29/06/2006Définitivement ou le pouvoir médiatiqueJ'ai lu sur Yahoo France dans une dépêche de l'AFP :
L'ancien Premier ministre, qui avait annoncé au soir de sa défaite du 21 avril 2002 qu'il se retirait "définitivement de la vie politique française", se pose ainsi en challenger potentiel de Ségolène Royal.
Je ne commenterai pas sur cette évolution jospinienne, mais sur le "définitivement" mis entre guillemets et donc cité par l'AFP comme étant de M. Jospin. Or, il y a peu j'ai réentendu le discours de Jospin du 21.04.2002, et j'ai été surpris ne pas entendre ce "définitivement". On nous l'a tellement rabâché ce "définitivement". Mais ce n'est que la marionnette des Guignols qui l'a dit en boucle.
A moins que je me trompe ; il l'a peut-être dit ailleurs.
Mais si ce n'est pas le cas, le journaliste — disons le rédacteur — a commis une faute (professionnelle) en faisant jouer la fausse mémoire collective et non la réalité factuelle.
C'est peut-être anecdotique, mais très révélateur.
28/06/2006Icosaèdre tronqué au piedJe ne disserterai pas sur la victoire de l’équipe de France hier, je ne rentrerai pas dans le débat pour savoir si elle était méritée, je ne vous dirai pas si je pense que M. Henry a simulé ou pas : je n’ai pas vu le match ; je l’ai juste suivi par intermittence sur internet.
Ceci dit, c’est bien à ce populaire jeu que ce mot est dédié. On ne peut passer outre, la coupe du monde a envahi la planète ; je ne suis même pas sûr qu’il existe des coins reculés où l’on n’en est pas informée.
Je trouve ça fascinant.
Pas forcément le sport lui-même, mais cet engouement.
C’est vrai c’est un jeu qui est facile à pratiquer. Un ballon, un terrain plus ou moins régulier, quelques tas de vêtements pour délimiter les buts, et le tour est joué.
Ceci dit, le sport qu’on nous montre est assez différent de celui-ci, tout d’abord au niveau des scores.
Car si gamin, sur le communal, on atteint en une demi-heure la dizaine de buts, les pros, en trois fois plus de temps, nous offrent au mieux 2 ou 3 points au score. A l’inverse des autres sports de terrain, le football offre peu d’actions et encore moins d’actions concrétisées. Le basket-ball ou le handball pêcheraient parfois de l’effet inverse : il y a une action en permanence et il est rare que le(s) point(s) ne soi(en)t pas marqué(s) ; ce peut aussi être monotone et particulièrement chiant.
Ici c’est le contraire. A tel point que je me demande parfois si les écarts sont significatifs. Statistiquement parlant. Quand on voit à quel point tout se joue sur un point, on voit comment l’arbitrage est influent dans ce sport. L’arbitre ne semble pas simplement veiller au bon déroulement de la rencontre mais il peut participer à décider de qui va gagner : par un penalty accordé ou pas, un coup franc, un but refusé, un joueur expulsé. Nul ne peut être juste s’il est humain. Et aux bruits de couloir (j’ai des collègues qui suivent pour moi) je sens que les arbitres sont très humains et qu'ils suivent des règles légèrement variables : si un Suisse peut utiliser ses mains pour jouer, un Ivoirien peut se faire ceinturer sans soucis. Je ne tomberai pas dans la facilité d’y voir potentiellement une histoire de comptes en banque plus ou moins rempli. Pas de ça chez moi.
Certains parlent de l’arbitrage vidéo. Mais pourquoi les arbitres laisseraient-ils leur pouvoir ? L’être humain y est toujours si attaché dès qu’il en a une moindre parcelle.
Ou alors, trouver un moyen, en changeant un peu les règles par exemple, pour améliorer la statistique et accroître le nombre de buts et l’écart au score.
En attendant, au foot il y en a toujours après pour contester l’arbitrage et refaire le match à défaut de refaire le monde.
C’est peut-être aussi pour ça que ce jeu est si populaire.
PS : Est-ce sous influence germanique que les gardiens de but se trouvent être maintenant des portiers ?
23/06/2006Avantage de la provinceA midi nous avons déjeuné en terrasse, sur une adorable place. Un menu (réservé aux déjeuner en semaine), bon et vraiment copieux. Pour 11€ : Entrée du jour (salade aux gambas grillées), belle brochette de bœuf marinée, tarte au citron.
Il faisait bon.
