Fitz

21/07/2008

21/07/08 - 09:03

De retour de vacances, déjà au boulot.
Le temps de trier les photos et vous aurez droit sous peu au jeu annuel du qu-avons-nous-visité.

03/07/2008

03/07/08 - 17:39

Aviez-vous plus de chances qu'un autre d'être pédé ?

Samedi, jour de la Gaypride à Paris, on pouvait lire sur Rue89 un article intitulé Comment reconnaître un homo (sans son disque de Dalida) ?. Cet articule rapporte les recherches pas forcément actuelles sur l'origine de l'homosexualité.

Sont rapportés quatre facteurs indépendants qui paraissent augmenter la probabilité d'être pédé. Je cite:

1) Avoir beaucoup de grands frères
2) Etre gaucher
3) Avoir une implantation capillaire qui donne aux cheveux un mouvement dans le sens inverse des aiguilles d’une montre
4) Un gros zizi

Force est de constater que je n'avais aucun facteur à risque.
1) Je suis l'aîné, d'une (unique) sœur qui plus est.
2) Je suis un vrai droitier pur jus, complètement gauche de ma senestre. Peut-être pour me branler, éventuellement ; mais est-ce que ça compte ?
3) Là encore je suis totalement banal et mes cheveux tournent dans le sens horaire. Notons que ce point a encore besoin d'être étudié correctement, de gros doutes sur le protocole agitent les experts, semble-t-il.
4) Et pour finir je suis désespérément normal ; on ne peut plus dans la norme. Plus normal que moi, tu meurs. Sur ce dernier point, en fait, il s'agit simplement des études de Kinsley dans les années 30 à 60, où les mesures étaient prises par les sujets de l'étude eux-mêmes. Il est amusant de voir que le centimètre en plus qui apparaît dans cette moyenne correspond bien au centimètre en plus (en moyenne) que tout pédé trouve normal d'ajouter sur son profil...

L'article met surtout en avant le fait que les recherches actuelles privilégient la piste de l'inné, mais en écartant la piste (purement) génétique et favorisant la piste hormonale de l'environnement utérin.

"Si l'homosexualité était génétique, elle aurait disparu, remarque finement William Saletan dans Slate". Ce raisonnement me semble un peu primaire ; l'homosexualité ne rend pas stérile jusqu'à preuve du contraire ; des homos – hommes ou femmes – qui ont des enfants naturels ne doivent pas être si rares, surtout si on compte tous les homos refoulés ou qui mènent double vie. Et quand bien même, si on imagine un truc un peu complexe sur plusieurs gènes récessifs, je suis sûr que statistiquement, ce n'est pas nécessairement voué à disparaître.
Il y a sûrement d'autres arguments plus convaincants que celui-ci pour écarter le gène.

Inné ou acquis.
Je ne sais pas ce qui est le mieux.
Que souhaitez-vous pour les futurs petits pédés ?
Des centres de rééducations ?
Ou
Des pratiques eugéniques ? (traitements génétiques, hormonaux, ou ce que la science trouvera)

On en est encore bien loin certes.
Il n'empêche...
Si j'avais à travailler dans ce domaine, je pense que je serais face un dilemme.
D'un côté le désir féroce de comprendre.
De l'autre la peur d'ouvrir une boîte de Pandore.
Ce ne serait pas Los Alamos, mais tout de même...

02/07/2008

02/07/08 - 21:26

Une

Une solitaire au fond du plat. Celle que personne n'ose jamais prendre.
Soit parce que c'est suspect*, il en reste une, pourquoi personne n'a encore pris celle-ci, elle doit être différente, avoir un problème, un vice de forme.
Soit parce que personne n'ose. J'en ai déjà pris, peut-être que quelqu'un n'en a pas encore eu, je m'en voudrais à vie d'ôter le pain de la bouche aux truies.

Mais les quatre-vingt-dix autres ont disparu dans des estomacs.

Ou peut-être aurai-je dû en faire une de moins ?


*suspect, ne pas confondre avec lèche-cul**
**Jeu de mot pourri offert gracieusement par la maison ; je me suis aperçu que ça manquait de cadeaux ici, alors je vous gâte.

02/07/08 - 16:13

APN

[édité : la 1ère moitié du post avait disparu, je viens juste de m'en apercevoir, ça devenait un peu décousu du fait...]

Puisque demain je deviens vieux et étant donné que mon appareil photo a rendu l'âme à Nuremberg pour Pentecôte, j'ai décidé de m'offrir un nouveau joujou vendredi avant de partir en vacances.

Je voudrais un appareil type compact, polyvalent, qui fasse de belles images en extérieur comme en intérieur, en particulier dans des endroits peu lumineux comme des musées. Je voudrais que la prise en charge automatique soit bonne (bonne balance des blancs, bon rendu des couleurs) : je ne veux pas avoir à retoucher toutes les photos avec gimp ; mais je voudrais qu'il m'offre des libertés de réglages manuels quand je le veux. Je voudrais la possibilité d'avoir un grand angle : 35mm reste souvent trop long pour prendre en photo des monuments sans recul. Par-dessus tout ça, un appareil si possible assez réactif et d'utilisation facile.

Je suis un peu difficile, peut-être.
Une semaine que j'épluche les tests.
Je n'ai pas trouvé l'appareil idéal.

