30/04/2007En attendant le 12 maiSpéciale dédicace à mes profs préférés.
Quelques joursQuelques jours de passer en compagnie de ma sœur que j'ai remise ce soir dans le car pour Dijon (transport possédant le meilleur rapport prix/temps).
Quelques jours pour faire découvrir la ville.
Quelques jours pour découvrir la ville aussi.
Il n'y a rien de mieux que de recevoir pour prendre le temps de visiter ce qui est à porter de main, tous ces lieux dont on repousse sans cesse la découverte, jusqu'au départ ; il est alors trop tard.
Quelques jours pour ne pas trop penser à l'avenir, à ce qui se passera dans quelques jours. 27/04/2007Citation attitude
“Pas cette femme là !!!”. Je l’ai entendu à maintes reprises. Alors laquelle ? On entend tout et son contraire à son sujet. Elle joue de sa féminité, tout en étant trop autoritaire. Elle est étourdie tout en étant scolaire et voulant jouer les bonnes élèves. Elle n’a pas la carrure, tout en étant une tueuse qui a tout écrasé sur son passage pour prendre la tête du PS, elle est une gourde paysanne sans style ni culture, tout en étant issue de l’ENA et des milieux politiques hors d’atteinte pour le commun des mortelles. Les arguments visent rarement les idées, mais plus la personne, car à travers elle, beaucoup de femmes se jugent elles-mêmes, pas avec une grille de valeur qui leur est propre, mais celle de cette société où elles partent perdantes car la femme qui veut réussir doit se faire homme alors qu’aucun homme qui aspire à de tels desseins ne doit se faire femme.
Juju
24/04/2007Première
J'ai ma première pièce slovène !!!
Je m'en suis aperçu in extremis avant de la mettre dans la machine à café.
Elle se sera fait attendre...
50c
^_^
23/04/2007Derniers commentaires (pour aujourd'hui...)Les Français à l'étranger
En ce qui concernent les trois candidats principaux, les Français de l'étranger ont voté en gros comme en France (Sarkozy (38.5%) ; puis Royal (29.9%) et Bayrou (21.5%)).
Moi, ce qui me troue, c'est que Le Pen arrive 4e avec 3.3% des voix, ce qui représente tout de même 10 771 Français expatriés, émigrés, qui votent Le Pen...
Au final, je ne suis pas trop mal entouré à Munich, non ?
— Mme Royal : 1366 (34,46%)
— M. Bayrou : 1171 (29,54%)
— M. Sarkozy : 1099 (27,73%)
— Mme Voynet : 122 (3,08%)
Lettre ouverte à Mme RoyalMadame,
Hier soir, j'ai eu envie de vomir en ressentant l'hypocrisie des bribes du discours de N. Sarkozy.
Hier soir, j'ai eu envie de pleurer en entendant des bribes de votre discours.
Le discours d'un battu. Hésitant. Inhabité.
Vous qui auriez dû chercher à rassembler.
A susciter l'espoir.
Personne ne pouvait y croire hier.
Avez-vous vraiment abandonné la partie ?
Je vous supplie de reprendre le combat,
de montrer que vous êtes capable de fédérer toutes les forces de la nation de bonne volonté, du centre à la gauche, et de construire une société qui n'est pas celle de Nicolas Sarkozy,
d'attaquer votre adversaire dans ses propres contradictions, ses raccourcis rapides et sans fondements, de montrer que derrière vos formules rhétoriques, il y a un vrai programme, de montrer en quoi ce programme répond aux problèmes des Français, de tous les Français.
On dit de vous que vous préférez perdre seule que vaincre avec les autres.
Mais vous feriez une funeste erreur de jugement en croyant qu'ainsi vous perdriez seule.
Ce serait égoïstement présomptueux.
Ce serait oublier les millions de Français qui, malgré tout, ont encore voulu croire à la gauche.
Ce serait oublier les millions de Français qui ne peuvent se reconnaître dans le monde communautariste et manichéen que leur propose votre adversaire.
Ce sont ces Français-là qui auront alors perdu.
Pas vous.
Bien cordialement, Fantasme politique
Mes chers amis,
les Français en ont décidé ainsi, au second tour de l'élection présidentielle s'affronteront N. Azykros et S. Ayrol. Vous connaissez mon indépendance vis-à-vis des partis politiques que chacun représente. Grâce à vous qui avez voté pour moi dimanche, le centre existe. Le 6 mai ils nous faudra faire un choix. Entre l'un et l'autre. C'est une alternative, il n'y a plus de troisième possibilité.
Parce que je veux une France plus juste, réconciliée avec elle-même, je souhaite un président de la République à même d'unir la nation, un président d'ouverture, qui accepte d'écouter tous les Français. Un président ne peut être le président des communautarismes, le président des intérêts particuliers, le président qui monte les Français les uns contre les autres.
Aussi, le 6 mai je voterai pour S. Ayrol, et j'invite tous les Français qui m'ont fait confiance à faire de même.
