31/05/2006Vous voulez immatriculer une galère ?Alléluia !
J’ai pu déclarer mes revenus 2005. Ce n’était pas gagné d’avance.
En effet, je n’avais – et n’ai toujours – pas reçu ma déclaration ni pré-remplie ni pas pré-remplie ni simplifiée ni compliquée.
Rien. Nada. Nichts. Que tchi.
Je ne m’en fais pas trop, puisque je vais télédéclarer. Je suis un homme moderne. Et un homme avec une vie suffisamment simple pour qu’elle rentre dans les cases. Enfin en général.
Dimanche, je m’y attèle donc.
Première étape, obtenir un certificat, le sésame du Trésor.
Alors il me faut...
Mon numéro fiscal... J’ai.
Mon revenu fiscal de référence 2004... J’ai.
Mon numéro de télédéclarant figurant sur la déclaration 2006 des revenus 2005, euh bah non j’ai pas justement.
Qu’à cela ne tienne, je récupère celui de l’an passé (pour ceux qui ne suivent pas celui qui figurait sur la déclaration 2005 des revenus 2004).
Ca aurait été trop beau ça ne marche pas.
Qu’à cela ne tienne (bis), dans un mail du mois de mars, la DGI (parce que oui moi la direction générale des impôts m’envoie des mails. Ces sont des gens modernes aussi) me dit que je peux obtenir mon certificat avec mon numéro de télédéclarant de 2005 (pour les revenus de 2004) – justement je l’ai – et mon revenu fiscal de référence de 2003. (vous suivez ?)
Ca aurait été trop beau, ça eut peut-être marché, mais ça ne marche plus.
Donc pas d’alternative, il me faut ce nouveau numéro qui est sur la déclaration jamais reçue.
Je sais bien que j’ai changé d’adresse, qui plus est à l’étranger, mais j’ai fait toutes les démarches en octobre, le centre des impôts et le trésor ont mes nouvelles coordonnées. La preuve, je reçois bien leurs gentilles autres lettres me demandant des sous.
Je leur envoie donc un mail (je suis un homme moderne) pour leur demander ce numéro sans lequel je ne peux rien…
Pas de réponse.
Je cherche à les joindre par téléphone.
Impossible. Pas de réponse.
Je demande à mon correspondant-fiscal-résidant-sur-le-sol-français-à-moi-que-j’ai (c'est-à-dire mon père...) si par le plus grand des hasards, ce n’est pas lui qui l’aurait reçu.
Non évidemment, il me l’aurait dit.
Il se propose d’appeler mon centre des impôts pour moi.
Saisi d’un doute je cherche sur internet (oui oui je suis un homme moderne) le numéro du téléphone de mon CDI.
Et constate que ce n’est pas le numéro que j’avais, numéro relevé sur la déclaration de l’an dernier.
Je comprends mieux pourquoi personne ne me répondait.
Comme quoi ça sert d’être un homme moderne relié au ouèbe.
Mais bon, ce matin, tout s’est dénoué.
J’ai reçu un mail avec mon numéro.
J’ai pu obtenir mon sésame.
J’ai rempli mes devoirs citoyens.
Tout va bien !
Mais, chose curieuse, j’ai appris que je n’aurais pas pu l’obtenir par téléphone, ce numéro, alors que ça ne pose pas de problèmes par mail.
Ils sont un peu trop modernes en fait.
30/05/2006Silence, ça pousseLa jardinière de mon balcon se transforme doucement en microjardinet.
Je ne sais pas si j'ai la main verte, mais pour le moment aneth, thym, ciboulette et persil sont sortis...
Je crois que je vais pouvoir avoir des herbes fraîches pour les petits plats cet été...
kikiva en profiter, hein ? ^^ 29/05/2006Service MétéoJe ne voudrais pas donner l'impression de parler de la pluie et du beau temps, mais tout de même !
Il y a une semaine, on frôlait les 30°, les Biergarten nous tendaient les bras.
Aujourd'hui, outre le fait que la pluie était de la partie, le mercure n'a pas daigné dépasser 10° ; en rentrant ce soir, je regrettais (presque) ne pas avoir de gants.
Je sens qu'à ce rythme il va neiger sous peu... 28/05/2006Un dimanche ordinaire8h – „Das ist 8 Uhr“ au radio-réveil – Je n’aime pas mettre le réveil le dimanche, mais aujourd’hui pour plus de sûreté nous l’avons mis, décollage oblige.
8h30 – Le café passe, le petit-déjeuner se prépare.
9h – au téléphone, « Bonne fête Maman »
10h – tnÅ, pour plus de tranquillité réserve sa place en ligne sur le site d’Air France.
Le site nous signale que tnÅ n’a pas de vol prévu ce jour. Inquiétude.