J'arrive à 2 appareils à un peu moins de 300€

1) Panasonic DMC-FX35
2) Fuji FinePix F100fd

Le premier possède un excellent grand angle, mais une dynamique pour la focale plus réduite (25–100mm contre 28–140mm).
Le Fuji possède un meilleur traitement du bruit , une meilleure montée en ISO, et donne de meilleurs résultats à faible luminosité. En revanche, la balance automatique des blancs semble parfois aléatoire et il offre un moins bon rendu des couleurs.
Le Panasonic semble avoir une interface plus facile et agréable, mais un écran LCD plus brillant et donc moins pratique au soleil et il est un peu moins rapide que le Fuji.

J'hésite...

Je suis ouvert à toutes suggestions.
Si je passe à côté de quelque chose ou si j'ai raté un modèle qui pourrait me convenir mieux, n'hésitez pas à me le dire d'ici vendredi !

01/07/2008

01/07/08 - 22:53

Quatre-vingt-onze

C'est le nombre de gougères que je viens de confectionner pour la petite fête au labo de demain. Petit fête informelle pour les 50 ans de sa création.
Barbecue à 17h (oui on est en Allemagne, ça se voit...) ; on est sensé amener des entrées, salades, desserts, gâteaux... pour accompagner tout ça, avec la contrainte de préparer une spécialité de son pays d'origine pour qu'on ne se retrouve pas avec 100 fois la même chose...
Du coup j'ai pensé aux gougères. C'est bien bourguignon, et ça peut s'emmener en pique-nique.
Je crois que je n'en ai plus (ou quasiment) préparées depuis mon pot de thèse.
Je viens d'enfourner la dernière tournée, après avoir commencé la préparation à 20h15, quasiment en rentrant du boulot.
Verdict du goûteur (bibi lui-même) : mal rectifié la salaison...
Tant pis, maintenant c'est fait !

Forcément avec le four en plein été, je crève un poil de chaud dans mon appart.
C'est le prix à payer : il faut souffrir pour essayer de faire croire qu'on est pas si asocial que ça.

C'est pas tout ça, mais maintenant, j'ai faim.
Il faut que je me prépare quelque chose...

25/06/2008

25/06/08 - 20:40

Pfff

Ce soir quel que soit le vainqueur, je sens que ça va être le bordel dans la rue.

Font chier, les footeux...

23/06/2008

23/06/08 - 23:27

Rendez-vous passage d'Enfer (entre autres)

Plus de dix jours que je suis revenu de Århus. Je n'ai pas grand chose à dire sur le Danemark malheureusement ; pas eu le temps de vraiment m'imprégner.
Sinon dire que, effectivement, les nuits sont plus courtes, ce qui ne serait pas gênant si les fenêtres avaient des volets ou de vrais rideaux. De ce point de vu, c'est comme en Allemagne.
Et, quitte à paraître vénal, j'avais oublié qu'être envoyé en mission hors de la zone euro, mine de rien, avec les frais de change et autres commissions, ça me coûte des sous. Payer pour travailler...

Le voyage m'aura permis en revanche de lire le dernier opus de Claude Izner, romancière à quatre mains, pseudonyme des sœurs Liliane Korb et Laurence Lefèvre, que j'avais acquis à Pâques sans encore avoir eu le temps de m'y plonger. Ce Rendez-vous passage d'Enfer nous entraîne dans le Paris de la fin du XIXe siècle à la suite de Victor Legris, libraire de son état et limier amateur, et son acolyte Joseph Pignot. Ce 7e opus est sans doute le plus décevant. Ca tourne un peu en rond, on a déjà des impressions de déjà-lu.
Comme d'habitude, le rythme n'est pas particulièrement soutenu, malgré le nombre de cadavres qui jonchent les pages du roman ; mais ce n'est pas le problème. L'intrigue est, j'ai trouvé, moins riche que d'habitude. Bien sûr, il y a une belle brochette de personnages improbables assez plaisante à imaginer ; je ne pus m'empêcher de sourire à l'évocation d'un dénommé Max Oreille, grand admirateur de Marc-Aurèle et de ses Pensées pour moi-même dont il abreuve ses comparses (comme quoi la réalité rejoint parfois la fiction).
Plaisant, oui, mais ça prend mal ; peut-être trop superficiel. Il manque un nœud d'intrigue profond qu'on retrouvait dans les précédentes histoires.

Mais, ce que je reproche surtout, c'est l'évolution des personnages. La relation entre Joseph et Victor s'est clairement détérioré, du coup leur tandem en pâti et les ressorts de l'enquête également.

Bien sûr, il reste la description de Paris en cet an de grâce 1895, toujours intéressante et bien emmenée, même si j'ai trouvé une certaine tendance au name dropping gratuit : la description de la soirée de soutien à Oscar Wilde, emprisonné outre-manche, ne semble surtout être un prétexte à établir un annuaire du tout-Paris artistique du moment.

Il n'empêche, je lirai le prochain volume, l'an prochain ; et après la rue des Saints-Pères, le Père-Lachaise, le carrefour des Ecrasés, les Enfants-Rouges, les Batignolles, la Villette, le quartier d'Enfer, je me rendrai à la Butte-aux-Cailles.
Je suis assez fidèle aux auteurs qui m'ont apporté quelque chose :
des personnages que j'aime bien et que j'aime retrouver (moteur d'une littérature populaire), et le sentiment d'avoir appris quelque chose ou celui d'avoir quelque chose à méditer.
Or, le XIXe siècle m'est à peu près inconnu.
On ne l'apprend pas à l'école. Souvenez-vous du lycée ou du collège.
Napoléon est déporté à Sainte-Hélène ; puis on retrouve l'Europe en 1914 : une poudrière, une France sous une IIIe République, amputée, remplie de Français prêts à bouffer du Schleu.
Entre temps ? Rien. Ou plutôt si : il y a eu la révolution industrielle.
Mais politiquement, ce ne sont pas les cours d'Histoire à l'école qui m'ont appris ne serait-ce que le second empire, la raclée de 70, ou encore moins la Commune.
La première tentative d'état communiste. Révolte fondatrice s'il en est.
Peut-être ne nous l'enseigne-t-on pas parce qu'il s'agit surtout d'un parisianisme ; mais j'ai des doutes.
Je crois que j'ai plus appris sur les profondes cicatrices qu'a pu laissé la Commune et sa répression grâce au Léopard des Batignolles que je ne l'avais fait avant.
Mais pas seulement ça : sur le scandale de Panama, le spiritisme, l'anarchisme, la condition des femmes et l'avortement, entre autres.
Pour cela, je les en remercie, et je reste fidèle.


