Fitz

21/10/2007

21/10/07 - 17:59

Toujours un coin qui me rappelle

Lors de nos flâneries dans les ruelles de Santa Cruz de La Palma, j'ai pu voir ce blason :


Cliquez sur l'image pour l'agrandir


sur l'hôtel de ville.

J'ai forcément repensé à ma terre presque natale, du moins celle qui m'a vu grandir (la Bourgogne pour ceux qui ne suivent pas !).

Vous voyez pourquoi ; non ?

21/10/07 - 17:36

Parce qu'il ne suffit pas d'en avoir une grosse ou une grande.
En avoir une belle c'est bien aussi.

Pour public averti


18/10/2007

18/10/07 - 14:12

Je viens de comprendre aujourd'hui pourquoi d'aucuns parlaient du président comme d'un homme de rupture.



(oui facile je sais...)

17/10/2007

17/10/07 - 11:47

Economie matinale

J'ai longtemps eu une véritable aversion pour les chroniqueurs économiques et, par prolongation naturelle, pour les économistes.
Mais je sais pourquoi.

Quand je vivais en France, le matin je me réveillais avec France Inter. A Palaiseau, je n'avais pas le choix, c'était une des rares stations que je captais. J'aimais ce réveil avec Patricia Martin et j'attendais toujours la chronique de Philippe Meyer avant d'aller à Orsay. J'ai toujours aimé ces billets d'humeur. Ca parle de tout et de rien, de choses graves ou futiles. Voire graves et futiles. Une sorte de blog radiophonique quand on y pense. Le temps passa, on entendit pendant une saison (écourtée) la chronique de Martin Winckler, puis les lettres matinales de Guy Carlier.

Il y avait donc ces chroniques, et il y avait aussi certaines voix, comme celle de Pascale Clark faisant sa revue de presse. Elle aurait pu lire le bottin, je crois que j'aurais toujours été captivé.
C'étaient mes petits plaisirs matutinaux.

Mais avant dissipation des brumes matinales, on ne peut parfois éviter certains écueils, et il m'arrivait d'avoir à entendre (plus qu'écouter) Sylvestre déblatérer ses propos, ponctués de « on le sais bien », atteignant parfois un degré de stupidité parfaitement débilitant. Je me retrouvais alors de bien méchante humeur.
Et j'ai développé une allergie à ce genre de chroniques et à ceux qui les font.
Réaction physique.

Alors je me soigne.

Tout d'abord, pendant la campagne présidentielle, j'ai découvert le site de l'OFCE (Observatoire Français des Conjonctures Economiques), au contenu accessible au pékin que je suis, qui m'a donné matière à réflexion.

Ensuite, depuis quelques jours, je lis même des chroniques économiques.
Si, si.
Bernard Maris publie sur le site de Marianne un billet, qui –si j'ai bien compris– reprend la chronique qu'il donne sur Inter le matin.

Et j'y trouve un intérêt.
Qui l'eût cru ?

Les dernières chroniques de Bernard Maris :
Le pétrole apporte des dollars mais fait baisser la productivité (17/10/2007)
Les impôts vont augmenter. Oui mais lesquels ? (16/10/2007)
Jacques Attali en lobbyiste de la grande distribution (15/10/2007)

16/10/2007

16/10/07 - 23:06

Comme un écho*...


Je m'arrêtai à Santo Domingo de la Calzada pour prier avec Jonas devant le sépulcre du saint comme le voulait la tradition du pèlerinage. (...) Après m'avoir écouté sans m'interrompre, il demeura silencieux tout en contemplant le poulailler où étaient enfermés un coq et une poule au plumage blanc en commémoration d'un miracle réalisé par le saint qui ressuscita un innocent injustement pendu. (...)
(...)
A cet instant, de manière inespérée, le coq se mit à chanter. Une rumeur qui enfla peu à peu se fit entendre dans l'église. Je regardai Jonas, étonné, puis tournai la tête, cherchant la cause de ce brouhaha soudain. Un vieux Lombard vêtu en pèlerin nous sourit :
— Le coq a chanté ! s'exclama-t-il dans sa langue natale. Tous ceux qui l'ont entendu auront de la chance sur le Chemin !


extrait de Iacobus, Matilde Asensi.
Traduit de l'espagnol par Carole d'Yvoire.


