Photo 1 : Première partie du trajet chez tnÅ-chez moi. Promenade l'après-midi à Nancy. Ici les grilles de la place Stanislas. Photo 2 : Deuxième jour, fin du trajet Paris-Munich. Pas de visite dans la journée. Vue sur le champ de blé et la ville depuis mon balcon. On peut constater que les aromates de ma jardinière au premier plan se sont étoffés (voir ici). Photo 3 : Mardi, nous avons suivi le Danube d'Allemagne jusqu'à Linz avant de passer la nuit à Steyr. Ici cœur de l'église de l'abbaye de Wilhering, sommet du rococo autrichien. Photo 4 : Le Danube en Autriche. Nous avons visité entre autre l'abbaye de Melk. Voici ici le fleuve aux abords du village de Dürnstein. Photo 5 : Promenade dans Vienne. Ici l'originale Karlskirche et ses deux colonnes imitées de la Trajane. Photo 6 : Une petite pause à Vienne. Dans un café évidemment. Un Eiskaffee et une part de Sacher Torte (que l'on devine sur la photo), face à l'Albertina, avant de partir s'émerveiller de la collection du Kunsthistorisches Museum (et ses Bruegel...) Photo 7 : Le 6e jour, toujours à Vienne, fut principalement dédié au château et au parc de Schönbrunn. Ici la gloriette dominant le parc et la fontaine de Neptune. Photo 8 : Bratislava. Hlavné nám, place centrale de la vieille ville. Photo 9 : Ruine du château de Devín (détruit par Napoléon) surplombant le confluent du Danube et de la Morava à quelques kilomètres de Bratislava. Une vue magnifique. Photo 10 : Budapest, la Perle du Danube. Le parlement (Országház), à Pest, au bord du Danube. Photo 11 : Moment de détente aux bains Rudas. Moment magique dans ces bains datant du XVIe siècle. Photo 12 : Turul, rapace mythique, emblème des tribus magyares, à l'entrée du palais royal, à Buda. Photo 13 : Cigognes dans la campagne hongroise, croisées à de nombreuses reprises lors de notre trajet vers le sud du pays le 11e jour. Photo 14 : Pécs : son église, ancienne mosquée, sur Széchenyi tér. Capitale européenne de la culture en 2010. Une petite ville où je regrette de n'avoir dormi qu'une nuit. Photo 15 : Héviz, proche du lac Balaton, possède le 2e plus grand lac thermal au monde (le 1er se trouvant en Nouvelle-Zélande). Une eau à 33°C l'été (24° l'hiver). Une baignade relaxante, appuyé sur une bouée, au milieu des nénuphars : un bonheur. Photo 16 : Retour, avec un passage dans la jolie ville de Graz. La Uhrturm, un des symbole de la ville, rare vestige du château, démantelé sur ordre de... Napoléon...
Il reste quelques trous que je complèterai demain soir. Mais si vous avez des idées, vous pouvez encore soumettre vos propositions ! Edit : Voilà, c'est complété...
Après les vacances, c'est dur la reprise. D'autant plus que j'ai plusieurs échéances vendredi soir : je pars en conférence samedi prochain, et tout ce que je n'avais pu faire avant les vacances devra être fini d'ici là.
Deux semaines de vacances avec tnÅ, dont voici un résumé.
Une photo par jour, ou presque.
La mosaïque se lit normalement (de gauche à droite et de bas en haut). Du 16 au 29 juillet : jour 1 à 5, pause de la journée 5, jour 6 à 9, pause de la journée 9 (cette photo n'est pas de moi, malheureusement...) et enfin les jours 10 à 14.
Qu'avons-nous donc fait comme voyage ?
Saurez-vous trouver où les images ont été prises ?
pour : congés annuels.
Ce blog sera fermé du 15 au 30 juillet.
En cas d'urgence, vous pouvez consulter... heu en fait je ne me fais pas de souci, il y a tellement de choses de qualité à lire ailleurs… (mais vous reviendrez, hein ???)
Demain après-midi direction Paris et départ pour 2 semaines de vacances avec tnÅ à… vous verrez bien ! Ca me donnera l’occasion de faire un petit jeu à mon retour. Il n'y a pas de raison qu'on ne s'amuse que chez les autres !
D’ici là portez-vous bien, soyez raisonnablement sage, mais pas trop.
En France, les minorités religieuses peuvent obtenir des jours fériés supplémentaires pour célébrer leurs fêtes.