A mon prochain retour en France, en juillet, j'irai m'acheter le dernier Fred Vargas dont je ne manque plus les sorties, sachant que je prendrai plaisir à me plonger dans un univers policier cotonneux où je me sens bien.


En attendant, je relis La petite Marchande de prose. A chaque fois que je me replonge dans ce roman ou dans La Fée carabine ou Aux Bonheur des ogres, je jubile et je prend un pied monstre. J'aime bien retourner picorer dans les romans que j'ai déjà lus, relire des passages que j'ai aimés. Il est assez rare que je refasse une lecture intégrale. Avec ces trois-là en revanche, pas de problèmes, je saute à pieds joints et Pennac m'emmène à l'orgasme.
Un orgasme masturbatoire, certes ; plutôt le fruit d'une masturbation à deux, où on se laisserait totalement aller sous les doigts experts de l'autre.
J'aime la smala Malaussène. Benjamin, Julius, Clara, Jérémy, Thérèse, le Petit, Julia, Verdun, C'Est-Un-Ange...
J'aime l'écriture de Pennac. Franche, Gourmande, Jouissive.
Comme la bonne cuisine.

08/06/2008

08/06/08 - 12:47

Newton

.../...

Et c'est comme ça que je suis tombé sur un animé en 13 épisodes (format très standard) qui date de 2000–2001, adapté d'un manga, référence du genre, édité entre 1996 et 2002.
Je dis référence car c'est un rare titre à être traduit et publié en France. Le manga est donc licencié en France et doit se trouver ou se commander dans les bonnes crémeries je suppute.
Pour l'animé, je ne sais pas. J'ai vu une version sous-titrée par des fans. Je ne peux juger de la qualité de la traduction, mais il y a toujours un gros effort pour faire comprendre par exemple les jeux de mots (qui ont l'air d'arriver facilement en japonais !).

Le Titre ? Gravitation

Je vous avais mis le générique et quelques captures d'écran jeudi.
Avec Gravitation on est en plein dans le yaoi, puisque le thème principal de la série est une romance entre le bouillant Shindo Shûichi*, chanteur d'un groupe de pop (non non, je ne vous raconte pas Embrasse-moi Lucile que vous regardiez il y a 20 ans sur la Cinq), Bad Luck, qu'il a fondé avec son ami d'enfance Nakano Hiroshi, et le taciturne Yuki Eiri, écrivain à succès dont sont raides dingues toutes les femmes du pays de 7 à 77 ans, autant pour ses romans que pour son physique.

Mais Gravitation, c'est plus que cela. C'est souvent drôle. On est parfois dans la caricature et ses excès assez courant dans les animations japonaises (si vous comprenez pas ce que je veux dire, comparer par exemple le même personnage dessiné à 2 s d'intervalle sur les captures n° 8 et 9). Là où dans le théâtre de boulevard, les portes claquent, ici on défonce joyeusement les murs, et on (du moins Shûichi-kun...) aime se déguiser (en chien, chat, valise, pile électrique...).
C'est excessif parfois, certes, mais jamais vraiment lourd.

L'humour et les excès sont là pour contrebalancer des aspects plus sombres et pesants de l'histoire, en particulier le passé de Yuki (au passage, le passé lourd, trouble ou oublié d'un personnage est un thème assez fréquent dans plusieurs histoires que j'ai vu).

Gravitation est donc joyeux, drôle, tendre, émouvant, servi par des personnages souvent attachants et hauts en couleur, aussi bien K., le manager psychopathe adepte des armes à feu, que Sakano-san l'hyperémotif producteur.

Bien sûr, il ne faut pas être allergique à la J-pop, omniprésente, qui sert plutôt bien l'histoire.
L'animation quant à elle est tout à fait correcte, malgré les faiblesses et facilités lors des scènes de concert, ce qui est un peu frustrant. Chose curieuse, dans les premières minutes du premier épisodes, il y a de très fréquentes insertions de plans réels (et non dessinés) ; c'est assez perturbant. Peut-être un moyen pour montrer qu'on glisse doucement du réel à l'imaginaire? Allez savoir...

J'ai trouvé le titre très bien choisi. La première fois que j'ai regardé la série, j'ai eu cette impression de deux corps se tournant l'un autour de l'autre, comme sous l'effet de la gravité, qui se rapprochent et qui s'éloignent, mais dont les orbites sont sans cesse perturbées par des astres errants, des tiers corps rendant la prédiction des mouvements impossible ; on attend fébrilement de voir si les deux corps vont se séparer irrémédiablement, se rapprocher au point de se détruire ou finir sur une orbite à peu près stable.