Oui, il est vrai, je désapprouve une grande partie de son projet économique, mais je pense que dans ses rangs se trouvent suffisamment de personnes à même d'entendre notre voix. C'est pourquoi je vous appelle également à vous mobiliser pour soutenir les candidats que l'UDF présentera lors des futures élections législatives pour que nous puissions agir dans ce sens.
Comme par le passé, je continuerai à soutenir ce qui me semble juste, et à me battre contre ce qui me semble mauvais pour la France.
Ceci était un non-discours d'un candidat centriste, F. Oubray.
Dans la réalité, personne ne prononcera jamais rien de tel, mais j'ai bien le droit de fantasmer encore un peu, non ?
22/04/2007Réactions à chaudLes points positifs :
* Les français votent ;
* Je n'ai pas à réfléchir ni à me torturer pour le 6 mai.
On pourrait se réjouir du score de Le Pen, manifestement plus bas qu'en 2002.
Mais en y regardant de plus près, on peut estimer qu'en nombre de voix, la réduction est minime. N. Sarkozy, avec ses dérapages verbaux, son discours ultra-droitier et nationaliste, devait assécher le terrain électoral de Le Pen. Malheureusement, il n'a pas vraiment convaincu les anciens lepénistes de rentrer au bercail. [edit: finalement, avec les résultats définitifs, on peut dire que 1 million de lepénistes sur les 5 a rejoint l'ump]
Ceci dit, le score de N. Sarkozy est très haut (et continue à monter j'ai l'impression), il faut le reconnaître.
Si on ajoute le score de la droite ultra-nationaliste à celle de la droite nationaliste et conservatrice, on trouve 44% (voire 45-46% avec les chasseurs).
Il n'est pas encore à l'Elysée, mais tout comme.
C'est un jeu très difficile pour S. Royal qui ne peut pas mobiliser les abstentionnistes (il n'y en a pas...) ; l'appel au vote utile ayant manifestement bien fonctionné dès le premier tour, le réservoir à gauche est à sec. On dépasse difficilement les 36%.
Je suppute que F. Bayrou ne pourra pas se permettre de donner de consignes de vote pour pouvoir être crédible dans son dépassement des clivages.
Il n'empêche que ce sont ses électeurs qui choisiront le président.
Ils choisiront S. Royal en votant pour elle ;
ils choisiront N. Sarkozy en votant pour lui ou en s'abstenant.
Bon je vais faire mes fonds de tiroir pour voir avec quoi je peux me bourrer la gueule pour oublier.
P.S. : La seule vague lueur d'espoir pourrait être que le débat tourne en sa faveur, mais je ne sais pas pourquoi, j'ai du mal à y croire...
Pour la première fois de ma viej'ai fait plus d'une heure de queue pour mettre un bulletin dans l'urne.
Arrivé devant le bureau de vote à 11h30.
Sorti à 12h40.
Et la queue s'était encore un peu rallongée.
Les Français de Munich et de Bavière ont fait manifestement preuve de plus de civisme que prévu !
20/04/2007Pensée du soirJ'ai hâte que ça se termine.
Je commence à trouver ça épuisant...
18/04/2007L'heure du choix (4) La voie Royal ?... mais j'ai voté il y a cinq ans. Si je n'arrive pas à regretter mon choix du premier tour, je ne voudrais pas revivre le geste du second. Alors, il y a le vote utile.
Voter pour le candidat de la famille politique dont je me sens le plus proche, le plus à même de passer au second tour.
Ségolène Royal.
Sa campagne n'aura pas été facile. les médias français, qui l'ont en grande partie fait lors de la campagne interne des socialistes, se sont évertués à la défaire en guettant le moindre de ses faux-pas, alors que Sarkozy recueillait souvent une complaisance obséquieuse, et Bayrou un dédaigneux mépris. C'est souvent la sensation que j'ai eu en revenant en France. Un lapsus pour Sarkozy devenait une gaffe pour Royal.
Campagne sous de mauvais auspices dans la mesure où une frange de l'électorat socialiste (cf. épisode (2)) est passée en bayrousie, avec moult fracas, et ils ont sûrement été les plus acharnés à tenter de la démolir, et de fait le PS avec. Bon j'avoue ne pas avoir été trop perturbé par ce départ, en particulier de ceux dégoûtés de cette « Boutin de gauche ». C'est sûr coco, chez les démocrates chrétiens, c'est 'achement plus rock-n'-roll... Mais bon ? Que voulez-vous contre la mauvaise foi.
Je vais essayer de voter pour un programme, des idées, un projet.
Si l'homme est important, le projet qu'il porte ET la majorité qui le soutient sont cruciaux.
Je passe outre les commentaires absurdes sur son incapacité à pouvoir former un gouvernement tant la majorité qui la soutient serait hétéroclite. Absurde. Ces diverses sensibilités ont toujours cohabité, et la force de la gauche entre 1997 et 2002 fut justement d'être plurielle.