Nous retrouvons son dossier électronique sur internet. Surprise, la place de tnÅ est réservée sur le vol de 7h10 demain matin. Vérification faite, le billet que nous avons dans les mains est bien prévu sur le vol de 13h. Seconde vérification : le vol de 13h est annulé.
Nous décidons donc de nous rendre dès maintenant à l’aéroport pour voir de quoi il en retourne.
Malheureusement, le dimanche, le moyen le plus rapide pour se rendre à l’aéroport depuis mon humble demeure inclus dans le parcours 4 km de marche à pied pour récupérer le S-Bahn idoine.
Forcément il pleut.
10h20 – Nous bravons la pluie et partons.
10h40 – La pluie redouble d’intensité, nous sommes trempés.
10h52 – Nous arrivons à la gare et tentons de nous sécher un minimum. Je constate que les revues mises dans mon sac dans la perspective d’agrémenter mon retour sont à l’état de papier mâché.
11h04 – Départ du S-Bahn. A la minute prévue, comme d’habitude.
Nous résumons la situation :
AF doit trouver un vol pour faire rentrer tnÅ rapidement. Dans le cas contraire, à moins de dormir à l’aéroport ou de prendre un taxi demain matin, il n’est physiquement pas possible de prendre le vol de 7h10. Dans les deux cas, cela nécessitera compensation. Sans compter que 7h10, c’est aussi l’heure à laquelle tnÅ doit prendre son train matutinal quotidien. Partir demain matin de Munich, c’est aussi l’empêcher de travailler demain.
11h20 – Arrivée à l’aéroport. Direction terminal 1D.
11h25 – Les comptoirs d’embarquement sont calmes. Quatre sont ouverts. Personne n’attend. On nous signale qu’effectivement, tnÅ a bien été reporté sur le vol de 7h10 et que si cela ne convient pas, il faut aller au guichet de vente.
11h27 – Aux guichets de vente – comme c’est étrange – il y a la queue. Enfin, un peu, mais ça n’avance que trèèèès lentement. Sans compter qu’ils sont moins nombreux qu’à l’enregistrement (on se demande pourquoi…). Le premier met dix bonnes minutes à repartir avec un billet. On apprend par ailleurs que le vol est annulé en raison d’une grève du personnel technique, et que, du fait, aucune compensation n’est à espérer.
12h15 – On finit par arriver à un guichet. L’hôtesse propose un vol via Düsseldorf avec Lufthansa départ 15h45, permettant d’arriver à Paris avant 19h. tnÅ ne tergiverse pas et le prend. La demoiselle édite le billet à la main (oui, la tireuse est également en grève).
12h18 – Direction Terminal 2.
12h25 – Enregistrement.
Une bonne chose de faite.
12h30 – Restauration : nos ventres commençaient à crier famine.
13h00 – tnÅ et moi partons à la recherche d’un bloc de papier ou d'un cahier et d’un crayon pour qu’il puisse travailler un peu dans l’avion (les avions).
Eh bien ce fut épique.
Trouver de la lecture n’est pas un problème, mais du papier…
Lire doit être une activité de voyageur, écrire non.
On a fini par trouver notre bonheur au bureau de poste, dans l'autre terminal.
14h00 – Café.
15h00 – Séparation au contrôle de sécurité.
15h22 – Départ du S-Bahn de retour.
15h36 – Arrivée à la gare. Il fait un grand soleil. Je rentre tranquillement. Le chemin trempé de ce matin est parfois complètement sec.
16h10 – Retour à la maison.
Il est 19h10. Normalement tnÅ est arrivé avec 10 minutes d’avance si j’en crois les sites web des aéroports ; je pense – j'espère – que, malgré un retard sur le premier vol, il n’a pas raté sa correspondance à Düsseldorf.
Il reste une question non résolue :
Comment une grève ne peut-elle affecter qu'un seul vol ?
Pour finir sur les points positifs, on pourra dire que :
1) J’ai pu profiter de la présence de tnÅ quelques heures de plus ;
2) tnÅ connaît maintenant l’aéroport de Düsseldorf. Grâce à Air France.
Air France, l'autre moyen de découvrir l’Allemagne.
Réflexionou plutôt constatation de tnÅ.
Hier à la piscine :
– Nordbad, c’est pas très Nestlé.
C’est pas fort en choupinous.
Aujourd’hui à l’aéroport :
– C’est mieux ici, il y a plein de choupinous.
Malheureusement, ils sont habillés…
(On ne peut pas tout avoir)
24/05/2006RévolutionJ'ai failli assister ce matin à une révolte, plus précisément en être victime.
Ils comptaient probablement profiter de mes manques de réflexes matutinaux.