Certains passages sont un peu elliptiques, et j'ai dû regarder la série deux fois pour être sûr de tout comprendre. De même la fin est un peu précipitée ; du genre, oups il nous reste 10 min pour tout caser, on expédie...

Malgré ces détails, dans ce qui j'ai vu récemment en terme de yaoi/shonen-ai, Gravitation est un coup de cœur que je revendique sans honte.
Ca fait du bien, ça me met du baume au cœur dans ces moments de solitude loin de tnÅ.
Que demande le peuple ?


Pour les accros, il y a un OAV, produit un peu avant la série (en 1999), mais qui se déroule plus tard dans le temps (ce qui conduit à de petites incohérences). La charte graphique est un peu différente et l'animation d'un peu moins bonne qualité, en particulier les scènes de concert plutôt ratées, mais une bande originale du même acabit que la série.

*Je garde l'ordre traditionnel : nom puis prénom...

07/06/2008

07/06/08 - 23:42

J'avoue.

Voilà, il faut que je vous dise.
Il y a à peu près un an, j'ai fait une découverte.
A la base, soyons franc, je cherchais des variations, des supports différents pour me rincer l'œil faire travailler mon imagination en vue des longues soirées d'automne et d'hiver à venir. Je cherchais des dessins, des BD.
Et petit à petit, de fil en aiguille, j'ai atterri dans le monde du yaoi.
Je connaissais le terme, je savais qu'il y avait des trucs pédésexuels là-dessous.
Mais je ne pensais pas débarquer dans un tel microcosme.
Une véritable micro-société.
Il faut aussi que je vous prévienne tout de suite les copains, c'est monde presque exclusivement féminin. Le yaoi est à la base dessiné par des femmes, pour les femmes.
Je dis yaoi, mais en fait ça englobe aussi les shōnen-ai et toutes histoires incluant une surabondance de bishōnen (c'est-à-dire de beaux jeunes hommes au physique plutôt ou carrément androgyne).
Dans cette micro-société, les filles se passionnent pour des amours masculines. Cela va de la romance où le plus subversif passage vous montrera un baiser volé, aux relations charnelles qui peuvent être simplement suggérées ou totalement explicites.

Ces histoires se présentent sur plusieurs supports : des mangas, des animés, voire des jeux vidéos. Il y a bien sûr des adaptations de l'un à l'autre. Tel jeu ou telle bande dessinée peut se retrouver adapté en animé par exemple.

Comme je le disais, c'est un monde de filles, et ça se voit dans le contenu.
Les relations suivent généralement des stéréotypes très forts.
Dans un couple de garçons, il y aura systématiquement d'un côté un passif soumis et de l'autre un actif dominant. L'équivalence passif et soumis est très forte. De fait, vous n'aurez jamais de couple versatile. Les rôles sont définis et non interchangeables. On est dans le paradigme hétéro. Même dans le dessin, la façon dont les corps sont entremêlés évoque bien souvent un rapport homme-femme et seule l'absence de poitrine permet de faire le distinguo.
La lectrice doit pouvoir s'identifier au jeune amant fougueusement pris par son amour éternel. Oui, car il y a une seconde constante, à l'instar des mœurs de la Grèce antique, le passif est presque systématiquement le plus jeune, bien souvent un étudiant ou un lycéen...

Les histoires sont remplies de jamais, de « juré », de toujours.
Parfois, c'est mélodramatique, parfois ça se termine bien.

J'ai donc essayé de comprendre ce milieu. Je suis curieux. Je m'y suis faufilé pour le meilleur et pour le pire.

Une question que je me pose – et qui reste partiellement sans réponse – est de savoir qu'est-ce qui poussent des jeunes femmes à se passionner pour le yaoi et ses amours homosexuelles. Pour y répondre, je ne peux m'empêcher de faire le parallèle avec les films pornos hétéro (qui sont en général bien plus fait pour les hommes que pour les femmes, hein) : il est fréquent de voir des scènes lesbiennes dans ces productions ; quand un mec s'occupe de deux nanas, il n'est pas rare que ces deux demoiselles se caressent, s'embrassent ou se broutent le minou. Par contre quand une armada de messieurs se met sur une fille, curieusement, ils ne se touchent même pas (la pudeur probablement). On montre une relation lesbienne factice pour exciter un homme hétéro ; de la même manière, on montre une relation gay irréaliste pour titiller une femme hétéro.

Mais revenons à nos histoires yaoi.
Un de mes problèmes au début a été d'essayer d'évoluer dans un milieu japonais et son code de bienséance, ne pas se perdre dans les utilisations des san, kun, sama, sampai et autre sensei voir simplement de l'usage des noms et prénoms. Je suis toujours surpris par deux amants qui s'appellent par leur nom de famille, et qu'au bout de 6 mois l'un est fou de joie parce que l'autre l'a appelé par son prénom... Il y a tout un contexte culturel à apprivoiser pour un béotien comme moi qui ne connaît le Japon qu'à travers les sushi-bars bon marché pullulant à Paris...

Si le sujet n'est pas varié, il y a plus de diversité dans la narration.
Les histoires sont tantôt dramatiques, tantôt simplement sensibles, d'autre fois drôles.
Certaines histoires sont tendres et douce, là où d'autres mettent franchement mal-à-l'aise par leur violence sexuelle : il n'est pas si rare qu'un nœud d'intrigue soit une histoire d'incestes (plutôt entre frères), de viol, voire de viol sur mineurs...
Bien souvent l'auteur cherche à atténuer la violence morale que peuvent contenir certaines scènes en situant l'histoire dans un monde magique ou fantastique...
Il faut savoir slalomer et éviter ce qui nous choquent.

