin, à 2h, je me tournais et me retournais dans mon lit, désespéré du lapin que Morphée m'avait posé, perturbé par le souffle du vent qui balayait la (pas si) morne plaine et dont les rafales faisaient résonner mon balcon. Puis le tonnerre s'en est mêlé, n'arrangeant rien à mon affaire. Je me suis alors décidé à me lever pour parcourir les (à peine) 2 mètres qui me séparent de la cuisine pour boire un verre de lait. La manipulation de l'interrupteur ne produisit au plafond qu'un claquement sec, signe que l'ampoule venait de rendre l'âme. Je tendis le bras pour la dévisser et la changer sur le champ. Le dévissage ne posa pas le moindre problème. En revanche, ce frêle objet de verre eut un dernier sursaut (purement nerveux) dans ma main, main qu'il quitta alors pour venir se fracasser sur le carrelage en une myriade d'éclats tranchants et dangereux pour mes pieds nus. J'emmenai mes pieds se couvrir puis revins à la charge, toujours dans le noir, mais balai à la main pour déminer la zone. Fouillant ensuite le placard adéquat, je réalisai l'absence de remplaçante prête à prendre la relève de la défunte ampoule. Petite vis, grosse baïonnette, mais aucune à grosse vis. Persévérant, réalisant qu'un autre luminaire, inutilisé lui, portait ce que je cherchais, ni une ni deux, je déshabillai Pierre pour habiller Paul. J'ai bu mon verre de lait, sans casse supplémentaire. A peine ma couette rejointe que le sommeil me terrassa.
Ce matin à 7h20 en tirant les rideaux je découvris que cinq bons centimètres de poudreuse recouvraient tout alentour...

Mais je me suis éloigné de mon propos original.
J'y reviens donc.

Tous les lundis, nous avons un séminaire interne. Un membre du laboratoire présente pendant 45 minutes un de ses travaux.
Aujourd'hui, c'était moi. Je présentais les travaux auxquels j'ai participé au sein d'une collaboration. J'ai passé tout le week-end à préparer ma présentation, après m'y être mis jeudi. Ca demandait réflexion. Je n'avais jamais moi-même présenté ce travail. Ces derniers mois, en conférences, colloques, c'est toujours un collègue (le coordinateur et chef de la collaboration en quelque sorte) qui l'a présenté. Ce n'est pas une mince affaire, car même devant un parterre de spécialistes, il a bien fallu trois présentations pour que la plupart comprenne ce qu'on avait fait. Alors cette fois-ci, pour une audience qui ne comprend goutte à ma spécialité – quand ils savent qu'elle existe et que l'astrophysique ce n'est pas seulement des galaxies lointaines et de la cosmologie – il va falloir faire preuve de pédagogie.
Ce genre de présentation est pour moi une torture. Je ne m'habitue pas.
Pourtant, fondamentalement, c'est toujours intéressant de présenter ses travaux, au fond j'aime ça.
La torture vient de la peur de bafouiller, chercher mes mots.
Non, rectification.
De la certitude de bafouiller, chercher mes mots. Parler en anglais est une torture. L'écriture d'un manuscrit en anglais me fait souffrir. Mais là, c'est simplement horrible.
Alors je dois répéter. Seul. Simplement pour tester, pour vérifier où je suis tenté de déraper, voir quelle phrase je ne dois pas commencer car je ne suis pas capable de la finir. En sachant que ça arrivera. Alors il faudra se forcer à parler lentement pour être capable d'anticiper ses propres mots, et se forcer à abandonner en cours de route les phrases qui seront des culs-de-sac linguistiques.
La matinée est dédiée à la vérification des enchaînements, à vérifier que je ne passe pas sous silence quelque chose d'évident pour moi mais pas pour les autres.
Plus tard, j'ai testé sur place que techniquement tout passait bien, qu'aucun graphe ne disparaissait à la projection à cause de lignes trop fines, que tout était lisible. Bien. Pas de souci de ce coté-ci.