Quant au procès en compétence (et mieux vaut être Bécassine qu'Iznogoud comme elle le dit avec humour), ça reste un mauvais procès. Chirac a toujours été présenté comme le roi des incompétents, il faut croire que les gens s'en foutent, car il y a, derrière, un gouvernement, des ministres, des conseillers. Il faut quelqu'un qui sache prendre des décisions, et je suis sûr que le costard d'autoritaire qu'on lui a taillé est un atout.
Bien sûr, elle m'agace. Elle m'horripile parfois : certaines de ses gaffes sont réelles.
Sa dernière saillie sur le drapeau tricolore qu'on devrait avoir chez soi est une connerie monstre. D'un autre côté, j'imagine mal un gouvernement mettre en place une brigade de vérification des drapeaux....
Entendez bien, cependant, je pense qu'elle a raison sur le fait qu'il est dangereux de laisser les symboles de la nation à la droite seule. On peut être fier d'être français sans être méprisant pour les autres. Je suis fier d'être français, comme je suis fier d'être bourguignon, comme je suis fier d'être européen. La fierté peut s'entendre aussi (du moins dans ce cas, mais cela n'engage que moi) comme un sentiment d'attachement.
Non, ce en quoi elle a eu vraiment tort par ces propos, c'est d'avoir détourné ainsi le débat de ses fondamentaux. C'est une faute.
J'avais été agacé comme beaucoup par sa proposition d'encadrements de type militaire pour les jeunes délinquants dans le but de leur apprendre les valeurs de la république. Et puis avec le temps, l'idée a fait son chemin. Il faut punir et expliquer la punition. Tout le monde convient que ne pas punir est stupide. Mais quelle punition ? En regardant quelques reportages, il apparaît que la prison est souvent une catastrophe, car la récidive est souvent encore plus rapide après un passage dans ce que certains appellent l'école du crime. Quant aux travaux d'intérêts généraux (auxquels je veux croire), s'ils semblent avoir un impact sur certains, d'autres semblent les faire comme ils faisaient leur heures de colles au collège : sans intérêt particulier. Puisqu'on parle tant de manques de repères, pourquoi ne pas tenter d'en donner ? Je ne sais pas si cette méthode marchera, mais de mon point de vue, elle mérite d'être tentée.
Continuons sur la lancée du programme et des propositions.
J'ai tellement lu de ci de là que ce programme était vide, que lorsque j'ai commencé à lire son pacte présidentielle en 100 points et le projet du PS, j'ai été agréablement surpris.
Du point de vue sociétal, forcément, je m'y retrouve.
Mais je me retrouve également dans les propositions pour le renouvellement des institutions et de leur fonctionnement (plus de représentativité en cherchant à rester fonctionnelle, pour espérons-le une vraie assemblée qui légifère, et non pas la chambre d'enregistrement qu'elle est trop souvent), ou dans les propositions pour l'Europe (pour une vraie constitution, une armée européenne, pour tendre vers une harmonisation sociale...), même si je regrette qu'on ne sache pas trop comment cela se fera en pratique (ce qui est aussi vrai pour le programme de Bayrou sur ce sujet, au passage moins ambitieux mais dans lequel je retrouve certains points importants).
C'est vrai, la politique économique et sociale, tant sur le logement, le travail, ou la santé est volontariste. Mais je la trouve bien équilibrée socialement parlant, avec une volonté de sanctionner les tricheurs à tous les niveaux, et d'aider ceux qui font les efforts, avec une fiscalité favorisant l'investissement des entreprises par exemple. Un de mes regrets c'est de ne pas retrouver la volonté de supprimer les effets de seuil (sur l'impôt, mais aussi sur la santé) qu'on trouve en revanche chez Bayrou ; et que comme les projets de tous les candidats, il semble oublier que l'économie de la France est plongée dans celle de l'Europe[1].
Ceci étant, un tel projet, ambitieux, novateur, volontariste, aura un coût.
C'est donc un pari sur l'avenir.
On peut vouloir le refuser.
Moi je suis prêt à le prendre.
Oh, je ne saute pas au plafond de joie. Mais je veux espérer. Il y aura forcément des déceptions, je ne suis pas stupide.
Mais ce projet peut avoir une vraie dynamique, et il mérite d'être tenté.
Finalement, ce n'est pas qu'un choix utile.
C'est aussi un choix de conviction.
Un vrai choix.
Le mien.