Une fois pris ses repères, il y a certes pas mal de déchets et de choses sans beaucoup d'intérêt, mais j'ai pris, je l'avoue, parfois beaucoup de plaisir (et rien de sexuel, là ; n'allez pas tout salir, bande de pervers) à découvrir certains bandes dessinées et certains dessins animés.
La plupart du temps, les droits n'ont pas été rachetés en France et n'existe donc qu'en VO à l'import. Donc pour en profiter il faut lire et comprendre le japonais... Du coup, de véritables réseaux de groupes de passionnées (oui, je me répète, c'est un milieu de filles) qui scannent et traduisent les mangas ou sous-titrent les animés. J'imagine que ce sont des loisirs chronophages qui nécessitent une réelle passion. Je reste stupéfait par le travail que produit ces équipes...

.../...

05/06/2008

05/06/08 - 20:34

Humeur du moment en guise d'accroche

Demain ou ce week-end, on apprendra que Fitz est la réincarnation d'une midinette, qu'il en a gardée la naïve sentimentalité fleur bleue et son goût immodéré pour l'eau de rose.
Et que plus ça va, pire c'est...

Un indice en musique et en image...





cliquez pour agrandir

05/06/08 - 20:14

Dernières nouvelles

J'ai passé un week-end à circuler en France.

Dimanche soir à Paris pour pouvoir rentrer à Munich lundi aux aurores, voir tnÅ, lui souhaiter un joyeux anniversaire, et profiter de lui quelques heures une dernière fois avant juillet.
Dimanche dans la journée, j'étais dans ma Bourgogne quasi-natale pour fêter en petit comité les 60 ans de ma môman. Oui je sais c'est pratique ma mère et mon homme ont leur anniversaire le même jour : si je pense à l'un, je pense à l'autre (et vice-versa).
Samedi, journée passée dans la banlieue de Lyon pour la communion d'un cousin (oui j'ai 20 ans d'écart avec ce cousin germain). Lyon que j'ai rejoint le vendredi soir depuis Paris.
En effet, vendredi j'étais à Paris pour une réunion de dernière minute (ça a foutu un peu le bordel dans mes billets d'avions et de trains et de fait des frais supplémentaires... enfin...).
J'avais quitté Munich jeudi soir. Les choses étant parfois bien faites, ce passage imprévu à Paris m'a permis de voir mon Christophe préféré, qui se trouvait aussi être monté à la capitale, RG oblige ;-)
Nous avons donc mangé un morceau ensemble, tous les trois, dans ce petit restau du 19e, cette adresse de Yann que j'ai découvert il y a quelques semaines grâce à Alain qui m'avait convié à participer à une petite sauterie avec des gens (des pédéblogueurs, à une exception près) que j'aime bien. L'endroit est toujours aussi étriqué (même si cette fois nous n'étions pas 11 sur une table de 6) et les desserts toujours aussi copieux.

C'est pas tout ça, j'ai un poster à finir : dimanche, je décolle pour Billund et passe trois jours à Århus. A moi les blonds Vikings puissants et dénudés ! hum hum...

27/05/2008

27/05/08 - 22:03

Biergarten

Aujourd'hui pour lutter contre la chaleur et profiter des 32° à l'ombre (c'est pas à Toulouse qu'il fait un temps comme ça, hein ;-) ), rien de tel que de profiter de la Gemütlichkeit bavaroise ; et qu'est-ce qui symbolise mieux cette douceur de vivre que le Biergarten.

Alors hop, dès 17h, on file à l'anglaise avec les allemands vider quelques Maße à l'ombre des marronniers.
J'ai été sage, j'ai bu une bière et demie seulement*. De Weißbier.
Oui, on m'a offert un Schnaps aussi.
Mais force est de constater que je ne résiste que moyennement à l'alcool...
Bien qu'influençant néfastement les capacités érectiles — qui ne sont pas remplacées par la capacité à pouvoir pisser 1'30 non stop, c'est rigolo, ok, mais on se lasse c'est humain — je crois que si je n'étais pas aussi costaud du surmoi (ou du ça, je ne sais pas trop), je ferais des câlins à tout le monde (il est beau, tout le monde il est gentil).
Mais bon je sais me tenir.
Et puis ça se dissipe assez vite, c'est dommage...


*Après réflexion, 1,5L de Bière à 5,5°, on se rapproche d'une bouteille de vin finalement...

24/05/2008

24/05/08 - 22:42

La Finale

Voici quelques commentaires à la volée tiré de mes discussions avec tnÅ sur meuseuneu.

Marja qui fait l'ouverture
– Elle fait bien la femme forte au milieu de son harem de blondasses !
– Très dominatrice d'après JPG.


Royaume-Uni
– Aux fraises les anglais
– disco revival
– C'est moi ou au début c'était moyennement juste ?

Albanie
– Là non plus parfois c'est pas très juste...
– C'est dommage parce que la chanson est bien. Elle doit manquer un peu de maturité et de technique.
– De maturité probablement. Le souffle est court. On l'entend respirer.

Allemagne
– Elles ne sont pas au point sur la choré les teutonnes !!
– Et pas que sur la choré ! :)
– C'était pour pas enfoncer le clou...
– Mon Dieu que c'est poussif.

Arménie
– Ah oui, l'appel à la prière en intro.
– Et après les Arméniennes du Bois de Boulogne font de la retape.
– Et niveau choré du sous-Ελενα...

Israël
– Franchement, s'il a pas une tête à se faire prendre par tous ses danseurs à la fin du show...
– C'est exactement ce que j'étais en train de me redire.
– C'est sympa quand même.
– Oui.

