Fitz

29/09/2006

29/09/06 - 11:22

Pâtes

L'inventivité culinaire de notre cantine me facine.
Hier j'ai décidé de prendre la file "pasta station" ; spaghettis à la bolognaise. En arrivant, j'ai vu qu'en fait c'était une "bolognaise de légumes" (!!!). Soit.
Donc des spaghettis.
Avec une sauce à base de tomates contenant des petits légumes.
De loin j'ai eu du mal à identifier le légume principal.
Il y avait quelques carottes en dés.
Quelques petits pois.
Un peu de verdure coupé fin (du chou probablement).
Mais après analyse, ce qu'il y avait de plus : du blé.

J'ai pensé à Coluche disant qu'il se mettait au régime : je ne mange plus de pain avec les pâtes.

C'est mal barré.

29/09/06 - 11:09

Maïs

En longeant les champs de maïs, ce matin, j'ai un petit air qui m'est venu en tête, ce n'est pas la première fois.
Vous savez, c'était cette publicité pour une huile végétale. Ca faisait :
"talala-la-la-la-la Epi d'Or, talala-la-la-la-la Epi d'Or".
Je me suis aperçu que je me souvenais parfaitement du pastiche des Nuls, car ce que j'ai fredonné naturellement, fut :
"A 'ga'de la télévision et pis dors"
C'est comme ça que j'ai retrouvé le nom de la marque.
C'est fou.
Et j'ai toujours ça dans la tête...

28/09/2006

28/09/06 - 21:55

Import-Export

Demain, je peux faire du trafic de bretzels.
Livraison possible samedi sur Paris.
Si vous êtes interessés, commande avant demain midi, voire 18h.


;-)

PS : Si on veut me voir sans bretzel, on doit pouvoir trouver du temps pour prendre un verre.

28/09/06 - 21:49

Monomaniaque

Un de mes nombreux problèmes est d'être un peu trop à fond dans les choses.
Quand c'est pour le boulot, nickel.
Mais depuis trois jours, depuis que j'ai décidé de changer mon PC, je suis obnubilé par cela. Du coup, je passe beaucoup trop de temps à me renseigner. Pendant une compilation ou un transfert de données, je vais surfer sur les sites spécialisés, dans les forums dédiés ; mais à chaque fois, je ne vois pas le temps passer et mon boulot avance moins vite.
Ceci dit, j'ai 5 ans de technologie PC à rattraper... Je change de PC tous les cinq ans, et à chaque fois, entre les deux j'ai à peu près aucune idée de ce qui se passe.
Alors forcément je suis légérement largué au début ^_^
Vivement que je claque mes sous, que je monte la bécane ,que je passe à autre chose :-D


PS : Si vous avez des conseils à partager je vous écouterai ;-)

26/09/2006

26/09/06 - 06:00

La déclaration

Quand je suis seul et que je peux rêver
Je rêve que je suis dans tes bras
Je rêve que je te fais tout bas
Une déclaration, ma déclaration

Juste deux ou trois mots d'amour
Pour te parler de nous
Deux ou trois mots de tous les jours
C'est tout

Michel Berger


Lettre ouverte à tnÅ

Il y a sept ans, à cet instant, par un beau dimanche d’automne, un réveil faillit suspendre un geste, un élan qui infléchit probablement le cours de nos vies.
Ou peut-être pas. Peut-être était-ce tracé.
Il paraît que sept ans, c’est un cap. Je voulais te dire que je suis heureux de la route déjà parcourue à deux.
Oh ! Tout n’a pas été facile, évidemment. Accepter. Y croire. Il y eut des cris des peurs, des angoisses des pleurs. Mais il y a eu des petites joies et de grands bonheurs.
Les coups de foudre annoncent souvent le tonnerre ; mais un petit feu, bien construit fait de belles flambées qui durent, font briller les yeux, réchauffent les cœurs et les esprits.
Merci de transformer ma routine en instants précieux.
Malgré la distance aujourd’hui.
Vivement vendredi que je puisse voir briller mes étoiles dans tes yeux,
TnE


PS : Ce billet est hautement impudique, je sais ; mais j’ai tant l’habitude de me plaindre ici que je me suis donné le droit de partager (un peu) les petits bonheurs aussi.