[1]J'entendais certains se demander pourquoi ne pas appliquer la politique allemande, puisque leur croissance a fait un bond l'an dernier. Je ne suis pas économiste, alors j'ai tenté de me renseigner. Tout d'abord la croissance n'est pas si élevée que ça, et la prévision pour 2007 n'est pas terrible. Elle est plus élevée que celle de la France, mais elle est très loin de rattraper son retard accumulé ces dernières années. Si j'ai tout suivi, corrigez-moi si je me trompe, une des raisons de cette croissance est la politique économique non-coopérative qu'elle a mise en place dès 2000 qui a pour but, non pas de « créer » de la croissance, mais de la « prendre » à ses partenaires économiques directs : en particulier la France, l'Italie, L'Espagne. C'est pourquoi, pour réagir ces deux derniers commencent à faire de même. Comme c'est un jeu à somme nulle, l'apport globale à la croissance européenne ne varie pas. La fameuse TVA sociale que d'aucuns proposent va dans ce sens. Les pays jouent au chacun pour soi. L'Europe ne décolle pas.
17/04/2007L'heure du choix (3) Gauche, extrême gauche et autres petitsJe vais être bref ici.
Commençons par quelques uns de ces petits que j'élimine sans sommation.
Tout d'abord, les candidats de lobby ou de syndicats : à savoir Bové, Schivardi dont j'avoue ne m'être même pas intéressé, et Nihous, dont la seule raison d'être est de battre les Verts (ça c'est du projet politique coco).
Je ne voterai pas non plus pour Laguiller et son mouvement sectaire, dont les statuts sont le dernier refuge en France de la dictature du prolétariat, comme si la dialectique marxiste sur l'état bourgeois avait encore un sens dans sa définition brute.
Il reste donc trois candidats, que je trouve intéressant, au moins humainement.
Le facteur Besancenot. J'avoue d'emblée, je ne voterai pas pour le mouvement « révolutionnaire », mais ce personnage m'est sympathique. Je me souviens encore de sa spontanéité à appeler à voter Chirac sous le coup de l'émotion ; propos modérés un peu plus tard, il est vrai, par la Ligue. Ce garçon manque cruellement de réalisme, mais comment ne pas adhérer à son ancien slogan Nos vies valent plus que vos profits ? De plus, il n'a pas mauvais fond : il n'a pas pendu en place publique le maquettiste de son affiche électorale qui le méritait pourtant. On croirait une affiche pour un thé dansant à Triffouilli-sous-Dun avec l'accordéoniste vedette du canton... (NdA: Ceci n'est pas une attaque contre la ruralité...)
Marie-George Buffet, elle, a une belle affiche. Un beau rouge en fond. Et le rouge à lèvres assorti. Elle a des convictions – dont, il est vrai, un certain nombre en commun avec moi si j'en crois certains tests politiques – et elle y croit. Des convictions donc, et si je suis d'accord un certain nombre de constats (sur le logement, la santé, et les relations entre l'économie réelle et le monde financier), je crains fort que les solutions proposées ne soient pas réalistes.
Enfin il y a Dominique Voynet, pour les Verts, qui a des convictions, et même des couilles d'après certains chasseurs. Sa participation à la gauche plurielle ne m'a pas laissé un mauvais souvenir, et bien que je sois en désaccord avec elle sur certains problèmes comme le nucléaire, si les élections étaient différentes, s'il s'agissait par exemple d'élire une assemblée qui désignerait un chancelier, l'hypothétique liste qu'elle mènerait aurait ma voix, car un groupe Verts dans une telle assemblée me semble importante. Mais nous sommes en France, face à un scrutin uninominal majoritaire à deux tours.
Pour ce premier tour de l'élection présidentielle, elle pourrait donc avoir ma voix.
mais...
L'heure du choix (2) Le cas BayrouCet homme est tentant. Son côté seul contre tous, chevalier héroïque est foutrement sexy.
Et il endosse à merveille le rôle de thaumaturge, prêt à panser les plaies des Français et à les réconcilier avec eux-mêmes.
Soyons honnêtes, même pour moi c'est tentant...
Sauf qu'il y a cette impression de déjà vu. Quoi donc ? C'est quoi ce petit goût légèrement amer, ces sonorités discordantes dans cette envoûtante symphonie ? Ah oui. La fracture sociale. 1995. Chirac.
Oui, c'est ça. Ca me rappelle bougrement Chirac qui voulait résorber la fracture sociale. Campagne de gauche pour un homme de droite.
Douze ans plus tard, on voit où on en est.
Ne faisons pas de procès d'intention.
Il a peut-être effectivement changé. Il n'est peut-être plus ce ministre bien à droite qu'on a connu.
Au moins, il ne traîne pas de casseroles, et je veux croire en son honnêteté et son intégrité.
Et lui, il a reçu le soutien de gens de « gauche »...
Si. si.
Tout le monde a entendu parler de Spartacus (au passage, ça sonne très gay-friendly tout ça), un groupe de socialistes dont le courage et l'engagement politique les poussent à garder un farouche anonymat.
Et puis il y a une partie de l'électorat strauss-kahnien déçu, en particulier la bourgeoisie de gauche liberalo-libertaire, avec de belles figures de proues bloguesques, prêt à n'importe quoi pour casser du Royal ; on y trouve même des anarchistes en charentaises ! C'est dire !
