Fitz

17/08/2006

17/08/06 - 21:53

Dans les Bois éternels

Il y a deux ans, en juillet 2004, je traversais l’atlantique pour la première fois, et la seule à ce jour. Deux jours pour s’imprégner un peu de New-York avant une semaine de congrès à l’université de Yale, la précédente édition du congrès de Sheffield il y a quelques jours. J’étais passé à la librairie à quelques pas de chez moi chercher un petit polar pour faire face à ce voyage. Je suis reparti avec Sous les Vents de Neptune. J’ai donc découvert Fred Vargas dans un airbus pour les Etats-Unis. J’ai fait la rencontre du commissaire Adamsberg, le pelleteux de nuages, de son positiviste adjoint Danglard, de Camille. J’ai été séduit par les personnages, mais aussi par le rythme parfois lent de l’histoire qui au lieu de m’ennuyer m’entraînait, m’aspirait dans l’histoire, dans l’intimité des femmes et des hommes dépeints. J’ai ensuite lu les précédents romans de l’auteur, je me suis vite rendu compte qu’il était important de les lire dans l’ordre chronologique. J’ai croisé le chemin des évangélistes et du fils du Rhin.
Je constate à quel point je suis sensible au plaisir de retrouver des personnages, de les voir évoluer au fil des romans, de les voir se croiser. J’ouvre un nouveau roman comme on rendrait visite à des gens qu’on apprécie. J’aime retrouver les personnages de Vargas comme j’ai eu plaisir à suivre les pérégrinations de la tribu Malaussène, ou bien comme j’apprécie me plonger dans le Paris de la fin du XIXe sur les traces de Victor Legris et de Joseph son commis.
Bien sûr l’histoire compte (une des meilleures de Vargas est sans doute celle de Pars vite et reviens tard). Mais je pardonne plus facilement quelques petites facilités. De plus, j’apprends toujours quelque chose avec elle.

Deux ans après New-York, je volais vers Birmingham, Dans les Bois éternels – le dernier opus – dans les mains. Peut-être pas son meilleur roman : la preuve, le lecteur λ1 a une petite longueur d’avance sur les enquêteurs au milieu du roman, ce qui peut être un peu frustrant.
Mais le plaisir de se laisser entraîner était là sans conteste.


1Ici, λ=Fitz ;-)

commentaires

19/08/06 - 09:10

Comme d'habitude j'ai adoré ce dernier opus de Madame Vargas !
Bon en plus comme d'habitude j'ai toujours plein de certitudes sur le "criminel" et là je me suis encore fait pieger.

Comme toi j'adore ses personnages croustillants completement hors des sentiers traditionels des polars toujours ecrits sur la meme lignée avec des personnages fadasses. (et vlan ca c'etait pour toi M.Hingins... j'en ai marre de tes avocates riches aux yeux verts qui tombent toujours amoureuses du mechant pas gentil ! ;-))

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L'image de la bannière et celle de l'avatar ont été créées d'après une illustration de M. Whelan sur la couverture de "l'Assassin du roi" (R. Hobb, France Loisirs Ed.).
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