25/09/2006

25/09/06 - 18:09

Alouettes (miroir aux)

Il y a une semaine un responsable d'un labo français en Ile-de-France me contacte pour me demander si je suis intéressé par faire une demande auprés de la DRZ pour un contract de deux ans dans leur labo à partir de l'an prochain. Moi, forcément, je suis très intéressé de me rapprocher de tnÅ. Il y a un dossier à faire, classique, un peu long, projet de recherche, notice des travaux, recommandations... Heureusement que je n'ai pas investi de temps dans ce dossier : en recherchant par moi-même exactement les différentes pièces nécessaires, je m'aperçois que la notice stipule qu'on ne peut travailler ni dans son propre pays, ni dans un pays où on aurait déjà travaillé.
Plouf.
A l'eau.

24/09/2006

24/09/06 - 23:33

Jusqu'au 3 octobre

J'oubliais, il y a ça évidemment en ce moment :





24/09/06 - 21:56

Influence de la langue (1)

Petite série de billets, qui devrait avoir in fine un lien avec les sciences.

Préambule et jeux de mots

Avant toute chose, je rappelle que j’ai toujours été peu doué pour les langues. Mon niveau de français n’est sûrement pas des plus fameux sur le plan orthographique, mais c’est ma langue ; mon niveau devient en revanche catastrophique lorsque je dois m’exprimer dans un autre langage. Qu’on se le tienne pour dit.
Mais elles me procurent tout de même des amusements et me posent des questions fondamentales.

J’ai découvert il y a peu l’ « hypothèse » Sapir-Whorf, du moins le nom de cette théorie. Mais on fait tous l'expérience qu’une langue est plus qu’un moyen de communication mais un vecteur de la culture, que les langues ne sont pas (toujours) interchangeables entre elles – d’où la parfois grande difficulté de traduire – et qu’elle doit modeler notre façon de penser.

Dans sa vie scolaire, on rencontre rapidement les problèmes de la traduction. Un germaniste sera très vite confronté à la fameuse Gemütlichkeit dont il faudra trouver la traduction la moins fausse selon le contexte.

Le fait que je puisse associer le temps qu’il fait au temps qui passe, pourra être compris je crois par un italien, un espagnol mais plus difficilement par un allemand ou un anglais. Cette association par exemple doit influencer la structure de notre pensée. Elle permet évidemment des jeux de mots.
Quoi de plus difficile à traduire qu’un jeu de mot ? « J’ai toujours rêvé de manger de la dinde en Turquie » est pour le moins curieux en français…

A propos de jeux de mots, je voulais revenir sur un des plus vieux jeux de mots de l’Histoire « Eh bien ! Moi je te dis : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église » (Mt 16, 18). Lorsque je l’ai entendu la première fois, je me suis dit que Jésus était un gars rigolo. Et un jour on réalise qu’en allemand, ça donne : „Und ich sage dir auch: Du bist Petrus, und auf diesen Felsen will ich meine Gemeinde bauen“ et que c’est beaucoup moins drôle. Plus de jeu de mots. En anglais peut-être ? “And I say also unto thee, That thou art Peter, and upon this rock I will build my church” (ou “And so I say to you, you are Peter, and upon this rock I will build my church” dans une traduction plus moderne) Pas mieux. Une langue latine, l’espagnol par exemple : “Mas yo también te digo, que tú eres Pedro, y sobre esta piedra edificaré mi iglesia” Il y a plus d’idée mais ce n’est pas encore ça, on sent la racine commune. Et en latin bêtement ? et ego dico tibi quia tu es Petrus et super hanc petram aedificabo ecclesiam meam (Si quelqu’un a la Vulgate sous la main, je suis preneur de la traduction de Jérôme). On a bien la racine, mais la répétition n'est pas parfaite. Le jeu de mot qu’il existe en français serait donc un hasard de la traduction. Ce jeu de mot n’en serait pas un et Jésus ne serait pas aussi rigolo que ce que je croyais. En fait, si on translittère l’araméen, on doit obtenir (si je peux avoir le point de vue d’un amateur éclairé !?) : 'aph 'ena' 'amar-na' lak da'(n)t-(h)uw ke'pha' we`'al hade' ke'pha' 'ebneyh le`i(d)tiy.
Hourra ! Le jeu de mot réapparaît !
Le français semble permettre de reproduire ce jeu de mot en araméen.
Quelqu’un sait-il s’il y a une explication ?
Mis à part le français, quelles autres langues permettent de retrouver ce jeu de mot ?