Je ne sais pas si c’est le cas en Allemagne.
Sinon, pourrais-je arguer que je suis de religion française pour rester chez moi aujourd’hui ?
Y'a comme un goût amer en nous
Comme un goût de poussière dans tout
En plus des concours généraux que j'ai décrits précédemment, il existe également des concours pour des postes spécifiques, correspondant à des profils bien définis. C’est la raison pour laquelle je suis revenu en France il y a quinze jours puisqu'il s’ouvrait au BDZ dans mon ancienne équipe un poste de chercheur, en parfaite adéquation avec mon profil.
Ceci dit, je savais que je ne l’aurais pas, ce poste. On m’avait prévenu par avance que j’étais encore un peu jeune et que, de fait, je n’avais pas fait mes preuves à l’extérieur. Ce qui est vrai. Mais il me fallait toutefois me présenter, pour me faire voir, en quelque sorte. Le poste me semblait parfaitement aller à L., ancien co-thésard qui a soutenu il y a 5 ans, quand j’avais débuté la mienne et qui travaille parfaitement dans le sujet.
J’ai appris les résultats. L. n’a pas eu le poste.
FC l’a eu. Je ne suis pas surpris je le craignais en fait.
FC est semble-t-il brillant.
Mais FC a soutenu il y a 10 mois. Il n'a au fond jamais travaillé qu'avec son directeur de thèse.
Le profil indiquait clairement «Applicants must have a Ph.D. degree in Space Science, Physics or Astronomy, or related area, and at least two years of Post-Doctoral experience ».
Dont acte.
L. arrêtera la recherche en décembre je crois.
La vie du jeune chercheur français en post-doc (à l’étranger) suit un cycle annuel bien régulier. Il fait des dossiers pendant et à la fin de l’hiver avant d’accomplir une migration au cours du printemps. On assiste à un phénomène collectif de grande ampleur. Mus par leur instinct, ils convergent tous vers Paris. Certains parcourent même plusieurs milliers de kilomètres pour sacrifier à cet étrange rituel. Ils effectuent alors une sorte de danse, se parent de leurs plus beaux atours pour séduire les anciens, réunis également dans ce lieu. Une petite proportion seulement sera jugée digne de revêtir leur habit de lumière (les spécialistes disent décrocher un poste), les autres effectueront une migration inverse et débuteront un nouveau cycle. La durée de vie du post-doc est variable selon l’espèce. La variété astrophysicien par exemple vit typiquement entre 3 et 5 ans, exceptionnellement moins, mais parfois plus. Toutefois certains meurent d’épuisement sans avoir accompli leur dernière transformation.
Extrait de La merveilleuse Vie des scientifiques : mythe et réalité
Les jeunes chercheurs sont les hirondelles des labos. Quand leur densité augmente dans les laboratoires, on sait que le printemps est là.
On va finir par croire que je m'intéresse au football, mais c'est bien plus les comportements humains qui m'intéressent et pour le coup m'amusent. Tout le monde y est allé de ses réflexions sur le coup porté par le capitaine de l'équipe de France de football ce dimanche. Geste "impardonnable", "inexcusable", "odieux" (si si je l'ai lu !!!), "suicide de Zidane" (je l'ai lu aussi !). Vilain pas beau. C'est mal, très mâle. Tous les honnêtes commentateurs sont scandalisés, drapés de leur vertu de pharisiens.
Je ne dirais pas que ce geste n'est pas condamnable. D'ailleurs il a été condamné par un carton rouge subi sans protestations. Condamnable car la violence gangrène le sport et l'exemple donné n'est pas bon, soit. Mais qu'il est hypocrite de condamner de manière si vive et implacable cette violence-là et passer sous silence la violence verbale. De plus j'aimerai savoir quel qualificatif utiliser s'il avait fracturé une côte de son adversaire, explosé son nez, brisé de ses dents, ou tenté de lui crever les yeux avec une fourchette de rugbyman. (D'ailleurs, M., charmante blogueuse septuagénaire me disait tout à l’heure : « j'ai apprécié l'élégance du coup de boule de Zidane : en pleine poitrine et pas du tout en pleine face comme cela se fait normalement et dieu sait que j'en ai vu »)
Qui sème le vent récolte la tempête. On ne se plaint pas de se faire mordre par le chien dont on tire la queue.