Les petits instants bonheurs tiennent à peu de choses.
Capitale ducaleLe lac Kir à main droite annonce que la gare est proche. C’est toujours spécial de revenir ici. Les choses changent peu, mais changent tout de même. On remarque les magasins qui subsistent, on se souvient de ceux qui ont disparu. On constate que la place de la Libération est une nouvelle fois en travaux. Le Palais de ducs est resplendissant. Le jardin de l’Arquebuse accueille le nouveau planétarium.
En fin d’après-midi, je ferai ma conférence. L’article du journal aura fait venir quelques connaissances, ce qui me fera plaisir.
Après la conférence, je me trouverai décevant. Le manque de sommeil m’aura nuit. Bien sûr, les gens me rassureront, auront trouvé ça bien. Mais je saurai que cela aurait dû être mieux.
C’est calme un aéroport la nuitMercredi soir, aéroport de Munich. 20h, l’orage éclate. 20h35 nous embarquons tout de même. 22h20 nous quittons le parking d’embarquement ; à cette heure, nous aurions déjà dû toucher les pistes charles-de-gaulliste. 23h nous nous envolons. L’Arena est blanche cette nuit. Minuit vingt nous atterrissons. Terminal 2D. Aéroport de Paris, après cinq minutes d’attente, finit par rouvrir les portes pour nous permettre, tout de même, de sortir du no man’s land. Pas de RER, 23h56 est passé. Le personnel d’Air France m’indique que je dois prendre un taxi pour relier Paris, ou aller au 2F prendre un bus de nuit. Terminal 2F, aucune indication. Peu de gens. Le personnel d’entretien, quelques voyageurs égarés. Je suis épuisé. J’ai faim. J’ai mangé un bretzel avant le départ ; à bord, le sandwich auquel nous avons droit habituellement sur ce vol est remplacé par un petit sachet de biscuits. La chance finit par me faire apercevoir un noctambus. Il va bien à Paris, gare de l’Est comme terminus, fête de la musique oblige. Arrivée à Paris 1h35. Encore un bus. J’ai de la chance, je n’attends pas. 2h, je me déshabille, me douche rapidement, me glisse sous les draps pour me lover contre un ange. 2h30 j’arrive à m’endormir.
4h15 le réveil sonne, tnÅ se lève et part 50 minutes plus tard. Je n’arrive pas à me rendormir. Je somnolerai de 7 à 9h.
20/06/2006CommunicationJ'ai accepté de faire une conférence grand public cette semaine en France, invité par une association d'astronomes amateurs à laquelle j'ai appartenu et appartiens encore, du moins formellement. Je pars donc demain soir. J'ai accepté car cela me fait plaisir de revoir la première ville de mes études, et de revoir des gens que je n'ai pas vus depuis plusieurs années. Ca me fait plaisir également car la vulgarisation est un exercice que j'aime bien et cela donne une dimension différente au petit travail quotidien lorsqu'on essaie de le partager.
Ce que je n’avais pas prévu, c’est que le journal local décide de faire un « entretien portrait » de moi pour annoncer la conférence. Bon soyons honnête, ça flatte l’ego, même si c’est « juste » le journal local. Mais ça m’a foutu également une pression supplémentaire. Je stresse à mort.
Ca va passer, ça va passer.
Le seul hic, c’est que la journaliste veut une photo de moi « en situation », c’est-à-dire qui illustre ma profession…. C’est pour cette après-midi. Ca ne va pas être coton ça, je vous le dis. Car le fantasme des astronomes au pied de leurs télescopes fièrement dressés1, c’est très surfait. Ma vie je la passe derrière un ordinateur, ce que ma journaliste risque de trouver moins sexy…
On a les soucis qu’on peut…
1Un de mes profs se demandait s'il ne fallait pas chercher dans la volonté des astronomes de dresser de fiers télescopes et de les abriter de dômes arrondis quelque explication freudienne... 18/06/2006En jaune et vertCe matin je suis descendu à Munich, remplir mes devoirs d’expatrié en participant à l’élection de nos représentants à AFE (l’assemblée des français de l’étranger). J’ai un peu tourné en rond pour localiser le lycée français, mais j’ai fini par le trouver. A voté. C’est un autre Saône-et-loirien qui m’a fait signer le registre. Coïncidence.
Je suis retourné en centre ville en traversant cet immense terrain vague qu’est Theresienwiese, qui dans trois mois accueillera la célébrissime Oktoberfest, ses flots de bière et de pisse.