PS : les traductions, translittérations ne sont bien sûr pas de moi !!! :-)

PPS : En recopiant l'araméen, je me croyais en plein Lovecraft...

23/09/2006

23/09/06 - 12:32

Pas de politique !

Cet homme me fait peur. C’est physique, animal. Croiser certains regards me glace l’échine. Peu de gens me procurent une telle sensation de malaise.
C’est mal, je sais, ça peut fausser mon jugement. Il ne faut pas juger l’autre sur une impression.
Il ne faut pas chercher non plus la lepenisation du ministre de l’intérieur français. Pourtant, à assener en permanence des contre-vérités pour flatter l’ego de l’électeur et maintenir la peur, il pourrait la réussir tout seul. Certes, il n’est pas le seul à dire n’importe quoi, les politiques peuvent être maîtres en la matière.
Mais quand je croise son regard, la soif de pouvoir déborde tant de sa personne que je l’imagine sans problème prêt à tout, voire déclencher une guerre civile, pour servir ses intérêts.
Il me donne sans cesse cette impression d’avoir un besoin vital de brasser de l’air pour qu’on parle de lui – la preuve ça marche – pour exister. Il semble avoir l’impression qu’il va mourir si, une journée, nul ne parle de lui.
Mais ce ne sont que des sentiments personnels, probablement non fondés.
Pourtant, ses derniers agissements médiatico-politiques, incendiaires et puérils, me confortent pleinement dans ces idées.
Je n’en dirai pas plus. Si vous ne l’avez pas fait encore, allez lire le billet de Maître Eolas sur ce dernier coup d’éclat. Et on ne peut pas taxer Maître Eolas de gauchisme (!!!)

Finalement je vais rajouter un mot tout de même, outre le fait que je trouve absolument surréaliste qu’un homme d’état se permette de remettre en cause des décisions de justice en vrac – ce qui tend à montrer à tout un chacun qu’on est en droit de le faire – je voudrais revenir sur une petite phrase symptomatique, d’apparence anodine, rapportée dans une dépêche : « les gens savent bien que j’ai raison ». J’ai envie de rajouter, et les sondages le confirment.
Cette phrase est l’exemple type de celle qui flatte l’ego de l’électeur. Ce que je pense, crois est vrai. C’est le ministre qui l’a dit. Cette phrase permet d’auto-entretenir un sentiment, une idée (reçue).
Je crois donc cela est. Je pense, donc cela est.
Mais vraiment, que savent les gens (moi inclus) sur la correction du travail des juges de Bobigny ? Rien. Ils peuvent avoir des idées, souvent préconçues, formatées pour ce qu’on leur laisse voir, entendre. Combien se sont rendus au tribunal et ont une idée de ce qui s’y passe ?
Ensuite combien en France souffrent effectivement de la délinquance en Seine-Saint-Denis et peuvent savoir ? Quant aux gens qui vivent la délinquance, souffrent de cette violence au jour le jour, que savent-ils effectivement ? Ils savent probablement que la délinquance croît. Mais que c’est la faute des juges de Bobigny, le savent-ils ??? Pourquoi ne savent-ils pas mieux que c’est le résultat de la politique menée en pointillés depuis presque cinq ans par le ministère de l’intérieur ? Comment les gens peuvent-ils savoir si la justice est assez sévère ou pas ? Ils ont juste des impressions. De là à en déduire que ce sont des impressions justes…

Ce genre de discours est assez similaire à ceux qui font appel au soi-disant bon sens.
Comment ça, la Terre tourne autour du Soleil ? Voyons les gens savent bien que le Soleil tourne autour de nous : tout le monde voit bien qu’il se lève à l’est et se couche à l’ouest.
Mais voyons ! Les gens savent, ils regardent autour d’eux, ils voient bien que la Terre est plate, c’est une évidence.
Ca peut nous faire rire aujourd'hui.
Et pourtant...

Ce type est dangereux et ce n’est plus pour moi un vague sentiment infondé.