Les vertueux expliqueront que s'il y a eu insultes répétées il aurait dû garder son sang-froid et ne pas tomber dans le piège. Certes. D'autres clameront que la violence est la réponse du faible. Il serait trop facile de leur répondre que malheureusement, c'est souvent la seule réponse que les cons comprennent, alors je ne le dirais pas, c'est pas bien.
Il a perdu de sa grandeur par cet acte, qui n'a rien d'héroïque. Mais il a gagné en humanité, n'en déplaise aux vertueux. Car le pékin moyen, sait, lui, que lorsqu’on est épuisé et ultra-tendu comme on doit l’être à ce moment-là, un coup est si vite donné pour calmer le trou-du-cul qui vous emmerde.
Discussion entre un Argentin, un Grec et moi-même.
G : As-tu pleuré dimanche quand la France a perdu ?
M : ... Tu veux parler de l'équipe de France de football ?
A : hihihi (il est bon public)
G : Ca fait une différence pour toi ? Cette équipe représentait la France.
M : Je ne crois pas que ce soit écrit dans la constitution française ou quelque chose comme ça.
A : hahaha (il est très bon public ^^)
G : Donc tu n'as pas pleuré dimanche.
M : J'aurais préféré qu'ils gagnent certes, mais ça ne va pas changer le monde, non ? (parfois je me demande)
G : Pourtant c'est important, pour que les gens se sentent meilleurs parce que leur équipe a gagné. En 1998, je suis sûr que ça a amélioré le moral et donc la vie des français.
M : Il y a probablement eu des retombées économiques grâce à l'organisation...
G : Oui mais je suis sûr que la victoire a été très positive.
M : C'est difficile à quantifier.
G : Certes.
A : Regarde les italiens... ceci dit, je ne trouve pas ça très amusant.
(ils ont placardé des affichettes détournant des résultats astrophysiques sur le thème l'Italie est maître de l'Univers)
M : C'est trop. Je constate que c'est important et je le reconnais, mais je trouve ça triste que ce soit si important.
G : Moi, je trouve triste de ne pas trouver ça important, de pas être excité par ça. C'est motivant, ça donne envie d'être les meilleurs. La victoire d'une équipe rejaillit sur tout un peuple. On devient meilleur quand son équipe est la meilleure.
M : C'est du nationalisme, donc.
A : Tout à fait !
G : Bien sûr !
A : C'est positif le nationalisme, ça fait avancer les gens.
M : J'ai appris à me méfier du nationalisme.
A : Pourquoi ?
M : Il suffit de regarder l'histoire du XXe siècle par exemple.
A : Oui, justement, il y a des choses positives. Regarde l'Afrique du Sud.
Cette discussion me donne à réfléchir...
On pourrait disserter sur le nationalisme, mais franchement je n'en ai pas le courage.
Gloire aux vainqueurs, malheur aux vaincus.
Ce week-end fut placé pour le France sous le signe du sport. Deux finales : une défaite et une victoire. Comme il y a huit ans. Melle Mauresmo (Amélie pour les intimes, mais je n'en fait pas partie) succède à Melle Suzanne Lenglen dans la liste des vainqueurs françaises du simple dame, 81 ans plus tard. Elle gagne ainsi le plus prestigieux tournoi du circuit huit ans après la défaite de Nathalie Tauziat. L'équipe de France de football a perdu, après sa victoire il y a huit ans. Une finale contre l'Italie, comme il y a six ans, après une demi-finale contre le Portugal, comme il y a six ans. Tout s'est joué sur un tir de M. Trézéguet, comme il y a six ans.
L'histoire semble aimer les variations sur thème.
Je suis assez content, je dois l'admettre, de la victoire de la Française à Wimbledon. J'avais trouvé salopardes les critiques après sa première accession à la tête du classement mondial féminin : lui reprocher de n'avoir jamais gagné de grands tournois et d'être là "juste" en raison de sa régularité de ses non-blessures. C'est sûr qu'il est plus dans la tradition de nos grands sportifs de faire des coups d'éclat sans lendemain... Quant aux blessures, dans ces métiers du sport, cela s'apparente souvent à mon sens à une faute professionnelle, comme celle d'un chef de projet incapable de gérer son budget. Sa victoire à Melbourne avait un goût d'inachevé. Samedi elle a, parait-il, été royale. Je regrette ne pas avoir pu regarder le match, on m'a dit que le spectacle fut de qualité.
Le seul point noir pour moi est qu'elle vive en Suisse. Si c'est pour des raisons fiscales, elle baisse grandement dans mon estime.
