19/11/2006Avis de passageCe mot pour signaler à ceux qui viennent s'égarer volontairement de temps en temps sur ce simili-blog et que ça intéresserait :
Je serai sur Paris (ainsi qu'en banlieue Sud régulièrement) du 22 au 27, i.e. de mercredi prochain à lundi en huit.
(l'approvisionnement éventuel en denrée périssable est toujours possible comme en septembre ;-) )
18/11/2006La fin du débutIls ont voté. C'est fini au premier tour. Circulez, on peut passer à autre chose. Je ferai juste quelques commentaires à tiède.
Je fus surpris du peu d'écart entre Dominique et Laurent. Certes DSK a, comme prévu, fait un score plus élevé à Paris, mais je pensais qu'il obtiendrait beaucoup plus. Ceci prouve que ma perception était biaisée fortement par les blog que je parcours qui restent finalement peu représentatifs.
Ce qui m'effraie le plus dans cette histoire, ce sont un certain nombre de réactions que j'ai pu lire (je ne vous ferai pas l'honneur de noms). Que certains militants l'aient mauvaise je peux le comprendre. Je comprends parfaitement la réaction d'Asbel par exemple, que je sens en partie agacé par les néo-militants qui savent mieux que tout le monde : dans tous les contextes, c'est rageant ; de même je comprends le dépit de Nezorizoro. Et lorsqu'on est engagé, dans un combat, même interne, il faut le temps de digérer une défaite, sur ce plan, ma position de simple citoyen-observateur est plus confortable.
Je suis en revanche affligé par une série de commentateurs, pas forcément militants, souvent de gauche dont la réaction peut se réduire à « les gens sont cons ».
C'est, je dirais, d'une pertinence politique grandiose, très argumenté et signe d'une graaande intelligence.
C'est sûr : conclure que l'autre est con, c'est rassurant, c'est facile. C'est aussi affligeant qu'un Serge July traitant une grosse partie de son lectorat de xénophobe (xénophobe comme Danielle Mitterrand, Arnaud Montebourg ou Christiane Taubira).
Conclure que l'autre est con ça évite de se remettre en question. C'est tellement confortable. Ca évite de chercher à comprendre ce qui merde, comme ça on reste dans la forteresse de sa supériorité supposée. On se la joue Ponce Pilate.
Mais revenons à nos moutons. Le PS a désigné sans discussion possible Ségolène (notons au passage que les gens supérieurement intelligents dont je parlais ci-dessus préfèrent l'appeler la cruche, la nunuche ou l'autre couillonne ; c'est sensé être une marque de maturité).
Dont acte.
J'attendrais de voir le programme présidentiel définitif.
Il y a encore le temps pour se décider.
Il y aura sûrement de bonnes raisons de voter pour la candidate du PS et sûrement de bonnes raisons pour voter pour d'autres. D'ici les élections, j'aurai le temps de voir venir.
...
Cependant je vois déjà une raison imparable : mettre une Mme Royal à la présidence de la République, rien que pour le jeu de mot, ça serait rigolo ; et ça résumerait on ne peut mieux la Ve République, la France, ses contradictions, son désir d'un chef, mais qu'il est possible de contester sans arrêt et au pouvoir duquel on peut s'opposer régulièrement.
Hein ? Oui c'est une mauvaise raison, et alors ? Il en faut aussi ! Les présidentielles se perdent pour de bonnes raisons ; mais se gagnent en partie pour de mauvaises.
Et puis je dirais que c'est une excellente mauvaise raison. Hein tnÅ ? ;-)
16/11/2006Clichés et préjugésVoyager forme la jeunesse. Voir "du pays" ou simplement rencontrer des gens qui ont une culture différente permet de mieux appréhender l'autre. Ça permet de dépasser certains clichés, d'abolir certains préjugés.
Ou pas.
Il y a quelques semaines, un de mes collègues japonais, arrivé ici à la même période que moi, retournait au Japon, y ayant décroché un contrat de cinq ans.
Il cherchait à revendre son vélocipède, et ce à un prix très raisonnable. Je me suis porté acquéreur. La veille de son départ nous effectuâmes la transaction.
Il me cède alors le code du cadenas, la lampe amovible,
puis m'annonce qu'il lui reste une chose à faire.
Il extrait alors de sa poche un appareil photo, me demandant de l'immortaliser à côté de son destrier. Je me plie à son souhait. Puis je lui rends l'appareil pour qu'il puisse encore prendre deux ou trois clichés du vélo sous différents angles.