20/09/2006

20/09/06 - 22:43

Piscine et contrôle

En lieu et place d'aller me murger et danser sur les tables, je suis allé faire un tour à Nordbad. Je n'étais pas très enthousiaste pour la beuverie, et comme en plus les quelques personnes qui auraient été susceptibles de me motiver n'y allaient pas, je n'ai pas suivi dans l'après-midi le reste du troupeau.
En revanche, au vu de ma piètre aptitude à sortir quelque chose de correct aujourd'hui, j'ai tout de même quitté tôt, à 17h30, et je suis allé à la piscine.
Nagé un petit peu. 25 min. 600 ou 700 m à tout casser. Pas terrible, je sais.
Bain à remous.
Bain à bulles.
Bain de vapeur.
Peu de choupinous, mais tout de même. (Tout le monde parle des – heu comment qu'on dit déjà ? ah oui ! – rhaaa lovely blondinets munichois. Je ne trouve pas la densité d'éléments intéressants très forte. Je ne dois pas être suffisamment sensible au charme bavarois.)
Retour.
J'ai été contrôlé.
J'étais plongé dans ma lecture et j'ai vu un gugusse planté devant moi, j'ai mis quelques secondes à comprendre que c'était un contrôleur.
Il y a une grosse différence avec ce dont on a l'habitude en France : ils ne portent pas d'uniforme (du coup, on ne les repère pas de loin, c'est sûr !). Ils sont habillés de façon à se fondre le plus dans la population...
La première fois que je me suis fait contrôler, j'étais avec tnÅ, nous avons eu un peu peur. Départ de la station, les portes se referment. Un type aboie quelque chose comme "Fahrekarte, bitte !". Mon sang s'est glacé un quart de seconde, et j'admets que je me suis cru plongé dans une époque que je ne connais que par les films.
Mais depuis les contrôleurs que j'ai vus, à défaut d'être mignons, étaient moins agressifs voire plutôt sympas. ^o^

20/09/06 - 14:12

Protoétoiles

Voilà pour In-the-stars, la partie sur les protoétoiles issue du résumé que j'avais écrit sur la genèse des étoiles de faibles masses (c-à-d moins que 2-3 fois celle du Soleil).





^o^ C'est clair ?

[edit] C'est fou, j'avais 2 jolis png de 40ko, ils se retrouvent en 2 pauvres jpg de 150ko !

20/09/06 - 11:28

Grosse fatigue

Je me réveille de plus en plus fatigué. Ce matin le réveil a sonné à 6h.
J'ai émergé à 9h30. Super. Je ne suis même pas reposé. Je dors mal. Je cauchemarde, je ne me souviens plus trop, c'est brumeux. Mes rêves sont rarement doux et heureux. Ils sont souvent violents et stressants. Surtout que pour arranger le tout, j'ai mologué longtemps avec moi-même contre la peine de mort en tentant de m'endormir ; et ensuite aussi je crois. Je n'aurai peut-être pas dû regarder les discours de Me Badinter dans les archives de l'INA.
Il faudra que j'écrive mon auto-discours d'hier, c'est un sujet qui me tient à cœur.

Avant-hier ce sont les probables candidats à l'investiture suprême que sont Mme Royal et M. Bayrou qui m'ont empêché de m'endormir correctement (surréaliste quand j'y pense). J'avais regardé la dernière édition de Arrêt sur Image juste avant.

Un de mes gros problèmes est celui-là. Quand quelque chose me turlupine, me questionne, me pose problème, voire m'énerve prodigieusement, que ce soit un sujet sérieux, grave ou anodin, je ne peux m'empêcher de l'analyser, de le tourner, de le retourner, d'argumenter.
Tout seul.
Comme un con.

Voilà, du coup je suis en retard dans mes travaux de la journée, d'autant qu'il faudrait faire des relations sociales cet après-midi et aller se pinter entre jeunes collègues à coup de Maß sous une tente à l'Oktoberfest.
J'ai horreur de ce genre de mondanités.
Surtout lorsqu'on est très nombreux, dans un endroit bruyant : je ne capte généralement pas ce qui se passe.
Ils font partie de mes pires moments de solitude.

18/09/2006

18/09/06 - 14:05

Le retour de la perçeuse

et de la scie.
Depuis ce matin.
Mais là, ils ont attaqués l'escalier juste devant mon bureau.
Sachant que la dernière fois, ils ont mis 3 jours pour habiller 9 marches, je ne sais pas encore combien de temps cela va durer.