Alain, le coq chanta-t-il pour toi ?

*un écho à ça.

12/10/2007

12/10/07 - 21:30

Iacobus

(un article sans spoiler dedans, enfin presque, puisque parler c'est déjà gâcher)

Depuis quelques temps, j'étais en panne de lecture : non pas de carburant (j'ai pourtant une pile haute comme ça), mais j'ai un moteur fatigué. Il me fallait quelques choses de facile à lire, accrocheur, et qui me plaise. Pas de nouveau Fred Vargas ou Claude Izner à me mettre sous la dent, donc pas de nouvelles à prendre de Victor, de Joseph, d'Adamsberg ou des évangélistes...
Des amis espagnols m'ont conseillé Matilde Asensi, puisque j'avais déjà lu et aimé Le Club Dumas et Le Tableau du maître flamand de Arturo Pérez-Reverte, et plus particulièrement Iacobus.

« C'est comme le Code de Vinci, mais en bien. » m'ont-ils dit.
N'ayant pas lu cette majeure œuvre de Daniel Brun, je ne m'aventurerai pas à une quelconque comparaison.
C'est vrai que c'est sympa à lire.
C'est vrai que ça m'a fait penser à plein de choses.
Tout d'abord, de par l'époque, le thème de départ et certains personnages, on repense forcément aux Rois maudits ; on cherche à refaire les liens avec l'œuvre romanesque de Druon.
Un moine qui enquête, accompagné d'un novice, des références plutôt érudites à l'histoire de la chrétienté, du latin de ci de là, on a nécessairement des images du Nom de la rose qui remonte à la surface.
Au trois-quart du roman, on nage par contre en plein remake d'Idiana Jones, tout aussi invraisemblable ; ça pourrait gâcher, mais ça reste digeste.

En résumé, j'ai bien aimé cette plongée plus mythique que mystique sur les chemins de Compostelle.
C'est intelligent sans nécessiter d'érudition particulière. La frontière entre fiction, fantasmes et éléments historiques est parfois floue et difficile à distinguer (comme, il est vrai, dans nombre de romans d'inspiration historique), mais l'auteur déverrouille ainsi au béotien des portes que celui-ci peut ensuite pousser.

Un livre (de plus) qui montre que, presque 700 ans après que Jacques de Molay périt sur l'île aux Juifs, les mythes liés aux Templiers continuent de faire rêver le soir au coin du feu.

11/10/2007

11/10/07 - 20:55

Synthèse européenne

Dans l'assiette, ce soir :
pâtes aux œufs allemandes juste relevées avec une pointe de Mojo rojo canarien, fromage tyrolien, le tout arrosé d'un reste de Chianti.

ou bien cet été :
Deux Français qui écrivent depuis l'Espagne, en allemand, une carte postale adressée en Grèce à deux... Grecs. (Ce dernier point manque d'originalité, je sais).

Une Europe en marche.

09/10/2007

09/10/07 - 22:23

Parce que j'ai décidé que ça valait un post

En réaction à mon pertinent article précédent, In-the-stars me fit ce commentaire non moins pertinent :

Et alors tu gères comment l'inévitable di-verge-nce ?

Tout d'abord sachez que je digère très mal les... heu... Et le contraire aussi d'ailleurs.

Mais je dois, je le reconnais, faire quelques mises au point.

Tout d'abord, il s'agissait simplement d'une observation préliminaire, basée sur quelques points de mesure seulement ; trop peu pour un statistique fiable, je confesse.
Peut-être n'est-ce qu'une approximation qui n'est plus valable quand t tend vers t0 (instant de satisfaction de l'envie). Je pense que dans la nature, il y a d'autres phénomènes dissipatifs (négligés dans ce modèle simple) qui conduisent à une saturation.
Toutefois, je voulais attirer votre attention sur deux aspects singuliers de cette théorie.

1) Parfois, ça diverge vraiment (i.e. que ça ne sature pas assez vite), en d'autres termes ça explose lors que l'envie dépasse un seuil critique quand t devient proche de t0. (Exemple d'application: voir chapitre 2, corollaire de l'éjaculateur précoce).