Le centre ville était bien rempli. La foule était bruyante, la ville bien active pour un dimanche. Que de gens de vert et de jaune vêtus ! Quelque chose me dit que l’Arena accueille un match opposant le Brésil à l’Australie aujourd’hui…
Je me suis pressé de rentrer, avant que la ligne de métro ne soit saturée.
17/06/2006DigitalL’esprit vagabonde si on le laisse faire et saute d’idée en idée. On fait des rapprochements, puis on va vérifier dans les livres, dans les dictionnaires. Hier en rentrant je suis passé devant un jardin où poussaient de belles et grandes digitales. Digitale… Pourquoi digitale ? Et quel est le lien avec un affichage digital ? Ces deux mots doivent tous les deux être issus de doigt (comme les empreintes digitales), digitus en latin... Le digital de l’affichage, numérique, vient clairement de l’anglais, c’est l’adjectif dérivé de digit (chiffre). Vérification faite, digit provient bien de digitus, car signifie primitivement « compté sur les doigts ». Quant à la fleur, elle doit son nom à la forme de ses clochettes faisant penser à des « doigtiers », des dés à coudre. La digitale pourprée s’appelle d’ailleurs également doigt/gant de Notre-Dame, doigt de la Vierge, doigtier, gant de bergère ou encore gantelée…
Ces cheminements de la langue m’amusent.
Petit, la digitale était une fleur que je craignais. J’avais lu que la fleur était mortelle et qu’on en tirait la digitaline, pouvant ralentir et arrêter le cœur. J’étais alors persuadé que leur parfum était dangereux. Aussi, lorsque nous nous promenions et que nous croisions ces magnifiques vénéneuses, je faisais un crochet ou bloquais ma respiration…
15/06/2006Jour fériéFérié comme aujourd'hui, pour Corpus Christi.
Journée tranquille.
J'ai pu profiter de mon balcon, déjeuner et dîner dehors.
J'ai continué mon traitement contre l'angine qui recule. (Je en suis pas sûr du lien de cause à effet...)
Demain, je sens que la journée va être calme. Ils vont tous faire le pont. Cachez cette tache que nous ne saurions voirL’histoire de la physique est très intéressante et instructive, remplie d’anecdotes amusantes. Les scientifiques donnent leur nom à des lois, des théorèmes, voire des unités, parfois de façon non méritée, parfois également de manière involontaire.
Nous sommes en France au début du XIXe siècle. Depuis plusieurs décennies, la vision du monde qui y domine – en partie sous l’influence de Voltaire – est newtonienne. La physique de Newton marche bien, elle a « fait ses preuves » comme le pensent la majorité des savants de l’époque : Laplace, Biot, Poisson, mais aussi Ampère et Arago… La lumière est constituée de particules se propageant en ligne droite. Ainsi normalement, l’ombre projetée par un objet éclairé doit avoir des bords bien nets. Ce n’est généralement pas le cas car les sources de lumière (le Soleil par exemple) sont étendues et les bords présentent donc un dégradé, une pénombre. Ceci dit, pour une source lumineuse ponctuelle, les bords de l’ombre doivent être nets. Malheureusement, lorsqu’on illumine un petit objet avec une source ponctuelle, on observe autour de son ombre des franges sombres et claires. Les newtoniens expliquent ce phénomène par une interaction des particules de lumière et la matière du bord de l’objet éclairé. Ainsi dans cette théorie les franges qui apparaissent sur l’écran de projection se forment au niveau de l’objet, et leur position sur l’écran doit dépendre linéairement de la distance de l’objet. Telle est la situation de l’époque.
Le jeune Augustin Fresnel va réaliser quelques expériences précises et mettre en défaut cette idée. Il observe en particulier des franges à l’intérieur de l’ombre et constate que lorsqu’on éloigne l’écran les franges ne suivent pas des lignes droites mais des hyperboles. Il interprète donc ces franges comme des interférences entre des ondes (similaires à celles déjà connues pour le son ou encore les « ronds » dans l’eau). Fort de ces observations, il développe donc une théorie ondulatoire de la lumière, inspirées des idées du Néerlandais Huygens(1). Ses travaux convainquent Ampère. Mais il soulève un tollé à l’Académie auprès de Laplace et ses condisciples.