15h28. La salle se remplit. Moins qu'à l'accoutumée, mais ça ne me surprend pas ; certains sujets drainent plus de gens que d'autres.
Mon pouls bat la mesure à mes tympans. Proche de 130 à vue d'oreille si j'en crois la trotteuse de la pendule murale.
Oui, maîtriser ça aussi. La main qui tremble, la voix qui chevrote.
Lentement.
Faire les choses lentement.
La lenteur peut cacher un peu ces effets secondaires. Ca y est. C'est à moi. Ma voix déraille un peu, mais ça va, j'ai connu pire. Je pose le décor. Interruption. Demande de précision. Demande exaucée, monsieur. Je continue. Mais je me rends vite compte, que malgré mes efforts, une partie soit s'en fout soit est larguée. Je veux bien être pédagogique, mais je ne peux pas non plus refaire un cours. Au fond, l'essentiel, c'est que le message passe, tant pis si certains seulement captent les détails. Alors faisons passer le message.
16h15 parfaitement dans les temps, je conclus. Un peu maladroitement, tant pis.
Des questions ?
Non ? Allez, s'il vous plaît, ne me foutez pas la honte, posez une ou deux questions...
Merci les copains, c'est gentil. Ca suscite une ou deux autres questions. Ouf.
Thanks again.
Fini. Je suis fatigué, vidé, à sec. Pas mécontent, ça s'est plutôt bien passé.
Trois quatre personnes viennent me voir, me poser de nouvelles questions. Manifestement, ça a plu. Ca en a même impressionné (petit moment de fierté au nom du groupe).
Parmi ceux-là, il y a ce petit bonhomme, les cheveux blancs mais l'œil pétillant. 82 ans. Un retraité, mais qui a toujours sa place au labo et est bien souvent là. Il me remercie pour l'exposé, qui change un peu des sujets habituels. Ca lui a fait plaisir. Il a l'air sincère. J'apprends, qu'avant de travailler sur les comètes, il a fait de la physique solaire, et dans les années 70, il a côtoyé les pionniers de la sismologie dans ce qui n'était encore que des balbutiements. Il me redemande quelques précisions, je lui raconte la genèse de ce travail et lui me raconte une anecdote ou deux. En se quittant, il me remercie une troisième fois en nous souhaitant beaucoup de succès.
Je suis aux anges. Qui ne le serait pas. Rien que pour ça, ça valait le coup.
Je n'ai plus de tonus. Je ne vais pas être très efficace le reste de l'après-midi.

Et ce soir, je suis aussi fatigué que si j'avais couru une longue course. Demain j'aurai des courbatures. C'est impressionnant de voir la tension que le corps peut accumuler dans les muscles en quelques jours. C'est ridicule d'être dans de tels états. J'en ai un peu honte, et l'avouer est pénible. Il y a longtemps que je n'ai pas été aussi crevé ; depuis ma soutenance probablement.
J'espère au moins que j'aurai fait bonne impression aux directeurs présents.
Ce qui est toujours utile pour la suite. Après tout, je suis à la recherche du job suivant. Dans 10 mois, je suis sans contrat.

Cette nuit je vais dormir comme un loir. Je suis sur la brèche depuis longtemps, le sommeil m'est précieux, d'autant que ce séminaire n'était qu'une parenthèse dans un flot d'activités qui ne va pas s'interrompre ; et d'ailleurs, dès demain, il faut rattraper autant que possible le temps de ces trois jours de parenthèse. Mais d'ici demain...


Tiens...
Je viens de retrouver l'ampoule de rechange.
Tout est revenu en ordre.

22/11/2007

22/11/07 - 21:57

Elémentaire !