Pologne
– L'arrivée de Céline Dion
– Qui est passée sur le billard encore plus que la vraie !


Islande
– Tiens, Paul Oscar aux paroles !
– Oui c'est la tendance : j'ai participé à l'Eurovision, j'écris des paroles...
– Lui il peut participer à la partouze, il sera très bien dans le rôle du petit blondinet islandais.

Portugal
– Ils n'ont jamais réussi à se qualifier depuis l'instauration des demi-finales. Le pays qui attend sa victoire depuis le plus longtemps.
– Elle la chante mieux que jeudi je trouve, ce soir ça a de la gueule.
– Putain oui j'en ai des frissons.
– Je me aperçu que j'avais arrêté de respirer à partir de la moitié de la chanson.

Suède
– Chantez juste le refrain, svp.
– Elle a le même chirurgien que les vampires de Buffy et que notre Turque préférée.
– C'est vrai qu'on s'emmerde pendant le couplet. Ils ont répété la choré eux.

France
– J'espère une tôle monumentale.
– Ouf, c'est fini.

Azerbaïdjan
– Dans la série ridicule...
– Les anges castrés...

Grèce
– Piouuu que c'est longuet. Elle a pris les même cours que l'Arménienne...

Espagne
– Eux aussi ils sont bien servi...

Serbie
– Verdict ?
– Bien !!!!!

Russie
– Il s'est coincé un doigt le Russe ?
– Bon c'est officiel, je déteste.


Mes faveurs vont dans l'ordre au Portugal, la Roumanie, le Danemark, la Serbie, la Croatie, l'Albanie et Israël.

Bon ça va finir : Grèce ou Russie. Je vais aller me coucher.
minuit : c'est plié : la Russie.

22/05/2008

22/05/08 - 20:29

2nde demi-finale

Aujourd'hui seconde demi-finale que je regarderai sur internet, grâce à ESC-TV, puisque la NDR la diffusera en différé à partir de 0h45 seulement.
En France c'est sur France 4 que ça se passe ; si vous n'avez pas la TNT (comme tnÅ...), il reste internet.

La France va pouvoir voter cette fois.
En plus, ses candidats favoris sont dans sa demi-finale : elle va pouvoir donner ses 12 points à la Turquie (qui passera) et 10 au Portugal (en l'absence de Monaco, mais ça ne suffira pas, probablement).

Comme mardi, je tâcherai de faire mes commentaires au fur et à mesure...

1 Islande Une chanson dance assez entraînante pour commencer. Ca met dans le bain.
2 Suède Un refrain entraînant dans la tradition de la pop suédois à l'eurovision. Mais il manque un petit truc en plus au liant.
3 Turquie Ils ont sorti les guitares électriques pour un truc rock très quelconque. Mais ils devraient aller en finale.
4 Ukraine Un truc rythmé assez chiant.
5 Lituanie Un blues chanté façon Le temps des cathédrales, en assez faux. Allez savoir, ça aurait peut-être pu me plaire si c'était moins braillé. Insupportable.
6 Albanie Une balade eurovisionesque que j'aime bien. Même s'il manquait quelque chose dans l'interprétation. Un souffle. J'espère qu'elle aura l'opportunité de la rechanter en finale.
7 Suisse De l'italien pour les suisses. Ca commence comme un slow tendre ; ça accélère comme il faut. Efficace. Moi j'adhère. L'an dernier, avec les vampires de DJ Bobo, ils étaient dans les favoris, mais ils n'avaient pas passé les demi-finales. Voyons ce qu'il en est cette année.
8 République tchèque Soupe quelconque, j'ai déjà oublié après 10s.
9 Biélorussie "Hasta la vista, baby" dit-il. Dans la lignée de la chanson de l'an dernier.
Je ne sais pas si c'est un problème de sonorisation, mais j'ai l'impression que beaucoup chantent faux.
10 Lettonie Des pirates nous vendent un truc boum-boum assez entêtant. Hi! Hi! Hey! Hi! Hi! Ho!. Ca rentre dans la tête...
11 Croatie Les Moldaves avaient sorti la grand-mère, les croates ont sorti papi (qui finit même par faire du scratch avec un gramophone !?!). Plaisant comme les ex-yougoslaves savent le faire, mais ne m'a pas enthousiasmé comme le Lejla des bosniaques il y a deux ans.
12 Bulgarie Un truc qui cherche son style...
13 Danemark Sympa, sans prétention. J'achète.
14 Géorgie Elle se répète un peu : peace will come, peace will come... Elle a raison, mieux va la méthode Coué pour ce genre de vœu. Sinon la chanson ? un peu répétitif...
15 Hongrie J'avais beaucoup aimé leur blues de l'an passé. Cette fois, une balade. Mais je ne rentre jamais vraiment dedans.
16 Malte C'est pour nous inciter à boire ? Trop de boumboum. J'y suis hermétique.
17 Chypre Chanson en grec avec un titre en français qui sert de leitmotiv... Pas rentré dedans du tout.
18 Macédoine écouté d'une oreille distraite...
19 Portugal Sympa, mais il manque quelque chose – ou alors il y a quelque chose en trop...

Voilà, j'en ai soulignées 10 que je garde ; mes faveurs vont à la Suisse, l'Albanie, le Danemark, la Suède, la Croatie, la Géorgie et le Portugal. J'ai rajouté la Turquie, la Hongrie et la Lettonie.

En gras, ceux qui accèdent à la finale.
Ouin, ils ont tué mon petit Suisse...