Bon, on a les soutiens qu'on peut.
Je fais fi du faux argument concernant son absence de majorité.
S'il est élu, il la trouvera aux élections de juin.
Mais quelle sera-t-elle réellement ? Il s'appuiera probablement sur son groupe parlementaire déjà existant (qui reste quand même bien à droite, il fait tout de même figure d'exception) ; probablement l'aile modérée de l'UMP. Une partie de la gauche ? Peut-être Rocard qui reste sur sa lubbie du fameux big-bang (qui avait bien marché et bien fait big-banger la gauche en 93...). Donc, oui, peut-être une partie de la gauche. Pour appliquer son programme.
Mais quel est-il ?
Vous êtes assez grand pour le lire tout seul, je pense (non ?).
Bon j'avoue net, c'est terne et décevant.
Sur les sujets de société, il ménage la chèvre et le chou, en bon centriste.
Sur l'école, augmenter la réussite et faire baisser l'échec, je pense que tout le monde au centre et même à gauche, voire à droite (bien que des foules éduquées donc moins dociles ne doivent pas forcément plaire...) sera d'accord. Mais les moyens restent ... flous, pour être gentil.
Son programme a des similarités avec celui de Royal sur ce sujet (sur la carte scolaire par exemple).
Au passage une grosse lacune : comme tous les politiques, il considère que le problème, c'est le collège. Or, je pense que certains profs seront d'accord avec moi : le collège ne fait que révèler des carences existantes. Quand Bayrou dit : « [il faut] que 100 % des élèves sachent lire et écrire à l’entrée en sixième. S’ils ne savent pas, qu’on leur apprenne. » Mais en 6e, n'est-ce pas un peu tard justement ?
Difficile de trouver quelque chose d'excitant, alors concentrons-nous sur le nerf de la guerre, l'économie et le social.
Globalement, il n'y a pas photo, sur nombre de sujets, comme la fiscalité, les retraites, la CMU, cela reste très proche de celui de Sarkozy. La différence majeure reste l'orthodoxie budgétaire, permettant théoriquement une réduction de la dette publique, mais au prix probable d'une croissante atone et de conflits sociaux. C'est un programme de droite immobiliste, plutôt au centre droit si on la compare à celle de N.S., car mâtinée d'un humanisme « de droite » (en particulier une certaine solidarité nationale qui consent à ne pas privatiser complètement la santé).
Son affiche est à l'image de son programme.
Une main droite qui cogne fort, légèrement amortie par sa gauche.
Si j'étais de droite, je voterais pour lui.
Mais il en faut plus pour me convaincre.
Son discours a du sex-appeal, son programme pas.
16/04/2007Brèves de campagne
Si j'en crois les journaux, la blague du jour c'est Sarkozy est gaulliste. arf. arf. arf.
C'était la blague de Michel Denizot. ta-la-ta-taaa la la.
--
Tentative d'analyse des appels de Rocard et Kouchner sur le Big Bang Blog : ici.
L'heure du choix (1) Pour qui je ne voterai pasPour l'extrême droite bien sûr, que ce soit pour le canal historique ou pour le fou du Puy (toujours très fantaisiste... 200 000 polygames, hop, comme ça, sortis du chapeau, 10 à 15 fois plus que les estimations plus sérieuses – bien que ce soit délicat – enfin, toujours dans ses fantasmes je vois) qui l'a débordé sur son aile extrémiste, ce n'est même pas la peine d'en parler.
Pour N. Sark0zy, ensuite.
Tout d'abord car je réprouve totalement, et son programme économique et social, et une partie de ses valeurs morales, et sa vision de la politique extérieur, qui vont à l'encontre de mes convictions. C'est un homme qui ferai presque regretter Chirac, c'est dire. Il en a les défauts, sans les qualités.
Ce qui me semble le plus absurde, c'est qu'il passe pour un homme de changement ; lui qui depuis cinq ans a presque toujours été à des positions clefs : à l'économie et aux finances et à l'intérieur (et même une place inédite de presque vice-premier-ministre, nommé directement par le chef de l'état...).
Or cet apprenti sorcier laisse une France au bord de l'explosion ; grâce à la politique de cet incendiaire démagogique, la France a connu la pire vague d'émeutes en presque 40 ans.
Sa politique économique et sociale est celle de l'UMP, dans la continuité de celle en application depuis cinq ans.
Casser le système de redistribution solidaire par l'impôt ;
Vendre les biens de l'état ;
Offrir les sociétés de l'état aux copains ;
Mettre en place un système de santé franchisé, santé qui sera à terme assurée comme n'importe quel bien ;
Stigmatiser l'autre : assimiler chômeurs et profiteurs, par exemple ; oui ça existe, on en connaît tous ; ça existe à tous les niveaux. Je connais aussi des gens relativement riches qui magouillent pour réussir à ne pas payer d'impôts, pourquoi ne pas les pointer du doigt ? Pourquoi, pour quelques individus, jeter l'opprobre sur une classe entière de personnes ?