Le week-end dernier, c'était au tour de tnÅ venir un peu à Munich. Malgré les grèves, tout s'est bien passé, il a pu joindre l'aéroport à Paris et nous avons également pu rentrer chez moi sans trop de problème. Pour effectuer ce trajet, le plus rapide, quand il ne pleut pas et qu'on est pas trop chargé, est de marcher sur 4 kilomètres. C'est ce que nous avons fait.
Depuis la veille, il faisait un temps magnifique. Froid (il ne dégelait pas la journée), mais sec. Cela contrastait avec le temps des semaines précédentes.
Ce temps clair m'a permis de voir (enfin !), et de montrer à tnÅ par la même occasion, la surprise céleste de cet automne : la comète Holmes. C'est une petite comète calme, pépère, périodique (sa période orbitale est d'environ 7 ans). Mais fin octobre, cette comète anodine est passée subitement de la magnitude 17 (c'est-à-dire très peu brillante ; il faut déjà un gros télescope pour voir quelque chose d'aussi faiblard) à la magnitude 2, soit un million de fois plus lumineuse, devenant parfaitement visible à l'œil nu, d'un éclat semblable aux étoiles brillantes du ciel. L'enquête est ouverte pour comprendre la raison de ce soudain sursaut.

Sur le passerelle enjambant l'Isar nous avons pu contempler cette petite tâche lumineuse, dans la constellation de Persée, formant un drôle de couple au côté de la supergéante Mirfak.
Je me suis promis de l'observer dès le lendemain aux jumelles, pour mieux en apprécier l'étendue.
Malheureusement, dès samedi soir, le ciel s'est couvert ; et lorsqu'il se découvre, je me retrouve noyé dans le brouillard...

16/11/2007

16/11/07 - 11:14

Dénaturé

Comme je l'ai déjà signalé certains s'émeuvent qu'on puisse appeler un chat un chat et appeler rafle une arrestation massive opérée à l'improviste. Pour ceux-là, ce mot devrait être banni et être réservé aux rafles anti-juives de l'Etat Français ; en l'utilisant, on laisserai entendre qu'on compare l'incomparable. C'est aussi absurde que ne pas appeler une guerre une guerre, mais par exemple des événements (ah oui, zut, ça a déjà été fait). Et avec cette logique, les enfants peuvent-ils encore aller en camp l'été ? Et je suis sûr que d'autres exemples vous viennent aussi à l'esprit.
Il faudrait donc utiliser obligatoirement un synonyme. Personnellement coup de filet, c'est pour la mafia, les trafiquants et autres terroristes (un filet, ça sert à ramener du (gros) poisson), et une descente, ça se fait plutôt dans un bordel ou un tripot... Alors je préfère rafle.

Ce genre de réaction d'indignation est d'autant plus surprenante que ces mêmes ne s'émeuvent pas outre mesure lorsqu'un chef d'état compare plus directement que ça l'administration fiscale de notre pays à l'administration de Vichy, ou quand ce même chef proclame que le travail, c'est la liberté.

Donc pas de rafle pour ceux-là.
Mais des otages.

Je sais qu'au pays, une grève dans les transports publics se déroule en ce moment. Ne soyez pas jaloux, nos cheminots allemands sont aussi en grève, et ça traîne depuis plus longtemps.
Je ne me prononcerai pas sur la pertinence de la grève, après tout, ce sont ceux concernés qui décident si le jeu en vaut la chandelle. Je relèverai juste la tartufferie, l'escroquerie intellectuelle et morale de réduire le problème des retraites à l'égalité devant la durée de cotisation, ce qui est tout aussi stupide que de comparer des emprunts à leur seule durée de remboursement.

Les grèves des transports, bien sûr, pour un usager c'est ennuyeux, perturbant, voire franchement emmerdant. Oui il est ennuyeux, perturbant, voire franchement emmerdant de ne plus pouvoir acheter un service duquel on s'aperçoit alors à quel point on dépend. Au moins, on est prévenu, on essaie de trouver une alternative (le fameux système D, si français), même si ce n'est pas toujours facile. On peut être agacé.
Mais il y a une chose que je ne supporte pas dans ces cas-là, c'est entendre dire à tout bout de champ que les gens sont pris en otage. Otage a un sens. Son utilisation dans ce contexte me semble odieuse, absolument insultante pour tous ceux qui sont vraiment otages, et dont la vie est en jeu.