Bonne nuit et à Samedi.

20/05/2008

20/05/08 - 20:56

Première demi-finale

Voilà, ma télé est allumée sur la NDR (Norddeutscher Rundfunk) pour suivre la 1ère demi-finale de l'eurovision.

Pour la première fois, et pour faire face au grand nombre de participants, deux demi-finales sont organisés, seul le vainqueur de la précédente édition et les quatre plus gros contributeurs financiers à l'UER (Allemagne, Espagne, France et Royaume-Uni) sont qualifiés d'office.

Les 38 autres participants sont divisés en 2 groupes et se disputeront en 2 fois. Une fois ce soir, une seconde fois dans deux jours.

Pour chaque demi-finale, seuls pourront voter les participants et 2 (ou 3) des qualifiés d'office.

Chaque pays a obligation de diffuser la demi-finale à laquelle il participe ou est associé.

Pour l'Allemagne c'est ce soir.
Pour la France, c'est jeudi.

Je vais regarder, même si, à la différence de l'an passé, je n'ai pas été emballé par ce qui j'ai vu de ce qui nous sera proposé.

[21:00]Voilà das Grand Prix, c'est parti.
La salle est au 3/4 vide...

Réactions à chaud:

1 Monténégro Une petite soupe pas très relevée pour commencer. Voyons la suite.
2 Israël Retour dans quelque chose de plus classique après le déstabilisant "Push the button" de l'an dernier qui ne leur porta pas bonheur. Une chanson que j'ai trouvé très arabisante dans les sonorités, plus proche de ce que peut faire la Turquie. (le chanteur, je sais pas s'il est pédé, mais il est passif)
3 Estonie Un truc clownesque qui ressemble à rien. Sifflée par public...
4 Moldavie Dommage c'est parfois un peu faux, mais une chanson un peu intimiste qu'il faudra réécouter à tête reposé pour se faire une idée.
5 Saint-Marin Première participation. Sorte de pop italienne assez passe-partout.
6 Belgique Une fantaisie en yaourt rafraîchissante. Dommage qu'elle ait le souffle coupé...
7 Azerbaïdjan Un nouveau venu. Ils ont envoyé un ange castré pour commencer la chanson. Il y a aussi un démon sanguinaire. Simagrées fatiguantes.
8 Slovénie J'avais bien aimé leur prestation pseudo-lyrique de l'an dernier. Cette année, ça va, mais sans plus...
9 Norvège Ca aurait pu être mieux ça ne décolle jamais vraiment.
10 Pologne Elle devrait avoir son petit succès avec sa balade célindionesque.
11 Irlande La "fameuse" dinde irlandaise. Si les irlandais commencent aussi à faire n'importe quoi... Mais ça pourrait avoir la côte avec son rythme entraînant. Moi ça me saoule. Et puis la chanson qui dit votez pour nous, donnez-nous vos 12 points, c'est plus de première fraîcheur.
12 Andorre On nous la joue remix d'un tube raté des années 80...
13 Bosnie-Herzégovine Décalé. Un de plus (ça va finir par être la norme). Mais, mis à part un passage de 20s de n'importe quoi, ça ne m'a pas déplu, loin s'en faut.
14 Arménie Après un appel à la prière, ça s'enchaîne sur un très classique air pop-dance-arabisant.
15 Pays-Bas Du classique pour l'eurovision, mais normalement, ce sont les Grecs ou les Turcs qui chantent ça.
16 Finlande Surfe sur la vague Hardrock hallelujah. Bon OK...
17 Roumanie Décide d'investir la place laissée vacante il y a 10 ans par l'Italie. La balade italienne en duo par excellence. Efficace. Rien à redire, performance à la hauteur.
18 Russie Le retour du bellâtre au piano d'il y a 2 ans. Cette année il se roule par terre. Beaucoup moins emmené que ce qui l'avait mis sur la deuxième marche il y a deux ans...
19 Grèce Et une soupe avec un soupçon d'épice pour finir le dîner avec la classique chorégraphie je secoue mes nichons.


hé bien, ça va être difficile d'en choisir 10 !

Voilà, voté pour les Roumains...

Je souligne ma sélection (il a fallu se forcer pour en trouver 10 ; en se mettant avec tnÅ, on y est arrivé :-) ) et mets en gras les finalistes...

[23:00] c'est fini ! Bonne nuit.

Notes annexes:
Le réalisateur me donne mal au cœur...

18/05/2008

18/05/08 - 02:19

Discussion

On a parfois sur Internet des discussions qu'on aurait pas nécessairement eu dans la "vraie" vie. Par exemple, j'ai discuté cet après-midi avec une de mes contacts (depuis 2 ans au moins) de 76 ans de divers sujets :
– de la notion de temps (en physique et ailleurs),
– du sens de la vie et de la vanité de la recherche,
– des couilles du pape.

15/05/2008

15/05/08 - 09:23

Nürnberg

Nous étions donc à Nuremberg ce week-end.
Si pour certains Nuremberg évoque les grands petits orateurs criminels et harangueurs de foule ou bien les procès d'exception, j'avoue, en néo-bavarois, après 3 ans sur place, quand on me dit Nuremberg, je pense immédiatement à des petites sauces blanches aux herbes, qu'on mange avec un peu de Sauerkraut ou dans un Semmel, au Biergarten, arrosées d'un maß ou deux...

Maintenant, je pourrai dire que c'est une très jolie ville moyenâgeuse, très bien reconstruite après la guerre, animée, avec beaucoup de charme.