Quant au résultat de l'équipe de France de football, j'admets que ça m'a bien ennuyé. J'admets que ceux qui résident sur le sol français, surtout dans les grandes villes, ont pu profiter d'une nuit calme. Mais se satisfaire de cette défaite sur un tel argument est très franco-centré. C'est ne pas penser aux pauvres petits expatriés. Car moi je savais que, quel que fût mon intérêt personnel pour ce sport, je serais aujourd'hui le vaincu et pire encore qu'il faudrait se farcir les italiens du labo, déjà insupportables après leur victoire en demi-finale.
Du coup ce matin j'ai écourté le café scientifique journalier (10h30-11h) en arrivant à 10h50.
Discussion avec un collègue anglais :
- Shame on you
- Why ?
(traduction de la suite pour pas m'embêter à réfléchir de trop non plus ^^)
- Pour avoir laissé gagner les italiens.
- Je n'ai laissé gagner personne, je n'ai joué à rien.
Me retournant vers les italiens reconnaissables au fait qu'ils portent le maillot de leur équipe nationale ou un T-shirt arborant fièrement le nom de leur pays, certains portant même en cape le drapeau vert-blanc-rouge.
- Ils semblent bien fiers.
- Ils fêtent leur victoire.
- Je suis admiratif : ils ont le temps de faire de la science en journée et de jouer au football le soir ? Ils sont encore plus méritants.
Plus tard en allant à la cantine et en croisant moults maillots et drapeaux en cape.
- Je crois comprendre pourquoi ils ont gagné : ils sont bien plus de onze à avoir joué
... Remarque, je ne dis pas ça car ils sont italiens, en France, cela aurait été la même chose.
- En Angleterre, cela aurait été pire.
Un article de Pascal me ramène six ans en arrière. Printemps-été 2000. J’étais aux Canaries, à Tenerife plus précisément pour un stage de quatre mois. Je logeais dans une chambre louée (chère en fait) chez l’habitant (il y aurait des choses à raconter sur ma logeuse d’ailleurs…). Une des premières nuits dans ma nouvelle chambre j’entends des petits bruits au sol. Grat grat. J’allume la lumière je ne vois rien ; il me semble juste apercevoir un mouvement au sol du coin de l’œil, mais j’ai peut-être rêvé. 2 minutes plus tard. Grat grat grat. J’allume la lumière et je vois fuir trois blattes qui me semblent énormes, 4–5 cm de long, fuyant sous la porte, sous l’armoire, sous le lit. Comme beaucoup, mes relations avec les insectes peuvent être assez épidermiques. Ce n’étaient pas des araignées mais tout de même. Avec le temps j’ai appris à cohabiter ; je n’avais pas le choix de toute façon. Quand je rentrais le soir, j’en trouvais parfois une écrasée sur le carrelage de ma chambre, probablement par ma logeuse (mais qui n’avait pas daigné évacuer le cadavre du défunt insecte).
Le pire restait toutefois aller faire des photocopies au labo, tôt le matin, au sous-sol, quand on était le premier à s’engager dans la pièce. La lumière semait un branle-bas de combat chez les dictyoptères dont certains s’envolaient lourdement (très agréable la collision frontale avec cet insecte ; il faut penser à ne pas crier, il y a risque d’en avaler) ; sans compter les crissements des cadavres au sol qu’on écrase par mégarde.
Ensuite il était temps de remonter pour prendre un petit déjeuner à la cafétéria.
Encore un aller-retour en France ce week-end.
Raison principale : une audition à passer vendredi au BDZ ; je n'aurai pas le poste, mais j'ai eu des retours positifs, c'est déjà ça.
Puis un week-end passé dans la chaleur parisienne.
Pique-nique samedi soir aux Buttes-Chaumont avec tnÅ. C'est agréable. Il doit être autour de dix heures et quart quand une clameur immense retentit de toute part, nous encercle, tourbillonne. La France a dû marquer un but.
Agréable dimanche après-midi occupée par une promenade avec des personnes de qualité.
Nuit chaude, polluée, suffocante. Blanche.
6h : le métro, le RER, l'avion, le S-Bahn, le bus.
Travailler un peu.
Peu.
Trop peu.
Rentrer.
Manger.
Se coucher.
L'image de la bannière et celle de l'avatar ont été créées d'après une illustration de M. Whelan sur la couverture de "l'Assassin du roi" (R. Hobb, France Loisirs Ed.).
Les photos sont de moi, sauf mention contraire.