Ca, ça m'énerve encore plus.
Vous êtes prévenus.

12/11/2007

12/11/07 - 23:43

Athènes

Quand on se fait inviter par des amis un peu loin, on sait qu'on sera bien accueilli et, soyons honnêtes, ça minimise les frais (de logement).
La cerise sur le gâteau arrive quand vous réalisez que vos hôtes (Π et Φ) vous offrent une vue sur l'Acropole, qui se dresse à 500 m de là.

J'aime beaucoup la Grèce.
C'était la destination de mon premier voyage « lointain », en 1993.
J'y suis retourné deux fois, avec tnÅ. En Crète, une semaine à l'été 2003, ce qui servit de baptême aérien à tnÅ ; puis une autre semaine au printemps 2005, pour un tour sur le continent : Athènes, le Péloponnèse, les Météores.

Nous avons cette fois passé quelques jours à Athènes et ses environs, guidés par des gens du cru.
Ca nous a permis de prendre notre temps, de revoir ce qu'on connaît déjà depuis d'autres points de vue, comme de contempler la ville depuis le Philopapou ou le Pnyx (vue 1). Nous avons bien sûr fait coucou aux evzones sur la place Syntagma qu'on voit (vue 2) à une relève de la garde. Nous avons résisté à aller leur tripoter le pompon ; après tout, ils sont armés...

J'ai enfin pu voir le musée d'art cycladique.
Ces œuvres me fascinent. Je trouve ces figurines féminines – exceptionnellement masculines – en marbre, aux lignes pures, ou ce personnage au gobelet (vue 3), paradoxalement modernes pour des pièces datant du IIIe millénaire av. J.-C.

Un petit tour sur le site des Jeux de 2004 où le Soleil jouait les flammes olympiques (vue 4). Par moment, je pensais être à Nançay, ou un observatoire radioastronomique du même genre, tant les constructions métalliques – à l'utilité parfois incertaine – m'évoquaient des réflecteurs et des antennes radio (vue 5).

Nous avons également pu retourner au cap Sounion (vue 6). Mais cette fois nous avons pu y rester et voir le Soleil se coucher sur la mer qui engloutit Egée.

Pour finir, nous avons pu découvrir, et permettre à nos hôtes de découvrir par la même occasion, la Corinthe antique, cité gréco-romaine (la vue 7 montre le temple d'Apollon, et la 8 un détail de mosaïque), ainsi qu'Acrocorinthe (visible en arrière-plan sur la vue 7), ancienne place forte dominant magnifiquement la région, tour à tour corinthienne, romaine, byzantine, franque, vénitienne et ottomane, et j'en oublie sûrement.

Trois jours fort agréables, ma foi.
Et puis, la communication était amusante.
Π parle parfaitement allemand (il a fait ses études en Allemagne et y travaille), peu anglais même s'il en comprend les grandes lignes ;
tnÅ se débrouille en allemand et parle bien anglais ;
Φ ne parle pas allemand mais bien anglais ;
Quant à moi, je me débrouille en anglais, peut comprendre parfois l'allemand mais difficilement le parler...
Par dessus tout ça, Π et Φ échangeaient en grec et tnÅ et moi en français, naturellement.
Cela donnait un charmant mélange !

12/11/07 - 21:51

Le mot du jour

Aujourd'hui, avec Judith, on apprend ce qu'est un idéologème.