17/09/2006

17/09/06 - 20:58


J'ai fait cette photo, sans prendre conscience de la femme qui comme moi regardait cette boîte taillée dans une énorme émeraude. Mais au final, avec le jeu des reflets, j'aime bien cette photo...

17/09/06 - 13:38

Catégorie Bukowski

T'es dans la catégorie
De celles qui lisent Bukowski
En trouvant super naze
De mettre les gens dans des cases

Vincent Delerm

On aime mettre les gens dans des cases, des catégories, les classer, les mettre dans des boîtes.
Parfois pour les mettre en boîte.

Il y a le très parisianiste bobo, encore très à la mode. Pour combien de temps ? Il est amusant de voir ce que les uns et autres mettent dedans. Je n’ai toujours pas très bien compris ce que c’était en fait d’ailleurs, mis à part que c’était forcément méprisable. Mais si quelqu’un peut m’expliquer, je serai ravi. Que je puisse enfin mépriser en connaissance de cause et plus seulement pour faire bien.

Il y a aussi les bien-pensants. Cette notion de bien-pensance doit être assez relative, non ? Elle doit être liée à la fameuse pensée unique. C’est un peu la même chose non ? Un bien-pensant doit être dans la pensée unique, je présume. C’est un vocable très jfkahnien, je trouve. Je crois même qu’il en est le père. Je me souviens de l’avoir entendu définir à la radio ce concept comme – en gros – « la pensée médiatique majoritaire qui n’est pas la mienne ». Finalement non, la notion n’est pas relative. La mesure de l’indice de pensée unique a son maître étalon.

Il y a ensuite le problème de savoir si les cases sont exclusives, inclusives ou décorrelées. Par exemple, peut-on être bobo et bien-pensant ? L’un implique-t-il l’autre ? L’autre implique-t-il l’un ? Sont-ce deux caractéristiques indépendantes ?

Mais trêve de plaisanteries, on aime aussi caractériser l’homme par des choses éminemment plus fondamentales et plus sérieuses, tel ce qu’il prend le matin. « Tu prends quoi au petit déjeuner normalement ? » C’est une question qui m’embête toujours un peu lorsqu’on me la pose après une nuit passée hors de chez moi. On ne me demande jamais ce que je prends généralement à midi ou au dîner, mais au p’tit déj’ si. Je ne sais pas moi. Si on me donne un choix, encore, je peux répondre. Mais dans l’absolu. Café ? Thé ? Chocolat ? Lait ? Jus de fruits ? Yaourts ? Céréales ? Pain ? Brioche ? Jambon ? Fromage ? Haricots ? Œufs ? Soupe ? Quelle case ?

Une chose est sûre en revanche, je n’ai pas lu Bukowski.

16/09/2006

16/09/06 - 10:37

Vertige et phobies associées

J’avoue. J’ai le vertige.
Pas le plus extrême, mais tout de même.
J’aime être à mon balcon au 6e mais il y a une bonne rambarde.
Je ne suis pas des plus à l’aise dans un ascenseur transparent, comme à l’IMA, je ne l’étais pas trop non plus pour faire la montée du Duomo à Florence. Mais j’y arrive.
Au ski, une pente trop raide peut parfois me bloquer.
Cependant, mes plus fortes réactions phobiques sont souvent produites par les autres.
Quelqu’un qui se penche un peu trop à une terrasse me met franchement mal à l’aise.
Voir des gosses courir au bord d’une falaise me tétanise (souvenir d’Etretat).
Mon regard doit se détourner de quelqu’un marchant sur une corniche.
Mais le pire pour moi, car le plus quotidien, fut souvent les quais de métro ou de RER.
Sur les quais bondés, mais pas forcément : il suffit d’un ou deux énergumènes pour que je frôle la syncope.
Les pressés qui, pour voir si un métro arrive, se positionnent à l’extrême limite du quai avec leurs pieds qui dépassent dans le vide.
Ceux qui décident de se mouvoir sur les 20 cm entre la foule et le bord du quai.
Les types bourrés aux réactions imprévisibles.
Les enfants qui jouent sous le regard vague de leurs parents.
Les groupes qui chahutent.
Les inconscients qui roulent à vélo ou en roller.

De ce côté-là, je suis heureux ici.