Caricatural, non ? ^_^
15/11/2006Citation
Mais qu'est-ce que vous appelez un "adjectif" ?
Un collègue, brillant par ailleurs, mais qui n'a jamais fait de grammaire de sa vie ou presque, sauf un peu lorsqu'il a étudié pendant deux ans le français à l'école.
Forcément, pour les déclinaisons des adjectifs en allemand...
Si j'étais socialiste...Si j'ai bien suivi, les militants du parti socialiste vont voter pour la désignation de leur candidat. Ce sera une bonne chose de faite : même lu d'ici, ça devient gonflant, dans la presse en ligne, dans les blog. Alors il n'y a pas de raisons, moi aussi j'en parle !
Cette primaire du PS aura eu tout de même un aspect positif : d'ici, j'aurai quasiment pas entendu parler de N.S. sauf pour savoir que la visite en Algérie a été plutôt un échec (Note au passage, c'est fou comme un ministre de l'intérieur peut être à l'extérieur). hein quoi, ah oui j'ai atteint un point Eolas en un temps record, et alors, pourquoi pas moi ?.
Donc ils vont voter et je n'aimerais pas être à leur place. Hou là non. Ca tombe bien, je ne suis pas au PS. Remarquez pourtant, les gens qui me connaissent un peu savent que je suis un homme de gauche. Ou à gauche, c'est comme vous voulez.
Gauche un peu aussi remarquez.
Mais au passage, je me demande si j'ai déjà voté pour un candidat socialiste, moi, quand j'y réfléchis. En 1995 je n'avais pas encore le droit de vote, en 1997 je me suis fait couillonner et je n'ai pas pu voter non plus comme une majorité des gens de mon âge. En 2002, il n'y avait pas de candidat socialiste à la présidentielle (hein ? Ah oui, le PS avait un candidat, mais il avait bien expliqué que son programme n'était pas socialiste), aux législatives, le candidat est radical. Les municipales, pas d'étiquette (et puis, avec une seule liste, hein...), les régionales, liste d'union. Peut-être aux cantonales, il faudrait vérifier... Mais je m'égare, je m'égare et je ferais mieux de revenir à mes moutons comme Me Pathelin.
Quid des candidats ?
Candidat 1 : Ségolène. (On va les appeler par leur prénom, j'ai lu que c'était d'usage sur les blog). Difficile d'avoir une vision claire. Le moins qu'on puisse dire est qu'elle suscite la passion ; passion et clairevoyance ne font pas bon ménage. Ce que j'ai vu de ses interventions était sans grande saveur. On lui reproche un manque de crédibilité pour les dossiers internationaux. Au moins, sur ce point, ce n'est pas la droite qui va l'attaquer, ils ont bien mis M. Douste-Blazy aux affaires étrangères, hein. Elle incarne tout de même (bien que, je sais, ce ne soit pas le cas dans les faits, mais seules les apparences comptent au final...) un certain renouveau auquel aspirent bon nombre de Français.
Candidat 2 : Laurent. J'avoue un petit faible. Il s'est renouvelé, et pour le coup, je l'ai presque trouvé crédible dans ce renouveau lors de cette campagne de primaire... Mais il n'empêche que je crains fort d'être très isolé dans cette perception. Je pense qu'il aura beaucoup de mal à ne pas garder son étiquette d'arriviste. Il faudrait une sacré campagne pour le dynamiser. Dans les derniers sondages (qui valent ce qu'ils valent, mais ça reste un indicateur tout de même), c'est le moins à même de passer au deuxième tour des élections, étant au niveau de Jean-Marie ; et alors que son projet se veut plus à gauche, c'est avec lui que les scores de l'extrême gauche grimperaient, ce qui tend à prouver qu'il a du boulot pour convaincre qu'il a "changé".
Candidat 3 : Dominique. Il incarne on ne peut mieux le PS actuel tel que se le représentent pas mal de gens. Pour ma part, j'ai trouvé son discours enlevé, le gars à l'aise quoi. Alors, on l'écoute. Et on s'aperçoit qu'en effet ce membre de la "dream team" de 97 représente la quintessence du PS post-jospinien. Le monde s'est arrêté un 21 avril 2002. Il n'a pas compris ce qui s'est passé ce jour-là. Il n'a pas compris non plus ce qui s'est passé le 29 mai. Dans sa bulle intellectualisée, je comprends pourquoi c'est le candidat favori des militants parisiens.