Monter les Français les uns contre les autres, travailleurs contre chômeurs, salariés contre fonctionnaires.
Quant à considérer son programme économique comme le seul « réaliste », je me contenterai de citer l'économiste H. Sterdyniak, professeur à Paris Dauphine (Liberation, le 13/02/07):
Le programme économique de Sarkozy est un fourre-tout extravagant. Il promet et la hausse des dépenses publiques et la baisse des prélèvements obligatoires dans des proportions invraisemblables. Les hausses sont légion, à destination de la recherche et l'enseignement supérieur, des retraités -revalorisation des petites pensions-, des familles -instauration d'une allocation au premier enfant -, ou des chômeurs -hausse promise des plus basses indemnités. Ces promesses représentent un surcroît de dépenses de l'ordre de 37 milliards d'euros, soit deux points de PIB. Les économies proposées pour y faire face, comme le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite ou la lutte contre la fraude aux minima sociaux, apparaissent bien faibles, à peine plus de 6 milliards d'euros. Sarkozy s'engage en même temps sur une baisse massive des prélèvements obligatoires : entre la déduction des intérêts pour l'achat d'un logement, l'exonération des heures supplémentaires, la TVA dans la restauration ramenée à 5,5 %, la baisse des droits de succession, etc., les recettes de l'Etat et des organismes sociaux seraient amputées de 24 milliards d'euros ! En fait d'orthodoxie budgétaire, Sarkozy se propose de creuser le déficit public de 55 milliards d'euros, soit 3 % du PIB ! On voit mal la cohérence économique... Ces dépenses seraient financées par le surcroît de croissance que les baisses d'imposition généreraient. Pour cela, la croissance française devrait être de 5,5 % par an pendant cinq ans. Peu probable. Ce programme libéralo-populiste ne tient guère la route.
Fermez le ban.
Ensuite, si j'ai souvent approuvé Chirac ou Villepin dans leur choix de politique extérieure, je doute que ce sera le cas avec l'homme qui dit à Bush que la France s'est trompée et aurait dû s'aligner sur les Etats-Unis lors du conflit en Irak... Lorsqu'on voit le fiasco humanitaire et politique de l'opération, j'en frémis...
Moralement, je ne partage pas les valeurs de l'UMP, ce n'est pas une surprise. Quand je pense par exemple à cette floppée de députés UMP et UDF qui, voulant casser du pédé, ont in fine jeté également l'opprobre sur les familles monoparentales (divorcés, veufs, mères célibataires), avec leur ridicule manifeste pondu par l'inénarrable J.M. Nesme, dans la plus pure tradition de la droite conservatrice, je reste sur le cul, pour parler crûment.
Sur les questions de santé publique, les démélés du candidat avec l'association AIDES montrent un cynisme à toute épreuve. Poser pour des affiches et refuser de s'entretenir avec les responsables de l'association pour connaître ses mesures de lutte contre la pandémie, tout comme Orphéus, j'appelle ça de la propagande (même si depuis il semble s'être rattrapé aux bouts des branches).
En discutant avec des gens hors de France, la meilleure synthèse de Sarkozy qu'on m'a faite est celle d'un bushiste français (avec une politique proche de celle des néo-conservateurs), matiné de Berlusconi.
C'est l'homme du système, au cœur des systèmes politique, médiatique et économique.
Mais il veut faire croire le contraire ; et par le pouvoir de la manipulation médiatique, je crois qu'il y arrive.
Ses dernières déclarations anti-Allemands (petit rappel) et de génétique politique ont mis bien du temps à émerger dans la presse, manifestement frileuse (et je passe sous silence la notion de race chinoise que Sarkozy a développé sur Inter le 12 mars). Imaginez un instant ses propos sur la solution finale prononcés par un autre, c'était l'émeute journalistique...
Quand au déterminisme génétique du suicide ou de la pédophilie, dans la lignée de ses opinions scientifiquement contestables et contestées sur le contrôle en bas âge des potentiels futurs délinquants, il me fait frémir encore une fois. Il s'est vanté d'avoir ouvert un débat. Mais quel débat ? Ce n'est pas un débat, car ce n'est pas une opinion. On ne décide pas par idéologie ce que les gènes gouvernent ou pas. Seules des études scientifiques ( je n'en ai entendu aucune aller dans ce sens, au contraire[1]) peuvent répondre à cette question ; pas une discussion politico-philosophique. Croire le contraire est grave.
Ceci dit, même si j'étais de droite et tenté par son programme politique, j'aurais je crois un énorme problème de conscience à voter pour cet homme, qui représente en politique ce que je hais le plus. Un traître arriviste (vous n'avez pas besoin d'exemples non ? 1995 tout ça ?), manipulateur et truqueur, démagogique (pour un exemple retournez voir ma note ici), semblant peu concerné par la séparation des pouvoirs, considérant qu'un bon journaliste est un journaliste obéissant (ici ou là), avec un ego démesuré, encore plus que les autres politiques qui en ont déjà un gros, au point de friser la pathologie.