2) Si rien ne contraint t0 à être constant ou du moins borné, alors t-t0 tend vers une constante (ce qui empêche la divergence) ; ce phénomène est connu sous le nom de supplice de Tantale.


N.B. : si ça, ce n'est pas masturbatoire...
N.B.2 : Tiens ! Le dictionnaire français de Mozilla ne connaît pas dissipatif, éjaculateur ou masturbatoire. Le TLFI, si. (ouf)

06/10/2007

06/10/07 - 11:54

Observation

L'impatience, c'est comme l'envie de pisser, c'est inversement proportionnel au carré du temps qu'il reste à attendre.

05/10/2007

05/10/07 - 12:09

Week-end à Paris

Je pars tout à l'heure pour passer (enfin!) un week-end à Paris avec tnÅ.

[mode cynique /on]<--- Ca, c'est pour ceux qui sont lents à la comprenette...

En fait je voulais savoir si je devais emmener mon parapluie.
Avec tous ces gens (quelqu'un tient les comptes, ou tout le monde s'y est-il déjà habitué ?) qui, en France, fuient les rafles1 en sautant par les fenêtres, je préfère être prévoyant.
Il serait peut-être temps d'instaurer une météo des descentes, avec bulletins de prévision, du genre:
Attention ce matin dans le XVIIIe arrondissement de Paris, risque localisé de chute de corps, niveau vigileance orange étendu au XIXe.

Ils devraient se contenter de faire des rafles de plain-pied, ça serait moins dangereux pour les passants.

[mode cynique /off]

1Pour les esprits chagrins, petit rappel :
Rafle: Arrestation massive opérée par la police à l'improviste. (source: TLFI)

04/10/2007

04/10/07 - 22:47

D'une fête à l'autre

Hier, comme je le mentionnais, était le jour de la fête nationale allemande – seul jour férié fédéral au passage – le jour de l'unité allemande commémorant la réunification en 1990.
Je ne sais pas si une fête nationale qui célèbre l'unité d'un pays est courante (je le pense sans certitude), mais on la retrouve, d'une certaine façon, au moins ailleurs : en France.

Si nous fêtons les acquis de la Révolution française le 14 juillet, nous commémorons ce jour plus spécifiquement la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790.
A ceux qui l'auraient oublié, voici un extrait du rapport d'Henri Martin (C'est rouge ça, non ?), au nom de la commission chargée d’examiner le projet de loi visant en 1880 à l'instauration de la fête nationale :

Mais, à ceux de nos collègues que des souvenirs tragiques feraient hésiter, rappelons que le 14 juillet 1789, ce 14 juillet qui vit prendre la Bastille, fut suivi d’un autre 14 juillet, celui de 1790, qui consacra le premier par l’adhésion de la France entière, d’après l’initiative de Bordeaux et de la Bretagne. Cette seconde journée du 14 juillet, qui n’a coûté ni une goutte de sang ni une larme, cette journée de la Grande Fédération, nous espérons qu’aucun de vous ne refusera de se joindre à nous pour la renouveler et la perpétuer, comme le symbole de l’union fraternelle de toutes les parties de la France et de tous les citoyens français dans la liberté et l’égalité. Le 14 juillet 1790 est le plus beau jour de l’histoire de France, et peut-être de toute l’histoire. C’est en ce jour qu’a été enfin accomplie l’unité nationale, préparée par les efforts de tant de générations et de tant de grands hommes, auxquels la postérité garde un souvenir reconnaissant. Fédération, ce jour-là, a signifié unité volontaire.


J'aime beaucoup cet extrait.

Voilà.
Si vous ne le saviez pas, vous saurez dorénavant quoi répondre à ceux qui vous expliquent que c'est mal de fêter le 14 juillet car ce n'est rien d'autre que de fêter un bain de sang.

03/10/2007

03/10/07 - 12:54

3 octobre

Aujourd'hui, nous fêtons l'unité allemande, reconstruite il y a 17 ans, moins d'un an après ça:



Prost !

 

L'image de la bannière et celle de l'avatar ont été créées d'après une illustration de M. Whelan sur la couverture de "l'Assassin du roi" (R. Hobb, France Loisirs Ed.).
Les photos sont de moi, sauf mention contraire.

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