Ségolène a l'air de rester la candidate favorite des sympathisants socialistes, mais je doute qu'elle le soit au sein des militants, surtout après les coups bas de fin de campagne.
On verra bien qui le PS présentera.
Ensuite, on verra qui d'autre sera présent.
Alors on fera un choix.
D'ici là, les choses auront le temps de se décanter...
13/11/2006Vu du cielJe suis épaté tout de même des détails qu'on peut voir depuis quelque temps sur les régions en haute résolution avec google earth. Quand on sait que c'est un ordre de grandeur moins bon que ce que doivent pouvoir faire les meilleurs satellites militaires...
Voilà par exemple le bain chaud (à l'extérieur) de la piscine où je vais de temps en temps ; on voit bien les sept bains à bulles (en haut), qui sont d'ailleurs tous occupés ainsi que les quatre jets massant dont deux seulement sont utilisés.
Ca me fascine tout en m'effrayant.... 12/11/2006StarmaniaJ'aime beaucoup l'opéra rock de Michel Berger et Luc Plamondon. En fait j'aime surtout la version dont ne semble plus vouloir entendre parler l'auteur, i.e. celle qui fut présentée en 1979 au Palais des Congrès. Même si elle est parfois maladroite et ne semble pas toujours aboutie, elle est plus complexe dans les rapports des personnages que les versions postérieures et plus subtile.
Et terriblement d'actualité.
Dans le monde décrit dans Starmania, L'émission phare à la télévision est justement « Starmania », présentée par Cristal et qui propose à tout un chacun de pouvoir réaliser son quart-d'heure warholien.
Tu te dis : Pourquoi lui, pourquoi pas moi ?
Après tout qu'est-ce qu'il a celui-là, qu'est-ce qu'il a que tu n'as pas, toi ?
Tous des Stars
Zéro Janvier, le multimilliardaire se lançant en politique relève la collusion média-pouvoir-argent :
Sans vous je ne suis rien
Mass média, mass média
Je suis entre vos mains
Mass média, mass média
Mais je vous le rend bien
Mass média, mass média
Je vous tiens dans ma main
Et la victoire, inéluctable, de Zéro Janvier et du totalitarisme pour combattre le terrorisme émergeant des banlieues de Monopolis.
Et comme dirait Stella Spotlight :
Mesdames, Messieurs vous ne voudrez pas y croire
Mais après tout c'est vous qui avez voté.
Telle est la volonté de la majorité
Si vous voulez savoir la morale de l'histoire
Rentrez chez vous et regardez-vous dans votre miroir
Ou bien regardez-moi m'accrocher au pouvoir
Voyez où peut mener le désir d'être une star
(...)
A quoi ça sert de vouloir monter si haut ?
A quoi ça sert de vouloir être si beau ?
S'il ne reste plus rien quand vient la fin du show
Que la chaleur d'un spotlight sur la peau ?
Ça me filerait le bourdon, tiens...
Pluton, Saturne et Jupiter
Entendez-vous monter vers vous
Le chant de la Terre ?
Y a-t-il quelqu'un dans l'univers
Qui puisse répondre à nos questions
A nos prières
A nos prières ? 10/11/2006En repensant, à froid, à la tempête dans le verre d'eau qui a agité la blogosphère il y a une dizaine de jours, j'ai eu envie de paraphraser je ne sais plus qui et je me suis dit que la lutte contre l'homophobie aura fait un grand pas le jour où l'on pourra dire à un pédé que c'est un enculé non parce qu'il est pédé mais parce que c'est un enculé.
09/11/2006SurpriseQu'il est épatant de constater la capacité qu'on de pouvoir nous surprendre les gens qu'on connaît le mieux.
Hier j'avais un avis de passage de DHL.
Je n'avais fait aucune commande par correspondance.
Donc quelqu'un m'envoie quelque chose (logique non ?)
Qui peut m'envoyer un paquet ?
Mes parents.
Oui, ça doit être ça. Ca ne peut être qu'eux.
Maman a fini je sais de tricoter un pull, mais elle devait me l'offrir quand nous nous verrions pour Noël. Peut-être que le froid subit l'a décidée à me l'envoyer en avance (Les momans sont si inquiètes et prévenantes parfois).
Passage à la poste ce matin.
Oui c'est bien elle.
..
....
Mais....
...
Le paquet est un peu petit non ?
...
non ?
...
et qu'y a-t-il d'écrit là ?
"Informations douanières : contenu : 1 livre"
...
...
ah...
...
Ce n'est pas mon anniversaire
Ce n'est pas ma fête.