En 1818, Fresnel, soutenu par Ampère, protégé par Arago, défend une thèse sur le sujet pour obtenir le prix de l’Académie. Poisson, proche de Laplace et newtonien convaincu, trouve une objection a priori dévastatrice pour Fresnel : si on croit sa théorie, les calculs montrent qu’un point lumineux doit apparaître au milieu de l’ombre d’un disque convenablement éclairé. Ce qui manifestement est absurde, inimaginable pour les laplaciens. S’en suit une discussion houleuse au terme de laquelle François Arago décide de mener l’expérience.
Et tous virent l’impossible se produire.

Fresnel obtint le prix à l'unanimité. Et le nom de la tache lumineuse impossible pris le nom de tache de Poisson.
(1) L’observation des franges et l’idée selon laquelle la lumière est un phénomène ondulatoire ne sont pas neuves. En 1665 Grimaldi observa de telles franges et baptisa le phénomène « diffraction » (Newton fit de similaires expériences mais ne semblent pas rapporter l’existence de ces franges). Si Newton publia son Optiks en 1704, en 1678 Huygens avait sorti son Traité de la lumière, dans lequel la lumière est considérée comme une sorte d’onde. En 1801, l’anglais Thomas Young développa également une théorie ondulatoire expliquant les interférences lumineuses mais il sera vivement combattu en Angleterre.
BDQuand j'étais petit, il y avait quelques collections de bandes dessinées chez moi. Je lisais Tintin chez mon gand-père, mais à la maison il y avait principalement des Astérix, les Gaston Lagaffe et Boule & Bill.
Bill, Boule, Caroline, Pouf ont bercé mon enfance.
Je viens d'apprendre qu'ils sont orphelins depuis hier.
Au revoir, monsieur Roba. 14/06/2006Au nom de la PatrieMon voisin, deux étages en dessous, a suspendu un drapeau national. Noir, rouge, jaune. C’est rare. On voit de temps en temps ici des drapeaux bavarois, mais des drapeaux allemands, rarement, encore plus chez des particuliers.
Anecdotique.
Quoique.
A midi, au cours d’une discussion, un (jeune (enfin de mon âge à peu près)) collègue allemand nous a dit que ce mondial de football donnait l’occasion de voir des choses nouvelles (jamais vues ou presque depuis plus de 60 ans) : des allemands agiter, suspendre le drapeau national. C’était instructif de le sentir un peu inquiet. Si ce patriotisme peut ne pas sembler inquiétant, on sentait bien que, pour lui, le nationalisme peut vite pointer son nez. Cette peur du nationalisme est, je crois, ancrée chez beaucoup d’allemands, même relativement jeunes. Il est certaines blessures collectives difficiles à cicatriser. Certains complexes demeurent.
Un tournant s’opère peut-être (ou pas, on verra).
RemèdeMon angine ne passant pas, j’ai décidé de prendre des initiatives au moins pour calmer la douleur et la gêne occasionnée (tiens, on se croirait à la RATP…). Paracétamol. Glace à midi (pas bon pour la ligne, mais le froid anesthésie !). Ce soir, une sorte de grog, sur les conseils avisés d’un adorable toubib ici présent que je ne dénoncerai pas : citron, miel et rhum dans de l’eau chaude. Je n’avais pas pu m’en faire hier, me manquant deux ingrédients principaux (citron et miel, évidemment).
Ce soir j’ai donc pu me soigner.
Cette préparation pharmaceutique m’a bien requinqué.
De plus, je me sens de bonne humeur. Je m’en referais bien un, moi…
13/06/2006Dites 33Troisième jour avec une douleur à l'amygdale gauche. Difficulté à déglutir. Le pied.
Je devrais faire plus attention à ce que je mets dans ma bouche, moi. MouchardPour m'amuser, j'avais, comme beaucoup, installé un traceur de visiteurs sur cette page. J'y ai jeté un œil tout à l'heure. J'avais déjà remarqué que la localisation physique du visiteur était sujette à caution. Généralement, cette information même erronée est auto-consistante. Mais là je suis dubitatif...
...à moins qu'il y ait eu un grand glissement de terrain.
12/06/2006Vrac antichronologiqueRentré ce matin en Germanie. En résumé, un week-end parisien, en amoureux (ou presque), et chaud.
Dimanche, déjeuner à 16h dans un des restaurants japonais de la rue Sainte-Anne où nous allons parfois. Malgré une petite explication de texte, ils n’ont jamais voulu prendre mon billet de 5 euros. Il en manquait un petit morceau, c’est vrai, mais rien qui lui fasse perdre sa valeur. Même la machine automatique, pourtant très capricieuse, en a voulu ce matin lorsque j'ai acheté mon ticket de S-Bahn. Tant pis pour eux. Pour le pourboire, ils pouvaient toujours se gratter. J’espère qu’ils se feront avoir avec plein de beaux billets entiers mais faux.
