Fitz

19/10/2006

19/10/06 - 19:06

Vincent Delerm et moi

2002. Un soir de mai (avril ou juin ?) j'avais rendez-vous devant l'Européen.
Je dépannais une amie dont le Cher-et-Tendre avait eu un empêchement de dernière minute et qui se retrouvait seule avec deux tickets.
Je l'accompagnais donc, histoire de découvrir Vincent Delerm et Jeanne Cherhal. je ne connaissais pas la seconde, et n'avais qu'entendu vaguement dans les brumes matinales une histoire entre Fanny Ardant et lui sur Inter.
Je sors rarement ; vais rarement en concert. Et la soirée fut excellente.
Jusqu'au dernier rappel, une Aventura en duo. Irrésistible.
Depuis je suis ces deux artistes.
J'avais aimé le piano voix de Delerm, son chant hésitant, son jeu permanent sur scène, les transitions travaillées et amusantes entre chansons, cette alternance de "deux chansons sordides pour une chanson rigolote". je m'étais jeté sur l'album dès le week-end. Un peu déçu de ne pas retrouver certaines chansons qu'il réserve à la scène : Puissance 4 et surtout Les Assiettes (mais qu'on retrouve sur le DVD au Bataclan, ouf !).
J'ai écouté l'album en boucle. Pas de déchets pour moi.
Puis Kensington Square est arrivé.
Le style reste le même, un peu plus orchestré. Et si certaines chansons m'ont ennuyées (comme la chanson éponyme), j'ai suffisamment trouvé mon bonheur à feuilleter les quatrièmes de couverture en compagnie d'Anita Pettersen, de cette fille Deutsche Grammophon, ou de toutes ces autres filles de 1973 avec qui on a fait de la natation synchronisée en écoutant Veruca Salt et Frank Black.

Avec tnÅ, nous sommes retournés l'écouter –et le voir– à l'Olympia.

A mon dernier passage à Paris, je me suis donc acheté Les Piqûres d'araignée.



Ma première réaction : c'est quoi cette orchestration à l'orgue Bontempi ???
Et puis j'ai réécouté, je me suis laissé séduire.
Album avec beaucoup de légèreté.
Il y a du changement. Mais ça reste du Delerm. Ceux qui n'aimaient pas n'aimeront pas plus.
Il aime toujours faire chanter les autres.
Nouveauté en revanche, il s'essaye presque au chant ! si si, il y a de l'évolution de ce côté-là. Ça reste fragile, mais ça donne une force à une chanson sensible comme Ambroise Paré.

Des airs qui rentrent bien en tête et des paroles qu'on se surprend à déjà fredonner.
En ces temps des adeptes politicards de la France qui tombe, j'ai déjà Sépia plein les doigts qui me hante.

A quoi elle pense, en s’endormant
Cette jolie France, confiture bonne maman
Elle pense pareil, pareil qu’hier
Avant Simone Veil, avant Badinter

Fin de refrain sonnant à mes oreilles tel un hommage à ces rares femmes et ces rares hommes qui par leur courage font que le monde avance.

commentaires

21/10/06 - 18:15

je vais l'écouter et le voir jeudi prochain!!!

24/10/06 - 11:42

Veinard ;-)
Je crois qu'il a abandonné le piano voix sur scène ; tu me diras à quoi ça ressemble maintenant !

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L'image de la bannière et celle de l'avatar ont été créées d'après une illustration de M. Whelan sur la couverture de "l'Assassin du roi" (R. Hobb, France Loisirs Ed.).
Les photos sont de moi, sauf mention contraire.

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