12/09/2006

12/09/06 - 10:18

Commémoration

Hier c'était le grand jeu du qui-faisait-quoi-il-y a-cinq-ans-?
Cinq ans. Déjà et seulement.
J'étais à Paris, j'allais débuter ma thèse, j'avais invité ma mère, de passage en raison d'une formation, à dîner ce soir-là.
C'est elle qui m'a appris la nouvelle en fin d'après-midi quand nous nous sommes retrouvés.
J'ai attendu plusieurs jours avant de voir les films des avions percutant les tours. Je m'étais dit qu'il n'y avait pas urgence, qu'on aurait l'occasion de les revoir en boucle. J'avais bien raison.
Je me souviens surtout parfaitement de deux choses. Premièrement, une de mes premières réactions fut : Va-t-on chercher à connaître la raison de la haine pour chercher à la combattre efficacement et empêcher le retour de telles horreurs ? La seconde chose dont je me souviens est ma lecture du moment. Je lisais La Mousson, le roman de L. Bromfield. La catastrophe venait d'arriver. Le barrage venait de céder. Des milliers, des dizaines de milliers de morts. Une mort brutale, violente. Et la catastrophe sanitaire qui allait débuter. L'auteur au détour d'une phrase faisait sous-entendre que personne ne serait jamais condamné, ni même accusé ou inquiété pour ces morts-là. La faute a pas de chance. Le destin. Alors que le barrage avait cédé parce qu'il avait été mal conçu pour faire des économies, pour le profit de quelques hommes peu scrupuleux. Dans ma tête, ces deux événements, tragédies réelle et romanesque, se sont associés. On m'a d'ailleurs reproché cette association. Il est, semble-t-il pour certains, moins choquant de mourir sur l'autel du profit que sur l'autel de la haineuse folie terroriste, car dans le second cas la mort est l'objectif alors qu'elle n'est qu'un dommage collatéral du premier.
Pourtant.


Les dieux, les religions,
Les guerres de civilisation,
Les armes, les drapeaux, les patries, les nations,
Font toujours de nous de la chair à canon

Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant,
Pulvérisés, sur l’autel, de la violence éternelle

Manhattan Kaboul, Renaud Séchan

11/09/2006

11/09/06 - 13:28

Vidé

Vidé mais heureux, tel est le résultat de ce week-end !

Le retour à la réalité aujourd'hui est difficile.
Yann, si tu lis cela, pourras-tu me prêter ton lance-flamme (si tu as fini par en trouver un) quand tu n'en auras plus besoin ? Je te le rendrai rapidement.

08/09/2006

08/09/06 - 16:38

Recette

Levez-vous à 5h
Allez en cuisine
Préparez une mousse au chocolat avec la crème, le chocolat et les blancs d'œufs
Avec les jaunes, préparez une crème anglaise pour accompagner le biscuit que vous aurez pris soin de réaliser la veille
Lavez le matériel
Faites un lit avec des draps frais, réservez
Passez l'aspirateur
Autour du lit fait, disposez de l'huile de massage parfumée, d'autres lubrifiants corporels, ainsi qu'une boîte contenant quelques grains de riz
Pomponnez-vous soigneusement et rasez-vous de près
Laissez mijoter une journée jusqu'à l'arrivée d'un tnÅ
Consommez immédiatement

08/09/06 - 10:15

Idolâtrie

Ce soir, normalement, tnÅ débarque !
Pour 48h. Deux nuits, deux jours.
Le week-end s'annonce beau.

On a donc prévu d'aller se promener un peu, d'aller à Munich.

Sauf que j'ai appris il y a trois jours – parfois je devrais me tenir mieux informé des nouvelles locales – que le trafic des métros et trains allait être très fortement perturbé tout le week-end.

Une grève ? Non, nous ne sommes pas à Paris.
Non, une affluence monstre est attendue. Les stations du centre ville seront, peu ou prou, fermées.

Une manif géante ?
On s'en rapproche.

En fait, un show.
Une star mondiale fera le spectacle.

Une de ces stars qui peut faire se déplacer des millions de jeunes rebelles qui veulent le voir, l'entendre, si possible le toucher !

Une de ces stars qui fait toujours fureur chez nombre de pédés, du fait de la relation particulière, privilégiée même, qu'elle entretient avec eux, et qui lui rendent bien !