Dimanche matin, activité de repérage dans Paris avec et pour tnÅ en vue de sorties pédagogiques ; eh oui, les profs bossent le week-end (aussi)…
Samedi soir, resto offert à tnÅ pour fêter le début de sa 30e année ici-bas. Un petit resto, dans le 19e au-dessus des Buttes, un resto que nous souhaitions essayer depuis longtemps. Bof, déçu.
Samedi après-midi, une petite promenade avec tnÅ et le charmant David. Une promenade au fil des rues, au gré de nos envies, nos pas nous menant de la place Sainte-Opportune à la Cité, à l’île Saint-Louis (avec évidemment un arrêt chez Berthillon), au Jardin des Plantes, à une terrasse de la place de la Contrescarpe, à la rue Mouffetard, à la mosquée…
Vendredi après-midi ; Nice-Paris avec 4h d’attente à Munich.
J’ai découvert qu’on pouvait voyager en canadair sans avoir à éteindre d’incendies.
J’ai découvert que mon blog (ce blog) était interdit d’accès depuis le point internet de l’aéroport de Munich car pornographique. On en apprend tous les jours. On dirait le SudJ’ai donc découvert Nice ; en fait, on s’est croisé, on s’est rencontré, personne ne nous a présenté, je n’ai pas eu le temps d’apprendre vraiment à la connaître, juste eu le temps de la deviner. Je n’ai guère visité, juste erré un peu, un soir dans la vieille ville.
On aurait dit le Sud. J’ai tout de suite pensé à l’Italie.
Ces petites rues, étroites, piétonnes. Poussiéreuses et un peu sales aussi.
Ces glaciers tous les trente mètres.
Oui, on aurait dit le Sud.
Ca devait l’être.
05/06/2006Prendre son envolJe me demandais si dans un vol Lufthansa à destination de la France nous aurions droit à des informations en français, comme nous les avons en allemand sur un vol Air France à destination de Munich. Effectivement, ce fut le cas. Après les démonstrations d’usage en allemand et en anglais, nous avons eu droit à : « Mesdames, messieurs, Lufthansa et son personnel vous souhaite la bienvenue à bord. Merci d’écouter attentivement ce message enregistré, il contient des informations importantes et des consignes à suivre en cas d'urgence. Vous trouverez BrrrrrrrrrrrrrRRRR(l’avion accélère)RRRR ...oxygène... BRRRRRRRRRRRRRR(l’avion décolle)RRRRR ...gilet de... BRRRRRrrrrrrrrr Merci de votre attention. »
C’était un relativement petit appareil (un ARJ si ça existe ?). J’étais à l’avant-dernière rangée, c’était la quinzième, c’est-à-dire la rangée 16, comme il n’y avait pas de rang 13 (normal), mais il n’y avait pas non plus de rang 17 (j’ai trouvé ça curieux...).
PS : Je profite du wifi de l'hôtel ^^ Le temps, comment ça marche ?Avant de partir, je vous laisse méditer ces deux citations toujours du même philosophe du XXe.
On n'a pas la même perception du temps selon les "species", c'est ce qui fait que je peux passer la main entre toi et moi comme ça, par ce que pour l'oxygène, une seconde, c'est peut-être dix secondes, et pour le béton, une seconde, c'est peut-être un millième de seconde...
Parce ce qu'on a créé une réalité, et dans notre réalité, on a inventé le temps : les 24 heures, les 365 jours par an. Ce qui est bien ! Comme ça on sait que quand je marche de ma cheminée au living-room et que je marche de ma cheminée à ma fenêtre, ça prend 10 secondes mais pour l'oiseau, ça prend une seconde et pour l'oxygène zéro seconde !
— JCV —
Bonne semaine (en temps humain à peu près normal). Voyage voyagec'est ce qui vient de passer à l'instant sur Bayern 1 o_O
Je vais de surprise en surprise... 04/06/2006L'Univers, comment ça marche ?Vous voulez savoir ? Alors c'est bien simple. Un philosophe du XXe le décrit à merveille :
Le monde est composée de flèches (ou flesh ?) et de molécules, et d'électricité, comme le Big-Bang tu vois, et tout ça, ça forme l'univers.