11/11/2007

11/11/07 - 18:19

Retour à la réalité

Ce week-end, pour clôturer en beauté une semaine au temps pourri, perturbée par une tenace gastro, froid, vent et bourrasques de neige et grésil mêlés étaient au rendez-vous.
Ca m'a changé du week-end dernier.
Il y a une semaine, après ce colloque à Paris, tnÅ et moi sommes partis pour un long week-end de quatre jours, invités chez des amis.
S'il y a eu quelques passages nuageux voire quelques averses, il faisait souvent beau et les températures étaient bien 15 à 20 degrés supérieures à celles que je supporte en ce moment. Où était-ce ?
Facile, ici :


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09/11/2007

09/11/07 - 21:36

18 ans

Il y a 18 ans, jour pour jour, on découvrait au journal télévisé, un peu surpris par la rapidité de la chose, que le gouvernement est allemand levait les visas de sortie du territoire. Plus tard, apprenant la nouvelle, les Berlinois, à l'est, se massaient aux postes frontières. Près du Mur.
Le Mur.
Le Mur.
Il est tombé, le Mur. Plus tard dans la nuit.
Sous nos regards à tous.
Regards quelque peu incrédules ; regards d'excitation, de joie mêlée d'angoisse. Qu'allait-il se passer maintenant. Ca semblait trop beau.
Mais le Mur est tombé, vraiment, ne s'est pas relevé.
Sous nos yeux, par télé interposée.
Des images qu'on vit et revit les jours suivants.
Aujourd'hui encore je ne peux revoir ces images sans une boule dans la gorge, des larmes aux yeux.
Emotions.

Pour les gens de mon âge, ce jour est particulier.
C'est, pour moi, le premier jour historique.
Un jour où on sent qu'on vit, non pas un événement médiatique, mais un fait qui marquera l'Histoire.
Ce fait qui modifiera nos livres d'Histoire.
Ce fait qui rendra caduques nos programmes et nos manuels scolaires.

Ce fait qui conduira, moins d'un an plus tard (quelle célérité...), à la réunification de l'Allemagne. Probablement la seule unification post-communiste en Europe ; les autres pays qui ont vu leur frontières évoluer se sont divisés, morcelés... Toujours plus.

Avant ce jour, oui, j'avais vu des événements politiques. Mais rien de cette ampleur.
Puis, cette année-là, tout s'enchaîne. A Noël, la chute, la fuite, l'hélicoptère des Ceauşescu. Leur exécution. Les images des corps en boucle à la télévision entre la dinde et les marrons. Le drapeau roumain percé.
Les vacances d'été et l'invasion du Koweit par l'Irak, prélude à notre entrée en guerre à peine passé le jour de l'an suivant........ Puis tout s'embrouille.

Nul aussi clair sentiment d'historicité pour moi que cette chute du Mur.

08/11/2007

08/11/07 - 21:23

log du vendredi 26 octobre 2007

00:20 Je quitte le domicile.
00:33 Je prends l'avant-dernier métro qui relie ma banlieue au centre-ville.
00:55 Je suis dans les rues de Munich. Je fais un peu passer le temps. Il ne fait pas trop froid. J'ai Kaufingerstraße pour moi tout seul ou presque. C'est calme Munich à une heure du matin en semaine. Tiens, le McDo est ouvert. Il ferme à 3h. J'ai soif.
01:40 Je trouve l'entrée ouverte de la gare centrale.
01:45 Je trouve la salle d'attente.
02:30 Mon train est à quai. Je vais y aller. J'aime bien les ICE ; plus spacieux et agréables que les TGV. Il y a des prises de courant (qui marchent) même en seconde.
03:13 Les portes se ferment.
03:14 Le train part. Ponctuel.
04:35 Nous arrivons à Ulm, après un arrêt à Augsburg.
04:50 Nous sommes toujours en gare. Est-ce normal ?
04:55 Nous partons d'Ulm.
05:50 Nous arrivons à Stuttgart, avec à peine 3' de retard. Ca devait être normal. Je descends.
06:05 Un Käsestange en guise de petit déjeuner. Et une pomme que j'avais prise avec moi.
06:10 Un tour sur le parvis de la gare. Conclusion : Stuttgart à 6h le matin est plus animé que Munich en pleine nuit. Qui l'eût cru.
06:25 Mon TGV est à quai. Je le remonte jusqu'à ma voiture. La dernière.
06:55 Départ à l'heure. Le TGV est plein, bondé jusqu'à Karlsruhe. Ma voisine m'apprend qu'on peut l'emprunter sur ce tronçon sans réservation. Ceci explique cela.
??:?? Nous traversons le Rhin.
08:55 Arrêt brusque en pleine campagne. Il n'y a pas de vaches pour nous regarder. Dommage. Est-ce normal ?
09:00 On nous signale un problème technique sur la locomotive. Ce n'était donc pas normal.
09:03 Miracle, on repart.
09:28 J'ai besoin d'un café.
09:33 Je pars prendre un café.
09:47 J'ai bu mon café mais les batteries du portable sont presque vi [INTERRUPTED]
10:46 Nous arrivons en Gare de l'Est. Une dizaine de minutes de retard seulement. Tout va bien.
10:52 Métro ligne 5.
11:05 Boulangerie. Sandwich et fondant au chocolat.
11:11 Je rentre chez tnÅ avec mes doubles. Je travaille un peu.
12:45 Je déjeune de mes achats à la boulangerie.
13:45 Sieste.
15:35 Reveillé : arrivée de tnÅ.

