Migration de printemps
La vie du jeune chercheur français en post-doc (à l’étranger) suit un cycle annuel bien régulier. Il fait des dossiers pendant et à la fin de l’hiver avant d’accomplir une migration au cours du printemps. On assiste à un phénomène collectif de grande ampleur. Mus par leur instinct, ils convergent tous vers Paris. Certains parcourent même plusieurs milliers de kilomètres pour sacrifier à cet étrange rituel. Ils effectuent alors une sorte de danse, se parent de leurs plus beaux atours pour séduire les anciens, réunis également dans ce lieu. Une petite proportion seulement sera jugée digne de revêtir leur habit de lumière (les spécialistes disent décrocher un poste), les autres effectueront une migration inverse et débuteront un nouveau cycle. La durée de vie du post-doc est variable selon l’espèce. La variété astrophysicien par exemple vit typiquement entre 3 et 5 ans, exceptionnellement moins, mais parfois plus. Toutefois certains meurent d’épuisement sans avoir accompli leur dernière transformation.
Extrait de La merveilleuse Vie des scientifiques : mythe et réalité
Les jeunes chercheurs sont les hirondelles des labos. Quand leur densité augmente dans les laboratoires, on sait que le printemps est là.
15/07/06 - 11:53
Cette parade est d'autant plus absurde que souvent, une bonne partie des anciens devant lesquels on passe ne comprennent pas ce que tu dis, qu'on a pas assez de temps pour développer un sujet, et que la majeure partie de l'embauche se passe avant, dans le relationnel du réseau du jeune chercheur, s'il en a un.
Mais bon, c'est un aigri qui parle. Bon courage à toi pour décrocher tes habits de lumière. :-)
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