J'ouvre.
Un paquet cadeau.
Et une carte :
"Pour passer les froides soirées d'Automne"
J'ouvre le cadeau
J'ai ri, j'ai souri, je me suis senti un grand enfant.
Roald Dahl était mon auteur préféré quand j'avais 10-12 ans.
Cet été, nous en avions reparlé alors qu'un adaptation de Charlie et la chocolaterie devait passer sur une quelconque chaîne ; et je faisais remarquer que si j'avais lu par exemple Un bon gros Géant, La Potion magique de Georges Bouillon, Sacrés Sorcières, Mathilda ou James et la grosse pêche, je n'avais jamais lu celui-ci.
Je pourrais me rattraper.
(et en plus il y a toujours les illustrations de Quentin Blake !)
Chuis super content en fait !
* Il en faut peu pour être heureux, vraiment très peu pour être heureux, il faut se satisfaire du nécessaire... *08/11/2006Un samedi dans la villeSamedi. Temps froid, un peu de vent, couvert mais peu d'averses.
Sur une idée de tnÅ, nous passâmes la journée à Augsbourg.
Ce n'est pas loin : 1h40 porte à porte, quarante minutes de train régional depuis la gare centrale.
C'est un endroit bien agréable, où il est possible de faire ce que nous aimons tnÅ et moi : déambuler au gré de nos envies dans les rues s'offrant à nos pas.
Augbourg est une ville de 250 000 habitants environ, troisième ville de Bavière, parfaite pour ce genre de promenade.
Une belle avenue, un hôtel de ville, une salle de réception, un plafond à caissons.
Des zones piétonnes, des marchés, une cathédrale pour le moins hétéroclite.
Des églises luthériennes, des églises catholiques, accolées.
De l'animation, des étudiants, des gens sympathiques.

Mais cette première ville cache une ville dans la ville. En prenant les escaliers derrière le Rathaus, on accède à la ville basse, la vieille ville et ses petites rues, traversée par le Lech qui se divise alors en petits canaux.
Au sein de la ville basse on découvre le Fuggerei, la ville dans la ville dans la ville.
Première cité HLM au monde probablement, fondée par le négociant et argentier Jacob Fugger le riche au XVI e s. et qui propose toujours 140 logements aux plus démunis *. Charmante petite cité aux maisons jaunes parcourues de vigne vierge.
*Pour la petite histoire, les logements sont proposés aux plus nécessiteux, pour un loyer de 88 centimes annuel – plus les charges tout de même – avec l'obligation morale de prier tous les jours pour les fondateurs. La cité ferme à 22h tous les soirs en revanche, les retardataires s'il veulent rentrer chez eux doivent s'acquitter d'un an de loyer auprès du gardient, soit 88c. 06/11/2006Avec les nouvelles reglementations à la con dont le seul but semble d'être d'emmerder les braves gens pour leur faire croire qu'on améliore leur sécurité, je viens de me rendre compte que pour Noël, je ne pourrai pas offrir de vin par exemple, ni même en ramener dorénavant d'un quelconque voyage.
Car je ne suis pas assez fou pour confier cela à des bagagistes.
Edit :
Si je veux être objectif, je dois reconnaître que, d'un certain point de vue, cette nouvelle restriction est moins stupide que celle interdisant les couteaux suisses ou les paires de ciseaux.
Je ne suis pas dans l'absolu contre donner ses bagages si on nous assure le bon traitement des objets fragiles, leur parfait acheminement et une récupération rapide et efficace.
Or, aucun de ces trois points n'est réalisé.
Même lorsqu'on dépose des bagages à un comptoir dédié aux objets fragiles.
J'ai vu des ordinateurs portables faire des sauts de 2 mètres sur des caroussels ; des petits paquets écrasés sous des valises volumineuses. Je ne compte pas non plus les poignées tordues ou autre bagages dégradés.
Pour l'acheminement, je touche du bois... J'ai une amie qui une fois sur deux sur Madrid-Paris doit attendre sa valise le lendemain ou le surlendemain.
Quant à l'attente des bagages... bref... inutile d'insister.
Pendant ce temps, les taxes d'aéroports sur mon trajet ont pris 25% en un an.
Je donne maintenant systématiquement plus aux aéroports qu'à la compagnie aérienne.
02/11/2006Premier novembreEt première neige.
Cette nuit.
Oh ce n'est pas épais, mais c'est blanc, de ci de là.
La météo avait vu juste cette fois.  |