Non décidément ni au 1er ni au 2nd tour des élections, je ne pourrai apporter ma voix à cet homme de division.
Comme le dit son slogan, avec lui, tout est possible.
En particulier qu'il provoque une étincelle dans la poudrière qu'il a contribué à créer.
Certains n'attendent que ça et sont prêts pour la révolution, je le crains.
[1]« La vision d'un gène commandant un comportement complexe tel que ceux conduisant à l'agressivité, à la violence, à la délinquance, à la dépression profonde avec dérive suicidaire, est ridicule et fausse », Prof. A. Kahn, généticien. 15/04/2007DéprimeGros coup de bambou.
Une amie septuagénaire vient de m'expliquer qu'elle avait fait son choix pour les présidentielles. Elle votera pour ce qui lui semble être le seul vote de gauche :
N.Sark0zy...
Il y a quelques jours je me disais :
"On peut être Sarkozyste, après tout.
Mais sark0zyste et de droite, ça fait beaucoup pour un seul homme ;
sark0zyste et de gauche, ça fait un peu con."
Maintenant, je n'ose plus le dire.
Le pouvoir médiatique a dû jouer son rôle de machine à laver les cerveaux...
[edit] : finalement, nous sommes tombés d'accord sur un point : le vote Sarkozy n'est pas de gauche. Ouf. Brèves de la semaine passéeLe week-end dernier, j'ai fait une cure de chocolat.
Dimanche, j'ai acheté un petit recueil de poèmes sur un marché du livre dans un petit village du Roannais que je connais bien. J'avoue honteusement que le charme hispanisant de l'auteur n'a pas été étranger à mon achat. Bon, c'est vrai, en réalisant qu'il avait presque dix ans de moins que moi, j'ai eu un coup de vieux ; mais maintenant j'ai un exemplaire dédicacé qui prendra peut-être de la valeur dans le futur ; qui sait ?
Lundi, marche en famille dans le Brionnais sous un ciel magnifique. Un très joli parcours de 15km dans ce bocage que j'affectionne.
J'ai pris deux kilos.
14/04/2007Raison d'un sondageJe ne ferai pas mention ici des sondages dont la France a été abreuvée des mois durant jusqu'à l'écœurement et qui guident les élections. Non, je fais juste référence au sondage que j'ai proposé la semaine dernière.
Si on demandait aux gens de citer un grand scientifique du XXe siècle, il est fort à parier que Einstein sortirait du lot. Un petit génie, c'est un petit Einstein. Il s'agit presque d'un nom commun.
Mais si on demande de se restreindre aux seuls Français, qui sortira du lot ? Telle est la question que je me posais, avec quelques petites idées en tête. La première étant que les Curie auraient la part belle – sûrement méritée, je ne pense pas qu'il y ait d'autres familles au monde avec une si belle collection de prix Nobel – et particulièrement Marie. Cependant j'avais peur que cette vision soit biaisée par mes études et ma culture de physicien matheux.
La faiblesse du nombre de réponses ne permet pas de trancher ; mais Marie Curie est cité deux fois (sur 7...) et puis il y a Paul Langevin qui – allez – était presque de la famille... Il est intéressant de voir la variété des scientifiques et des domaines cités en réponse, ce qui laisse à penser que ma vision est effectivement biaisée.
La seconde idée que j'avais en tête est qu'il y aurait un grand oublié. Vincent m'a fait mentir (mais bon ça ne compte pas, on va dire que c'est par esprit de corps ;-) ) ; mais force est de constater que Henri Poincaré n'est que rarement connu du public. On connaît bien son cousin, Raymond, gravé dans nos souvenirs de cours d'histoire. Mais Henri m'a pas les faveurs de la mémoire collective. Pourtant, cet homme, réputé pour être quelqu'un d'un peu distrait et d'un caractère doux, fut un des plus grands mathématiciens, physiciens et philosophes des sciences, considéré comme le dernier savant universel qui maîtrisait toute la Science de son époque. Il m'est impossible d'être exhaustif. C'est un des pères de la relativité avec Lorentz et bien sûr Einstein, il est connu également pour ses travaux sur les systèmes dynamiques, en particulier le problème à trois corps et ce qui allait devenir la théorie du chaos. Son apport en mathématiques est considérable en particulier en topologie. Son essai La Science et l'hypothèse publié en 1902 est toujours une référence.
Ceci dit, son nom a refait surface dans les journaux non spécialisés, lorsque, l'an dernier, une médaille Fields a été décernée au russe Grigori Iakovlevitch Perelman (qui a refusé ce « prix Nobel » pour jeunes mathématiciens) pour la résolution d'un des problèmes de Clay (liste) : la conjecture... de Poincaré (définition).