— JCV —
Méditez cette pensée profonde, et passez une bonne nuit. PrivilègeUn des points positifs de mon boulot-à-moi-que-j'ai, c'est de pouvoir visiter un peu du pays, se promener un peu en Europe, voire plus loin, au gré des conférences, des congrès, des réunions.
Certaines collaborations nous font voyager régulièrement. Grâce au même consortium, il y a eu
et aussi
ou encore
Demain, et pour une semaine, ce sera Nice.
Je ne connais pas encore. Tant mieux. 03/06/2006Deux trois choses que je garderai d’iciNon, je ne suis pas parti. Pas encore, mais ça viendra. Dans six mois, un an, deux ans. Pour où ? Je ne sais malheureusement pas encore, ça ne dépend pas que de moi. Pour le moment, j’habite ici. J’habite ici, mais je n’y vis pas vraiment. Mon cœur est ailleurs. Pourtant, c’est agréable, je ne le nie pas. La région me plaît. Même si mon allemand est plus que limité ; j’ai déjà trop à faire à tenter de baragouiner une tentative de globish tous les jours au boulot. Et de parler français avec les gens que j’aime, les gens qui comptent. Au téléphone, par mail. Ici ou ailleurs.
Je n’ai pas la bosse des langues, ce n’est pas neuf. Il me faudrait beaucoup la travailler ; les travailler. Pas le temps, le courage. Parfois l’envie, mais pas la flamme suffisante pour m’y tenir.
C’est dommage, certes.
On me le reprochera. Tu as vécu un, deux, trois ans en Bavière et tu ne parles pas vraiment allemand ?
C’est ainsi. Toutefois, je ne partirai pas les mains, du moins l’esprit, vide(s).
Je sais déjà certaines des choses que j’aurai apprises à apprécier ici et qui me manqueront.
La ponctualité des transports en commun. Et la ponctualité, de façon plus générale. Je sens que je suis devenu encore moins tolérant sur le sujet.
Au niveau alimentaire, les bretzn et autres pains similaires. Ca semble être un parfait cliché, et pourtant… Si les bières belges restent pour moi la quintessence de la Bière, j’apprécie ici la Weissbier et plus spécifiquement les dunkel Weissbier. Je ne trouve pas la charcuterie allemande très intéressante, pourtant sortent du lot les Weisswurst qu’elles soient munichoises ou à rôtir…
Et bien sûr les piscines. Quel bonheur ! 3.30€. 3h. On nage, puis on se détend, on se laisse porter par le courant, on bulle, on jacuzzise, on vaporise… L’hiver sous la neige, de nuit, c’est un plaisir rare.
02/06/2006o-e-lié ou e-dans-l'oCe matin, je devais écire un texte, en mode texte et en français. J'ai été amené à écrire coeur, ou plus précisément, dans un excès de rigueur, je voulais écrire cœur et non pas coeur. J'utilise donc l'inutile touche "windows" de mon clavier qwerty reprogrammée en touche "compose". Je tape donc COMP-o-e ... rien. J'essaie en capitales, pas mieux. Je tente COMP-a-e ... æ ; COMP-o-c ... © ... Diantre, où est donc passé mon e-dans-l'o ?
En cherchant de l'aide sur Internet, j'ai découvert que les caractères œ, Œ et Ÿ étaient absents de la norme iso-latin-1 pour des raisons assez surréalistes (voir par exemple l'article de 1996 de M. Jacques André ici, trouvé via cette page). Moi, je trouve cette histoire plutôt dingue (même si cet oubli volontaire est réparé avec l'iso-latin-15).
J'ai fini par contourner mon problème.
Et si j'arrive à faire des œ, Œ et Ÿ en écrivant un mail sous Thunderbird ou en remplissant un formulaire sous Firefox, mes braves éditeurs de texte Xemacs, Kate (et consorts) refusent de réagir à COMP-o-e (même en spécifiant un encodage latin-15).
Si quelqu'un a une idée, je suis preneur (pour linux).
01/06/2006TentationJ'avais décidé de ne plus rien prendre à la machine à cochonneries. Promis, juré. Croix de bois, croix fer.
Hier j'ai craqué pour un classique Ritter Sport ("Quadratisch - Praktisch - Gut" ; au passage on notera avec intérêt l'ordre des qualificatifs).
Aujourd'hui je suis passé devant la machine, et j'ai vu ça :
Je me suis senti obligé de goûter...
Z'avez les mêmes au pays ?  |