De plus, elle sera ici chez elle. C'est LA star.
Herzlich Willkommen Josef !
Et oui, le petit Josef aka Benedikt xvi. sera à Munich ce week-end.
Il fait chier Josef.

Ca nous fera un prétexte pour rester crapuleusement au frais.

07/09/2006

07/09/06 - 19:55

Micro-éclipse éclipsée

Il a fait un beau ciel bleu toute la journée.
Ce soir, il y a une éclipse très très partielle de lune.


Heure locale = heure TU + 2


Forcément, le ciel s'est couvert.

[edit : finalement, on la voit tout de même ; mais avec les quelques nuages qui s'intercalent périodiquement, ça peut passer totalement inaperçu]

05/09/2006

05/09/06 - 16:23

Râleur !

En ce moment, j'ai la râleur attitude. Ça défoule bien, c'est facile, c'est pas cher. Il suffit de savoir à partir de quand il faut s'arrêter et surtout avec qui on peut râler. Car le râlage, c'est comme le rire : on peut râler de tout, mais pas avec tout le monde.
Il faut juste râler et râler juste.

A ce propos –ce n'est pas pour donner l'impression de râler– mais je lis les nouvelles via les dépêches d'agence publiées sur Yahouuu actualités. Pour me tenir informé. Par exemple de ce qui se passe en Sarkoland. Par exemple de ce que fait la finul. Par exemple de l'US open. Il y a un truc qui m'agace, c'est que les scribouillards qui pondent les dépêches ont, soit trop, soit pas assez d'imagination. Il a suffit qu'un d'entre eux, dans une improbable envolée lyrique, parle de la dernière/ultime levée du Grand Chelem, pour que chaque dépêche use, abuse de l'expression. Ça me fait penser aux gamins, qui, dans une soirée de mariage, un repas de famille, lorsqu'ils ont trouvé un truc rigolo à faire, le font, le refont sans cesse, jusqu'à susciter chez certains de délectables pulsions infanticides.

Sinon ici au labo, ça va. Enfin... Je dis "ça va", mais ils ont décidé de faire des travaux depuis une semaine. C'est-à-dire depuis que tout le monde ou presque est revenu de vacances. On a eu des journées de perçage intensif. Depuis ce matin, ça s'est calmé. On est passé aux agréables effluves de peinture.
Le seul aspect positivement curieux, c'est que le responsable administratif qui a décidé, semble-t-il assez unilatéralement –comme on le lirait dans une dépêche–, de ces travaux et surtout de leurs dates, est parti en vacances le jour même où ils ont commencé. Il devrait revenir quand ce sera terminé.
Vous croyez qu'on a le droit de râler ?

05/09/06 - 09:08

La Haine

Je hais mon pc qui plante avec une fréquence déconcertante.
Je hais mon pc quand je prépare un post et qu'il plante avant que je n'ai eu le temps de sauvegarder.
Je hais mon pc quand je viens de passer quinze minutes à préparer un commentaire sur un blog pour trouver la bonne tournure, à le relire pour minimiser les fautes de mon orthographe déplorable et qu'au moment de cliquer sur envoyer, il me claque entre le doigt.
Rien de tel pour me mettre de bonne humeur tiens.
Il a failli passer par la fenêtre.
Bon, je suis au 6, ça peut être dangereux pour les passants, et il se trouve que j'ai encore plein de documents personnels non archivés que je ne voudrais pas perdre, alors je vais m'abstenir.

Il commence à faire des bruits inquiétants.
Il va falloir penser changer.
Il va falloir budgétiser cela encore...
La haine, comme ils disent.

01/09/2006

01/09/06 - 22:28

Le Bonheur, c'est simple parfois

tnÅ a fait sa rentrée aujourd'hui.
Il a un super emploi du temps.
Je suis très heureux pour lui.
Mais c'est un peu égoïste aussi : avec son vendredi après-midi, il aura le temps de remonter à Paris après le boulot pour prendre un avion à Roissy.
Enfin de temps en temps, parce qu'avec 80€ de taxe, même avec un billet aller-retour à 70€, ça finit quand même par revenir cher...

 

L'image de la bannière et celle de l'avatar ont été créées d'après une illustration de M. Whelan sur la couverture de "l'Assassin du roi" (R. Hobb, France Loisirs Ed.).
Les photos sont de moi, sauf mention contraire.

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