J'avoue, ce post était également un prétexte pour mettre en ligne cette photo du 1 er congrès Solvay en 1911, que j'adore. A la table, au premier plan, Henri Poincaré discute avec Marie Curie. Cette photo regroupe une belle brochette de grands personnages, que je vous invite à reconnaître...
Ca me laisse songeur, un peu rêveur.
05/04/2007TrèveUn long week-end qui commence, une migration en terrain familial, au fond de ma campagne bourguignonne, sans contact internetique.
Oui, je sais, c'est Pâques, les cloches volent...
N'espérez tout de meme pas que je vous ponde des œufs (en chocolat) en route.
Je vous souhaite à tous une bonne trève pascale.
PS : Vous pouvez encore laisser une réponse au sondage du 2 avril. Retour le 11.
03/04/2007Citation attitudeJe suis de ceux qui pensent que la France n’a pas à rougir de son histoire. Elle n’a pas commis de génocide. Elle n’a pas inventé la solution finale. Elle a inventé les droits de l’Homme et elle est le pays du monde qui s’est le plus battu pour la liberté.
(source)
... un gars qui sort des énormités pareilles, il n'est pas tout à fait sain d'esprit tout de même ?
Il faudra que je la ressorte à mes collègues, celle-là... 02/04/2007SondageChers visiteurs, j'aimerais solliciter votre participation à un petit sondage, qui se résume à une simple question (voire deux selon la réponse) :
1) S'il vous fallait citer un grand scientifique français, qui nommeriez-vous ?
2) Si ce scientifique n'a pas connu le XXe siècle, pouvez-vous nommer également un autre scientifique français qui y ait vécu ?
Il n'y a pas de bonnes et mauvaises réponses. Je voudrais juste de la spontanéité.
Merci.
Vous pouvez laisser vos réponses dans les commentaires (sans les consulter avant, pour me pas fausser les résultats).
01/04/2007Révisions (2)Ce n'est pas parce qu'un connard m'a bouffé la vie vendredi et samedi (et que par la faute de cet ignoble individu je n'ai pas trouvé un instant de calme pour jouer chez Timy, hmpf) qu'on va se laisser abattre.
Concentrons nous sur l'essentiel, revenons aux fondamentaux, car dans sept semaines ce sera passé.
Alors, révisons !
Aujourd'hui, 1997.
Cette année-là, j'étais devant la télé dans la famille d'un camarade et néanmoins très bon ami pour regarder le concours. J'avoue qu'à l'époque je n'avais aucune culture (Même si aujourd'hui, elle est très parcellaire je l'avoue) : je connaissais déjà tnÅ, mais il n'était qu'un camarade et néanmoins très bon ami, avec qui je n'entretenais que de très chastes relations. A cette époque mon audiothèque était vierge (... hein ? ... Oui ce n'était pas la seule. Très drôle...) de toute eurovisionnesquerie.
En 1997, donc.
Nous sommes à Dublin, avec les commentaires savoureux d'Olivier Minne. C'est la fin d'une période de 5 ans de domination irlandaise, seulement interrompue par la victoire en 1995 du très beau Nocturne de Secret Garden pour la Norvège.
L'Irlande finira cette fois 2e avec une ballade quelconque et sans intérêt.
L'image que je garde de cette année, c'est ça :
Paul Oscar (très... cuir) représentait l'Islande avec Minn hinsti dans ( Ma dernière danse) dans une chorégraphie qui a dû dérouter un certain nombre d'habitués. Il ne terminera que 20 e (sur 25).
C'est une année faste en tubes qui se trouveraient sur l'ipod que je n'ai pas.
A commencer par la 3 e du classement, Dinle par Şebnem Paker pour la Turquie.
C'est dépaysant sans être déroutant, moi j'adhère. Je préfère de loin cette chanson au Everyway that I can qui a fait gagner ce pays en 2003.
Dublin était à la pointe du progrès, un véritable précurseur, car sept ans avant la Nouvelle-Orléans, on y a vu déferler Katrina and the Waves (ouais ouais facile facile) qui raffla la mise haut la main avec Love Shine a Light.
Ballade pop, sûrement guimauve et qui colle sans conteste au cœur, mais bougrement efficace ; ça me donnerait envie de rouler une galoche au premier venu ou de sauter sans ménagement sur mon tnÅ (hein ? Ouais chuis p'tet en manque de câlins). Et puis elle y croit Katerina à sa chanson, à l'amour universel, dans son chemisier vert acheté aux puces, non ?
Et pour finir, il y a l'Italie, qui revenait après trois ans d'absence, pour ce qui reste à ce jour sa dernière participation. Jalisse chante Fiumi di parole. J'adore.
Elle finira 4 e ; mais je pense qu'elle s'en moque : elle avait gagné le festival de San Remo.
Ca, c'est du post youtubé !! |