[...]

Suite à la grève d'Air France, mon vol de 16:20 fut annulé. La veille (jeudi) on me propose de partir tout de même vendredi avec le vol de 6h30 pour Lyon, arrivée à 7h55, puis départ pour Paris 14h20. En plus des 6h d'attente à Saint-Exupéry, il m'est en pratique impossible d'être à l'aéroport à l'heure dite. Autre possibilité, attendre lundi dans la journée voir quelle sera la situation. Sauf que j'ai un colloque à Paris qui commence lundi justement.
Je peux également annuler mon billet et réserver sur une autre compagnie. Sauf que de la veille au lendemain (ou même pour le week-end), c'est soit complet soit affichant des prix dignes du marché noir.
Solution alternative : le train. Mais il faut compter avec la grève des cheminots allemands, qui n'affectent pas les grandes lignes heureusement. Je n'ai pas beaucoup de solutions. Prendre un ICE jusqu'à Stuttgart puis le nouveau TGV Est. Il y a une solution la journée avec 7' pour changer à Stuttgart... Problème : impossible de réserver sur le site de la D-Bahn qui n'indique plus de place sur le TGV. En revanche, il y en a de libre sur le site de la SNCF, mais je ne peux pas imprimer de billet ; il me faudrait donc être en France pour le retirer à un guichet ce qui n'est pas follement intéressant. Puisqu'on parle des sites de la SNCF et de la D-Bahn, je me demande lequel je déteste le plus. Le premier qui ne trouve jamais les voyages et les correspondances qu'on souhaite ? Ou le second qui vous communique les prix des billets au moment de payer ou pis qui annonce l'absence de places après paiement (qui est du coup annulé, mais tout de même, on est loin de la légendaire efficacité teutonne). La deuxième solution, c'est celle que j'ai choisie. Elle m'impose une nuit blanche mais bon...

Cette escapade m'a permis de tester les nouveaux TGV.
Joli intérieur, mais niveau confort, c'est une horreur pour moi qui suis habitué aux spacieux duplex circulant sur la branche sud-est.
Pour ne pas aider, je me suis retrouvé dans un carré.
Les assises sont beaucoup trop basses et donc mécaniquement il n'y a pas de place pour les jambes. Seconde ignominie, côté fenêtre la poubelle est tellement volumineuse qu'elle oblige les passagers à se mettre de biais.
Catastrophique...
Seul point positif : l'appui-tête réglable. D'un seul côté du siège cependant. Si ce n'est pas le côté qui vous convient pour vous reposez, tant pis pour vous.

J'ai à peu près deux semaines de posts à rattraper. Aussi bien à lire qu'à publier...

 

L'image de la bannière et celle de l'avatar ont été créées d'après une illustration de M. Whelan sur la couverture de "l'Assassin du roi" (R. Hobb, France Loisirs Ed.).
Les photos sont de moi, sauf mention contraire.

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