Mais je l'ai matée dans l'œuf cette rébellion avortée, en remettant sur le rail tout ce petit monde. Qui plus est sans violence, sans casse, sans énervement, sans heurt.
Je suis assez fier de moi, car ils avaient réussi leur coup il n'y a pas si longtemps et le retour à l'ordre ne s'était pas fait sans difficulté.
Autrefois je n'avais pas de problème.
Je pense que la surpopulation est la cause de ces frictions.
Il va falloir supprimer –ou au moins évacuer– les éléments inutiles, qui gênent les autres dans leur tâche.
J'ai toujours pris Alain Rémond à la rigolade. Et pourtant il a raison.
Méfiez-vous de vos cintres.
23/05/2006Deux tiers de troisConséquence assez naturelle de mon expérience de ce matin, la journée fut fort peu productive.
Conclusion : je ne remplirai pas les objectifs que je m'étais fixé pour la fin de la semaine.
Et la fin de la semaine, c'est demain ; car s'il y a bien un point positif à vivre dans ces contrées catholiques, ce sont les jours fériés.
Programme de demain soir :
prendre la direction de l'aéroport ;
attendre l'avion ;
Retrouver tnÅ.
Du moins si la SNCF et son personnel, la RATP et son personnel, ADP et son personnel, Air France et son personnel sont d'accord.
Vivement demain soir ^^ Proverbe (improbable)"Qui a du mal à s'endormir le soir
Aura du mal à se réveiller le matin."
Vérifié expérimentalement aujourd'hui...
(Comme si j'en avais besoin.) 21/05/2006Eurovision, c'était hierBon d'accord, tout le monde le sait, d'aucuns s'en réjouissent, l'armée du Mordor vainquit.
Soit.
Après tout, ce n'est pas très original, Xena la guerrière le fit avant eux.
Alors que retenir du Concours 2006 ?
Pour moi, avant toute chose, deux chansons :
Tout d'abord "Lejla" par Hari Mata Hari pour la Bosnie-Herzégovine qui habitait totalement sa chanson. Un des rares a m'avoir fait frissonner. A tout de même fini troisième.
Ils auraient pu gagner cette année. Cela aurait été une belle occasion de voir un événement international se dérouler à Sarajevo. Dommage.
Ensuite "Alvedansen" par Christine Gulbrandsen pour la Norvège. On aurait dit une déesse nordique, une reine elfe, descendue nous voir. Enchanteur.
Ils ont terminé dans les choux.
Il y a eu les rigolos de service, les Lituaniens, avec leur chanson au second degré, "We are the winner", qui j'en suis sûr pourra être recyclée pour le mondial...
Quelques chansons sympathiques par ailleurs, à différents degrés : le retour de Carola, 15 ans -déjà- après avoir battu (enfin si on veut) Amina ; une chanson grecque calibrée pour l'eurovision au millimètre, même si la chanteuse en a fait des tonnes, elle pouvait prendre aux trippes ; une ballade irlandaise classique (beaucoup trop classique) ; un contry-club allemand qui se laissait gentiment écouter... (plus quelques autres qui n'avaient pas passé la demi-finale...)
Il y avait une petite française (née en Provence ???), visiblement très impressionnée, qui a fait ce qu'elle a pu avec une chanson franchement pas terrible (mais qui n'a pas fini dernière, en recevant miraculeusement 5 points dont 3 du jury monégasque (pas de vote populaire dans la principauté !) , qui n'en avait donné aucun à la France l'an passé).
Sinon rien de nouveau sous le Soleil : Chypre a donné 12 points à la Grèce (la réciproque fut évidemment vraie en demi) ; les pays de l'ex-Yougoslavie ont voté entre eux (ce qui a aidé un peu la Bosnie pour ne pas me déplaire cette année), de même pour l'ex-URSS, la France et l'Allemagne ont donné leurs 12 points à la Turquie, Andorre à l'Espagne et Israël à la Russie.
Parce que, au final, s'il y a un intérêt aux votes "populaires" par téléphone, c'est celui-là : permettre au spectateur d'avoir, lors de la remise des points, une petite leçon de géopolitique (même si c'est -presque- toujours la même)...
On notera toutefois un joli symbole relevé par tnÅ :
la Turquie a donné ses 10 points
à l'Arménie.
Un début ?Ca me tente depuis quelques temps déjà.
Mais quelque chose me bloque. La fénéantise, probablement. Oh, des idées j'en ai parfois. De là à les concrétiser...
Et puis... parfois je me dis que pour vivre heureux, il faut vivre caché.
De plus, ai-je des choses intéressantes à raconter ? Non, clairement.
D'un autre coté ça ne gêne pas grand monde.
Alors je vais faire un test.
Juste un petit test pour voir.
Sans garantie.
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