Vertige et phobies associées
J’avoue. J’ai le vertige.
Pas le plus extrême, mais tout de même.
J’aime être à mon balcon au 6e mais il y a une bonne rambarde.
Je ne suis pas des plus à l’aise dans un ascenseur transparent, comme à l’IMA, je ne l’étais pas trop non plus pour faire la montée du Duomo à Florence. Mais j’y arrive.
Au ski, une pente trop raide peut parfois me bloquer.
Cependant, mes plus fortes réactions phobiques sont souvent produites par les autres.
Quelqu’un qui se penche un peu trop à une terrasse me met franchement mal à l’aise.
Voir des gosses courir au bord d’une falaise me tétanise (souvenir d’Etretat).
Mon regard doit se détourner de quelqu’un marchant sur une corniche.
Mais le pire pour moi, car le plus quotidien, fut souvent les quais de métro ou de RER.
Sur les quais bondés, mais pas forcément : il suffit d’un ou deux énergumènes pour que je frôle la syncope.
Les pressés qui, pour voir si un métro arrive, se positionnent à l’extrême limite du quai avec leurs pieds qui dépassent dans le vide.
Ceux qui décident de se mouvoir sur les 20 cm entre la foule et le bord du quai.
Les types bourrés aux réactions imprévisibles.
Les enfants qui jouent sous le regard vague de leurs parents.
Les groupes qui chahutent.
Les inconscients qui roulent à vélo ou en roller.
De ce côté-là, je suis heureux ici.
16/09/06 - 12:32
souvenire d'Etretat?
asbel