Pour ne rien gâcher, le soleil était de la partie.
Pourtant tout n'avait pas parfaitement bien commencé.
Nous perdîmes tout d'abord trois heures en arrivant, puisque nous dûmes improviser une visite inopinée chez un médecin pour tnÅ.
Mon appareil photo est tombé en rade tout aussi inopinément.
Manifestement, si j'en crois l'absence de cliquetis à la prise de vue, l'obturateur est bloqué, en position ouverte. Ce qui donne des photos complètement surexposées... Sauf s'il s'agit de photos d'intérieur sans flash (dans un musée par exemple). J'ai acheté un argentique jetable, on verra ce que ça donnera.

Nous avons dû amputer un peu nos objectifs en nous limitant à des promenades dans la vieille ville et à la découverte de ses monuments, le tout complété par une longue visite (4h) du Germanisches Nationalmuseum.
Nous n'avons pas été au centre de documentation du site de rassemblement du parti national-socialiste, situé en périphérie de la ville et qui est, parait-il, très bien fait et très instructif.
La grande place du marché était là pour nous rappeler que la persécution des juifs de date pas d'hier, puisqu'elle se tient où se tenait le quartier juif rasé en 1349 au cours d'un pogrom où ont été brûlés les centaines de juifs qui y habitaient.

Pour alléger l'atmosphère, je peux vous toucher un mot de Flocke, à qui nous n'avons pas rendu visite (le zoo étant également hors de la ville). En revanche, nous n'avons pas échappé aux produits dérivés visibles dans tous les magasins ni aux grandes affiches en ville, la montrant, sans la nommer, si ce n'est en creux, par comparaison à Knut l'ourson berlinois devenu grand (Knut war gestern, Knut c'était hier, sous-entendu, aujourd'hui c'est Flocke) .

Si vous cherchez des idées pour un week-end, pensez à Nuremberg, il fait bon s'y promener.

14/05/2008

14/05/08 - 13:47

A lire

A lire sur Marianne en ligne, un éclairage citoyen intéressant sur certains textes de l'OCDE, la très influente organisation néo-libérale. Le décryptage des méthodes est instructifs.
D'un cynisme effrayant.

Le néo-libéralisme, ou la politique du catimini
par Catherine Kintzler.

13/05/2008

13/05/08 - 23:07

Pentecôte

Nous avons passé un week-end en amoureux tnÅ et moi.
Nous avons fait une petite escapade dans une très jolie ville qui vaut plus qu'un détour.
Où était-ce ?
Voici comme indice, une photo que nous avons prise dans les rues de la ville :


Knut war gestern


Facile, non ?

12/05/2008

12/05/08 - 23:13

L'âge du capitaine

J'aime beaucoup les petits jeux de logique.

Vous savez, les histoires où il faut faire traverser une rivière à une chèvre, un loup et des choux, ou un pont à un groupe de personnes plus ou moins rapides, les histoires de pesées et de faussaires, les histoires de pires et des pures – qui mentent toujours ou disent toujours la vérité – chers à R. Smullyan, les faux paradoxes comme celui de l'euro disparu.

Il y a une catégorie intéressante de jeux logiques, ce sont les métajeux, ainsi nommés par Smullyan, c'est-à-dire un jeu sur un jeu.

Un des plus célèbres est sûrement l'énigme des trois filles :

Deux vieux amis qui s'étaient totalement perdus de vue depuis des années se rencontrent dans la rue et discutent :
[...]
– Et je suis l'heureux papa de trois filles !
– Félicitations ! Quels âges ont-elles ?
– Comme je sais que tu aimes toujours les petits problèmes mathématiques, je vais te laisser trouver tout seul. Le produit de leurs âges vaut 36...
– Ce n'est pas suffisant pour que je trouve.
– Oui mais, vois-tu, chose amusante la somme de leurs âges donne le numéro de la maison en face dans la rue.
L'ami se retourne, lit le numéro, réfléchit quelques secondes et déclare :
– Désolé, je ne peux pas encore trouver leurs âges...
– Suis-je bête ! J'ai oublié de te dire que l'aînée est aussi blonde que sa mère !
– Maintenant je sais !

Quel est l'âge des filles ?


Si vous ne connaissiez pas, je vous encourage à réfléchir sur ce petit jeu, proposer vos solutions ; je reviendrai dessus plus tard.

Je disais donc en introduction que j'aime bien les jeux de logique.
Un peu dans le même esprit, enfant, en camp, j'aimais bien les énigmes qu'on se raconte au coin du feu ; non que j'étais spécialement bon, mais ça me plaisait bien.
Les situations sont souvent tirées par les cheveux mais bon...
Il y a peu je suis retombé sur un grand classique du genre :

Alphonse, agent secret, a été enlevé. Il a été assommé et lorsqu'il se réveille, après un temps qu'il n'arrive pas à déterminer, il se trouve seul dans une cellule sans fenêtre, n'ayant qu'un lit et un lavabo comme commodité. Bien qu'il n'entende rien et qu'il ne voit personne, Alphonse est rapidement certain qu'il est très loin de chez lui.

La question est : pourquoi en est-il convaincu ?

Connaissez-vous la réponse ?

Mais ce qui m'intéresse n'est pas directement la réponse à cette énigme.
Non. Si vous connaissez/trouvez la réponse, savez-vous pourquoi la réponse à cette énigme est fausse ?

 

L'image de la bannière et celle de l'avatar ont été créées d'après une illustration de M. Whelan sur la couverture de "l'Assassin du roi" (R. Hobb, France Loisirs Ed.).
Les photos sont de moi, sauf mention contraire.

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